Santé

Au siège de l'UNICEF, le partenariat "Faire reculer le paludisme" donne le coup d'envoi au rapport sur le paludisme en Afrique

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Le Dr Asha-Rose Migiro, Secrétaire générale adjointe de l'ONU ouvre le débat lors d'une table-ronde au siège de l'UNICEF sur la lutte contre le paludisme en Afrique organisée par l'UNICEF et le Partenariat "Faire reculer le paludisme".

Par Nina Martinek

NEW YORK, États-Unis, 19 avril 2010 – L'UNICEF et le partenariat Faire reculer le paludisme ont aujourd'hui donné le coup d'envoi au rapport sur le paludisme en Afrique, Africa Update, publié dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2010 et qui met en avant les progrès accomplis pour faire reculer en Afrique cette maladie mortelle transmise par les moustiques.

Les actions menées pour lutter contre le paludisme sur le paludisme s'accélèrent, affirme le rapport, mais davantage d'efforts et de ressources financières sont nécessaires. 

La table-ronde organisée à  l'occasion de ce lancement, qui s'est déroulée au siège de l'UNICEF, s'est ouverte par des observations préliminaires de la Secrétaire générale adjointe de l'ONU, le Dr Asha-Rose Migiro. « Je suis sûre que nous pourrons éradiquer le paludisme mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers, » a-t-elle dit. 

Un fardeau inacceptable

Toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme. En Afrique, la maladie est responsable d'environ un décès d'enfant sur six, faisant périr plus de 750 000 enfants par an et plaçant un fardeau inacceptable sur la santé et le développement économique. 

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S.A.R la Princesse Astrid de Belgique, Représentante spéciale de Faire reculer le paludisme, s'exprime lors de la réunion organisée pour de lancement du rapport sur le paludisme en Afrique.

Le paludisme est une maladie qui peut tuer en quelques heures. Mais il peut se soigner et peut être évité grâce à l'utilisation permanente de moustiquaires.
 
« Nous nous trouvons à un moment charnière dans la lutte contre le paludisme, » a dit Son Altesse Royale la Princesse Astrid de Belgique, la Représentante spéciale de « Faire reculer le paludisme ». « Nous devons observer les progrès et les réalisations et utiliser ces éléments pour lutter contre le paludisme et atteindre une couverture universelle en terme de moustiquaires imprégnées d'insecticide. »

Objectifs pour la santé et le développement

Parmi les personnalités participant au débat sur la lutte contre le paludisme, figuraient des représentants de l'UNICEF, du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, de l'Initiative présidentielle américaine contre le paludisme (PMI) gérée par USAID, du Programme mondial contre le paludisme de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Programme d'action contre le paludisme de la Banque mondiale.

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Parmi les personnalités participant au débat sur la lutte contre le paludisme, figurent des représentants de l'Initiative présidentielle américaine contre le paludisme (PMI), du Programme d'action contre le paludisme de la Banque mondiale, du Programme mondial contre le paludisme de l'Organisation mondiale de la Santé ainsi que du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

La participants ont débattu de ce qui devait être fait pour atteindre les buts en matière de prévention du paludisme définis par le partenariat Faire reculer le paludisme et spécifiés dans les Objectifs du Millénaire pour le développement.  

La lutte contre le paludisme est essentielle pour atteindre les OMD dans les pays les plus touchés d'Afrique. L'un des huit OMD est spécialement lié au paludisme tandis que six des objectifs ne peuvent être atteints qu'avec un contrôle effectif du paludisme déjà en place.

Défis financiers

Les opérations de lutte contre le paludisme se sont accrues en terme d'échelle durant les dernières années et le financement mondial est passé à 1,7 milliard de dollars en 2009. Les dons proviennent du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, de l'Initiative présidentielle américaine contre le paludisme (PMI) et de la Fondation Bill & Melinda Gates ainsi que d'autres bailleurs de fonds bilatéraux.

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L'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le paludisme, Ray Chambers, fait part des conclusions finales lors de la manifestation organisée par l'UNICEF et Faire reculer le paludisme.

Néanmoins, les fonds disponibles sont toujours bien loin des 6 milliards de dollars qu'on estime nécessaires à une lutte efficace en 2010.

Depuis 2000, la couverture en moustiquaires a été multipliée par dix dans 11 pays africains. Neuf autres l'ont multipliée par cinq. Des programmes innovants sont également en cours. La Zambie et le Sénégal, par exemple, on récemment adopté des visites médicales prénatales de routine dispensant des médicaments contre le paludisme convenant aux mères, une autre mesure de prévention destinée à faire reculer la progression de la maladie.

La couverture dans les autres pays reste faible. Au Nigéria, seulement 8% des foyers possèdent des moustiquaires bien que le Gouvernement ait prévu de distribuer environ 60 millions de moustiquaires d'ici la fin 2010 dans un effort de distribution sans précédent pour parvenir à une couverture universelle. 

Prévention et traitement

On lutte contre le paludisme de deux façons : en empêchant l'infection et en la traitant rapidement quand elle se produit.

L'utilisation régulière de moustiquaires continue d'être un moyen de prévention hautement efficace, réduisant l'ensemble de la mortalité infantile de 20 pour cent. Mais un diagnostic et traitement corrects du paludisme nécessitent des systèmes de santé acceptables et accessibles. 

Comme l'a dit le Directeur des programmes de l'UNICEF, le Dr Nicholas Alipui : « Les soins exigent des systèmes de santé plus robustes. Nous devons compléter ce que nous faisons par une vaste campagne d'information pour accroître les connaissances générales concernant la santé dans les communautés locales et dans les foyers. »

L'OMS a récemment réévalué  les directives concernant le diagnostic du paludisme pour permettre un diagnostic plus précis de l'infection.

Menaces

Même avec de meilleurs soins de santé, la résistance aux médicaments est une menace qui peut entraver la lutte contre le paludisme.

« Le paludisme est un parasite ancien qui a su déjouer nos pièges auparavant et nous devons conserver une longueur d'avance et investir dans les traitements de demain, » a expliqué le Dr Robert Newman, directeur du Programme mondial contre le paludisme de l'Organisation mondiale de la Santé. « Nous devons investir dans des dispositifs destinés à nous préparer à la résistance au traitement. Investir efficacement dans les tests de routine est essentiel. » 

Dans ses conclusions finales, l'Envoyé  spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le paludisme, Ray Chambers, a applaudi la prise de conscience de plus en plus nette en faveur de la nécessité de la lutte contre le paludisme. Le Président des États-Unis Barack Obama s'exprimera par l'intermédiaire de Twitter sur la maladie le 23 avril, date de la Journée mondiale contre le paludisme 2010, a-t-il annoncé. 


 

 

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