Népal

Dans le Népal rural, de nouveaux centre d'accouchement sécurisent la grossesse et l'accouchement

Image de l'UNICEF
© UNICEF Népal/2010/UKhadka
Kali Bohara (à droite), 21 ans, avec son garçon nouveau-né et sa mère dans leur village de Humla, (Népal), où le bébé a vu le jour dans un nouveau centre d'accouchement appuyé par l'UNICEF.

Par Ashma Shrestha Basnet

HUMLA, Népal, 25 Mai 2010 – Le district de Humla, dans la partie montagneuse du nord-ouest du Népal, est l'un des endroits les plus isolés de la planète. Il s'agit d'un territoire que sa dureté rend magnifique mais aussi difficile pour les populations qui y habitent. Elles ont peu accès à la nourriture, à l'enseignement et aux établissements médicaux et connaissent par conséquent souvent de grandes difficultés.

Mais la vie s'améliore lentement pour l'un des groupes les plus exposés aux risques de Humla : les femmes enceintes et les nouvelles mères. Grâce à un programme de santé maternelle appuyé par l'UNICEF, les femmes qui accouchent dans les villages isolés de Humla  - des femmes qui autrefois, se seraient retrouvées sans accès aux soins de santé indispensables – disposent aujourd'hui de possibilités nouvelles et courent moins de risques.

Rendre l'accouchement plus sûr

Simikot, la plus importante localité de Humla, est seulement accessible à pied ou avec un petit avion. Situé à environ cinq heures de marche de Simikot, se trouve le village de Thehe, où on peut seulement se rendre par un étroit sentier pédestre en haut de collines abruptes. La vie dans le village est difficile. La faim, la malnutrition et un mauvais assainissement sont des problèmes quotidiens.

  Malgré les graves risques encourus, les femmes de Thehe ont accouché chez elles pendant des générations. Aujourd'hui, de plus en plus de femmes enceintes mettent au monde leurs bébés dans un centre d'accouchement moderne mis en place l'an dernier dans le village par l'UNICEF.

Kali Bohara, 21 ans, est l'une des nombreuses femmes de Thehe qui ont accouché chez elles de leur premier bébé. « J'étais aidée par ma belle-mère et d'autres femmes qui font partie de ma famille, » se souvient-elle. « Les douleurs que j'ai subies étaient très grandes et ont duré deux jours. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF Népal/2010/UKhadka
A Humla (Népal), Kali Bohara (à droite) est assise avec son nouveau-né, son fils aîné (au centre) et différents membres de sa famille.

Une lueur d'espoir

Cependant, pour mettre au monde son second enfant, Kali Bohara s'est rendue au nouveau centre de santé. L'accouchement s'est déroulé avec l'aide d'une sage-femme qualifiée et une bénévole de sa communauté, toutes deux formées pour rendre les accouchements plus sûrs et assurer des soins prénatals et néonatals. 

« On m'a emmenée de toute urgence au centre de santé après le début des premières douleurs de l'accouchement et on s'est très bien occupé de moi, » dit Kali Bohara. « C'est bien plus propre et il est plus facile de mettre au monde un bébé au centre d'accouchement. »

Accoucher chez soi est profondément enraciné dans la culture et les traditions du pays. Des sages-femmes qualifiées n’assistent qu’à environ 19 pour cent des naissances au Népal. En outre, des études récentes montrent que dans le district de Humla, le nombre de naissances assistées est inférieur à la moitié de la moyenne nationale avec seulement 9 pour cent de femmes accouchant avec l'aide d'une sage-femme qualifiée.

Soucieux d’améliorer cette situation, l'UNICEF a appuyé l'installation de 12 centres d'accouchement à Humla et assuré la formation de sept sages-femmes qualifiées. En outre, une formation de « préparation à la naissance » a également été donnée à tous les militants locaux, aux femmes bénévoles qui travaillent comme agents sanitaires locaux et aux animateurs de village du district afin de les aider à sensibiliser la communauté aux problèmes de santé de la mère et du nouveau-né. 

Accouchements réussis

« Depuis que le centre d'accouchement a été mis en place, tous les accouchements du village de Thehe s'y sont déroulés, » dit Sabita Buda, une sage-femme qualifiée. Jusqu'à présent, il y a eu au centre plus de 40 accouchements.  

Le gouvernement du Népal apporte aussi son aide à l'opération en apportant le financement destiné à couvrir les frais de transport des nouvelles mères quand elles regagnent leurs foyers dans les régions isolées après avoir donné naissance à leur bébé au centre d'accouchement. 

« Nous offrons nos services 24 heures sur 24, » dit Sabita Buda en parlant du centre de Thehe. « Nous avons là tous les infrastructures de base et nous pouvons traiter une grande partie des complications qui risquent de se produire pendant l'accouchement. »


 

 

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