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Pourquoi est-ce que des millions d'enfants et de femmes meurent ?

Image de l'UNICEF
© UNICEF ChildInfo.org
Mortalité des enfants en bas de cinq ans par cause: Groupe de référence pour l'épidémiologie de la santé de l'enfant (CHERG).

Dans les pays en développement, sept décès d'enfants sur dix sont imputables à un nombre restreint de causes principales : infections respiratoires aiguës (IRA), diarrhées, rougeole ou paludisme. Dans environ la moitié des cas, la malnutrition est un facteur de complications. Les carences en micronutriments jouent également un rôle : un enfant qui manque de vitamine A a par exemple un risque de mortalité supérieur de 25 %.

Ces maladies peuvent être évitées et traitées dans les communautés disposant de suffisamment de revenus, d'éducation, d'installations et de ressources naturelles : cependant, elles tuent de façon disproportionnée les plus démunis. En moyenne, un enfant issu des 20 % les plus pauvres de la population risque deux fois plus au moins de mourir avant l'âge de cinq ans qu'un enfant issu des 20 % les plus riches. Les régions les plus appauvries - généralement en milieu rural ­- ont peu ou pas du tout de centres de santé, ni de moyens de transporter les malades vers des centres médicaux. Environ 90 % des enfants qui meurent de ces maladies meurent chez eux, souvent sans que leurs familles aient cherché à obtenir des soins médicaux.

Les enfants les plus en danger n'ont également pas accès aux vaccinations systématiques. Deux millions d'enfants meurent encore de maladies qui auraient pu être évitées par des vaccins courants coûtant un dollar des États-Unis. Ils meurent faute de ne pas avoir été vaccinés contre la diphtérie, la tuberculose, la coqueluche, la rougeole et le tétanos. C'est également à cause de budgets insuffisants que de nombreux pays ne peuvent introduire de nouveaux vaccins essentiels, comme ceux contre l'hépatite B, l'Haemophilus influenzae de type B (l'une des principales causes de pneumonie et de méningite) et la fièvre jaune.

Au manque d'accès à des services et technologies essentiels s'ajoute le manque d'information. Les ménages et les communautés ne savent souvent pas pourquoi la vaccination est essentielle, ni comment reconnaître les symptômes d'une maladie ou quand consulter. L'éducation maternelle est à cet égard un facteur très important : une mère ayant été à l'école est plus à même de connaître, par exemple, les avantages de l'allaitement exclusivement au sein, de savoir comment traiter la malnutrition et la diarrhée et de connaître l'importance de la planification familiale. Pour de plus amples informations à ce sujet, consultez nos pages Éducation de base et égalité des sexes.

De nombreux enfants perdent leur mère du fait des complications de la grossesse et de l'accouchement. Dans les pays les moins avancés, le risque (sur toute la vie) qu'une femme enceinte meurt pendant la grossesse ou l'accouchement est de 1 sur 13, contre 1 sur 3900 en Europe du Nord. Encore une fois, ces décès peuvent, dans une très large mesure, être évités, mais dans les pays pauvres, de nombreuses femmes ne disposent pas de services obstétriques d'urgence de qualité ou n'ont pas les moyens d'y accéder.

Les enfants sont également de plus en plus menacés par la pandémie du SIDA. Ils sont toujours plus nombreux à mourir de cette maladie. En 2006, 2.3 millions d'enfants de moins de quinze ans vivaient avec le VIH/SIDA. Le nombre d'enfants ayant perdu leurs parents à cause du SIDA a atteint 15.2 millions en 2005, dont 80 millions en Afrique subsaharienne. Ces enfants sont généralement privés de soins élémentaires, moins souvent vaccinés, et risquent davantage de souffrir de malnutrition et de ne pas être scolarisés. Ils sont également plus vulnérables face aux principales causes de mortalité infantile, comme le paludisme. Pour de plus amples informations, consultez nos pages sur le VIH/SIDA .

Le manque d'accès à de l'eau salubre et une piètre hygiène et assainissement ont contribué aux décès de plus de 1.5 millions d'enfants chaque année par des maladies diarrhétiques. Des millions d'enfants souffrent d'infections intestinales causées par des parasites. Environ 2.6 millions de gens n'utilisent pas les installations d'assainissement améliorées, ce qui favorise également des maladies comme le choléra ou la diarrhée. Pour plus d'informations à ce sujet, consultez nos pages Eau, environnement et assainissement.

Les enfants meurent également à cause des conflits armés - qui ont fait plus de 2 millions de jeunes victimes au cours des dix dernières années. Les effets dévastateurs de ces conflits armés continuent également de tuer de nombreux enfants, qui meurent de malnutrition et de maladies. Les déplacements de population, qui se traduisent souvent par des conditions de vie peu hygiéniques, la perturbation des services de santé et l'interruption de l'approvisionnement alimentaire sont autant de facteurs contribuant aux épidémies et à la diarrhée. Les catastrophes naturelles et d'autres situations de crise provenant d'une mauvaise gestion environnementale peuvent avoir des effets similaires. Pour plus d'informations à ce sujet, consultez nos pages Protection des enfants.


 

 

Articles et données connexes

« Où et pourquoi est-ce que 10 millions d'enfants meurent chaque année ? ». Le premier article d'une nouvelle série de la publication Lancet sur la survie de l'enfant et d'autres informations apparentées se trouvent à Articles et données connexes.

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