Santé

Accélération des résultats en matière de survie de l’enfant

Image de l'UNICEF
© UNICEF Nepal/2008/Panday
L’agent communautaire bénévole Mathura Shahi examine des mères et leurs bébés dans un village reculé de l’ouest du Népal, où près de 50 000 femmes ont été formées à fournir des services et interventions essentiels aux femmes enceintes et aux enfants.

Les 20 dernières années ont été témoins de succès en termes de survie de l’enfant partout dans le monde grâce à l’élargissement de la couverture par des interventions efficaces de santé publique et à l’amélioration des performances économiques et sociales. Et pourtant, près de 9,7 millions d’enfants meurent chaque année. La majorité des décès d’enfants de moins de 5 ans est imputable à un petit nombres de maladies courantes, évitables et guérissables, telles que la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la malnutrition et les conditions néonatales, que ces fléaux frappent individuellement ou de manière conjuguée.

L’élargissement des interventions en cours est critique pour accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement consacrés à la santé des femmes et des enfants, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, qui regroupaient ensemble plus de 80 pour cent du total des décès d’enfants en 2006.

Interventions prioritaires en faveur de la survie de l’enfant
La clé des progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5, et de certains aspects des OMD 1, 6 et 7, consiste à atteindre tous les nouveau-nés et les enfants dans chaque district avec un jeu limité d’interventions prioritaires. Il a été démontré qu’un certain nombre d’interventions connues et d’un prix abordable, si elles étaient mises en œuvre complètement, pourraient prévenir 63 pour cent de la mortalité infantile actuelle.

Les interventions prioritaires pour la survie de l’enfant qui doivent être élargies relèvent toutes des secteurs suivants :

  • Soins aux nouveau-nés, compte tenu du cycle de vie et du continuum des soins ; 
  • Alimentation du nourrisson et du nouveau-né, y compris supplémentation en micronutriments et déparasitage ;
  • Administration de la vaccination maternelle et infantile et promotion de nouveaux vaccins ;
  • Prévention de la transmission (du VIH) de la mère à l’enfant (PTME) ;
  • Prévention du paludisme grâce aux moustiquaires traitées à l’insecticide et traitement préventif intermittent du paludisme ;
  • Prise en charge des maladies courantes de l’enfance et de la malnutrition aiguë sévère, y compris si possible au niveau de la gestion communautaire, en utilisant la stratégie de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PIME) ; 
  • Prise en charge et soins aux enfants exposés au VIH ou infectés par le virus

Au niveau des programmes et des politiques, il ne suffit pas d’élargir l’application de d’interventions groupées à bas prix qui ont fait leurs preuves ; encore faut-il s’attaquer aux barrières comportementales, institutionnelles et environnementales qui peuvent limiter l’accès aux services. Seule une connaissance approfondie de ces obstacles, ainsi que des stratégies qui permettent de les contourner, garantira le succès.

Unissons-nous pour les enfants
L’UNICEF s’est fixé pour objectif de faire participer tous les acteurs concernés – dans la communauté, au niveau national et de par le monde – de façon à ce qu’ils s’unissent pour obtenir les meilleurs résultats possibles pour les enfants. L’UNICEF coopère activement avec ses partenaires afin d’accélérer l’expansion de groupes intégrés, bien définis et scientifiques d’interventions bon marché et à fort impact en faveur de la survie de l’enfant. À cette fin, l’UNICEF conseille d’établir une communication plus vigoureuse avec les familles et les communautés afin d’améliorer les pratiques sanitaires et nutritionnelles ; de renforcer les capacités des services de santé de routine ; pendant les journées pour la santé de l’enfant, d’intégrer les activités de vaccination à d’autres interventions sanitaires et nutritionnelles telles que la vitamine A, le déparasitage, la surveillance de la croissance, la distribution de moustiquaires traitées à l’insecticide et l’éducation sanitaire et nutritionnelle.


 

 

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