Indonésie

L'UNICEF en Indonésie appuie les efforts de préparation à une pandémie de grippe

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonésie/2009/Estey
Au cours d'un atelier de simulation d'une pandémie de grippe à Tana Toraja, en Indonésie, un groupe thématique de consultation discute des moyens d'aider les femmes et les enfants à se préparer à faire face à la situation d’urgence provoquée par la grippe.

Par Suzanna Dayne

DJAKARTA, Indonésie, le 7 mai 2009 – Le Bureau de l'UNICEF en Indonésie appuie une série d'ateliers de simulations pour aider le pays à  faire  face à une éventuelle pandémie de grippe.

Le programme avait été lancé dans le cadre de la campagne nationale contre la grippe aviaire. L'Indonésie est l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire dont le virus, avaient prévenu les experts, pourrait muter  dans le futur et entraîner une pandémie. Mais personne ne savait quand ni où l’épidémie allait se déclarer.

A présent, avec la flambée de la Grippe A (H1N1) dans plus de 20 pays à ce jour, la préparation à la pandémie ne devient que trop réelle.   
 
Une série d’ateliers
La plupart des gens ont du mal à imaginer l’impact de la pandémie. Mais avec la propagation rapide du H1N1, les résultats sont clairs : des  populations mises en quarantaine à Hong Kong, par exemple, de même que des écoles fermées au Mexique et dans d’autres pays.   

Ces développements sont suivis de très près par tous ceux qui participent aux efforts de préparation à la pandémie en Indonésie. 
 
Ce programme, financé par l’Agence canadienne de développement international,  comprend neuf ateliers organisés à travers le vaste archipel indonésien. Les participants viennent de divers secteurs du gouvernement, notamment les communications, le transport, la sécurité, l’énergie, l’alimentation ainsi qu’un groupe spécial centré sur les femmes et les enfants. 

La coordination nationale est primordiale
Les experts ont prédit que la pandémie surviendrait en vagues au cours de plusieurs mois. Parmi les questions auxquelles les participants aux ateliers doivent faire face, on peut noter : quelle sera la quantité de nourriture à fournir aux familles ?  Il y aura-t-il suffisamment de main d’œuvre pour permettre le ravitaillement continu en eau et en gaz ? A quel moment faudra-t-il fermer les écoles et quelles informations aura-t-on besoin de communiquer aux communautés ?

« Je ne connaissais pas vraiment grand chose sur les effets d’une pandémie avant cet atelier », affirme Maryam Magdelena de l’Organisation pour la promotion des femmes de la Papouasie de l’Ouest. « Je ne m’étais pas rendu compte à quel point la grippe pouvait être aussi mortelle. Nous devons réellement planifier la manière d’apporter un appui aux femmes et aux enfants, en cas d'épidémie, de façon à réduire le nombre de victimes. »

Un atelier final, plus tard ce mois-ci, amènera des participants sélectionnés à travers le pays pour tester la coordination nationale. L’Indonésie est à la quatrième place dans le monde, en termes de nombre d’habitants, et la coordination est primordiale pour minimiser l’impact de quelque pandémie que ce soit.  

 « Etre préparés sauvera des vies »
L’UNICEF contribue également à la sensibilisation du public, en étroite collaboration avec le gouvernement et les médias. Ceci se traduit par la production d’affiches et de pamphlets qui contiennent des messages pour prévenir la grippe. Ce matériel est envoyé aux écoles à travers tout le pays. Une annonce à l’intention du public est en cours de préparation ainsi qu’un feuilleton pour radiodiffusion.     

 L’alerte déclenchée par l’Organisation mondiale de la Santé est à la phase 5, le stade qui précède immédiatement la pandémie. «  Que ce soit le H1N1 qui amène le monde à ce stade ou, plus tard, un autre virus, il n’y a aucun doute que le fait d’être préparé sauvera des vies » a déclaré le Dr Anne Vincent, Chef du programme Survie et développement de l’enfant au Bureau de l’UNICEF en Indonésie.


 

 

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