Mali

Au Mali, l'UNICEF développe les soins de santé de base pour les enfants et les femmes

NEW YORK, États-Unis, 13 décembre 2011 – Le vrombissement d'une moto annonce l'arrivée des agents de santé dans un village isolé du district de Kayes, au Mali. Ils amènent le matériel médical indispensable à la survie des communautés privées d’un accès facile aux soins de santé.

VIDÉO : un reportage de l'UNICEF sur le développement des soins de santé de base pour les enfants et les femmes afin d'atteindre les plus vulnérables au Mali. Produit par Bob Coen.  Regarder dans RealPlayer

 

Un groupe d'enfants et de femmes les attendent déjà, faisant la queue sur les deux côtés d'une route de village poussiéreuse dans la perspective de la livraison des vaccins et du reste du matériel médical.

Des  agents sanitaires bénévoles locaux, des habitants du secteur à qui a été confiée la tâche de s'occuper des besoins médicaux de leur communauté, attendent aussi. Ils administreront des vaccins et des suppléments en vitamines aux enfants du village et feront connaître aux familles la conduite à tenir en matière d'hygiène et de nutrition.

Ensemble, ces agents sanitaires et ces bénévoles représentent les maillons essentiels d’une chaîne de prestations conçue pour lutter contre les taux de mortalité infantile et maternelle au Mali qui figurent parmi les plus élevés du monde.

VIDÉO (en anglais) : le Dr Rownak Khan, spécialiste de la santé à l'UNICEF, s'entretient de l'élimination du tétanos maternel et néonatal.  Regarder dans RealPlayer

 

Étendre la couverture de santé
 
Dans le pays, pour la majorité, obtenir des soins de santé de base est une tâche fastidieuse et parfois impossible ; moins de la moitié de la population vit à moins de 5 kilomètres d'un dispensaire. Les conséquences de cette insuffisance d'infrastructures sont terribles : le Mali a le deuxième taux le plus élevé du monde en ce qui concerne la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes ont une probabilité  sur vingt-deux de mourir à cause de leur grossesse. 

Mais un programme de l'UNICEF, mis en place par le Ministère de la santé, est à pied d'oeuvre pour développer les soins de santé de base destinés à ceux qui en ont le plus besoin.

« Aujourd'hui, avec la vaccination, nous avons trouvé des moyens d'apprendre à la population de faire ce qu'il faut et d'améliorer leur santé », explique Mamby Diakate, un agent sanitaire bénévole. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un agent de santé administre des gouttes de vaccin anti-polio à un bébé dans le district de Kayes, au Mali.

Protection des mères

Alors que Mamby Diakate et d'autres bénévoles administrent des vaccins aux enfants rassemblés, une infirmière s'occupe des femmes enceintes du village, effectuant des examens prénatals et distribuant des suppléments de fer et des moustiquaires imprégnées d'insecticide.

Une telle attention portée à la grossesse est essentielle. Les complications obstétriques ne sont que trop communes, un résultat de l'incidence élevée au Mali du mariage précoce et de la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E).

Pour faire face à ces problèmes, des débats publics et des programmes de changement de comportement aident les communautés à reconsidérer les traditions qui leurs sont préjudiciables. Les agents sanitaires informent aussi le public de l'importance des examens prénatals et leur parlent des aides à l'accouchement.

Les femmes enceintes sont encouragées à se rendre dans les dispensaires locaux quand il est temps d'accoucher. Là, un personnel médical qualifié peut garantir que les femmes et leurs bébés reçoivent une prise en charge appropriée et peut traiter les complications potentielles. Ces dispensaires offrent aussi  une prise en charge prénatale pour les femmes enceintes ainsi que des tests de dépistage du VIH anonymes et gratuits.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Une jeune mère et son enfant dans la district de Kayes, au Mali.

Amélioration de la survie de l'enfant

Les habitants des villages sont aussi encouragés à amener leurs enfants malades dans les dispensaires locaux. La majorité des enfants admis dans ces dispensaires sont atteints de paludisme, le responsable principal des décès d'enfants au Mali. Cet éventail plus large de soins de santé, associés à la fourniture d'eau potable et l'apport d'informations sur la façon correcte de se laver les mains et d'utiliser les latrines, a eu un effet immense sur la survie de l'enfant.

« Avec le opérations que nous avons mises en place, particulièrement le traitement gratuit des cas de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, nous avons pu réduire de façon importante le nombre de décès liés au paludisme », déclare le Dr Sinaga, de l'Hôpital régional de Kita.

Ceci n'a pas échappé à l'attention de Mariam Kieta, 20 ans.

Elle est en train de se remettre de son accouchement dans le service maternité peint en bleu vif du dispensaire de Kayes. « Je viens ici depuis que j'ai eu mon premier enfant », raconte Mariam Kieta en berçant sa fillette qui vient de naître en bonne santé. « On s'est bien occupé de moi et je n'ai jamais eu de problèmes ».


 

 

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