Santé

L'UNICEF et l'OMS présentent un plan d'action global pour combattre la pneumonie

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Un enfant de 18 mois en train de recevoir de l'oxygène à partir d'une bouteille à Basra, en Iraq. La pneumonie est la cause principale de décès chez les enfants de moins de cinq dans chaque région du monde.

NEW YORK, États-Unis, 2 novembre 2009 – Plus d'enfants meurent chaque jour de pneumonie que de n'importe quelle autre maladie. L'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé ont présenté un plan d'action global pour sauver des millions de vie  de cette maladie souvent mortelle.

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Le Plan d'action mondial pour prévenir et combattre la pneumonie (GAPP) a été rendu public lors du Sommet mondial de la pneumonie qui se déroule actuellement à New York.

En annonçant l'objectif du plan d'action – réduire de 65 pour cent d'ici à 2015 la mortalité imputable à la pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans – la Directrice générale de l'UNICEF Ann M. Veneman a déclaré : « Des interventions efficaces destinées à réduire la mortalité qu'entraîne cette maladie doivent être utilisées plus largement et mises à la disposition des enfants à risque. »

En lien avec la stratégie de préparation à la grippe

La pneumonie est une conséquence fréquente et grave de la pandémie grippale. Comme tel, le plan d'action demande aux responsables de la santé d'inclure de toute urgence les risques de pneumonie et la gestion des cas dans leurs stratégies de préparation à la grippe. Allant au-delà, le plan d'action prévoit l'application coordonnée d'un ensemble de procédures au niveau national.

 

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Une femme ramène chez elle son fils, âgé de 18 mois, de l'hôpital national pour enfants de Sindh, à Karachi, au Pakistan. L'enfant a passé presque un mois dans l'établissement pour être traité contre la pneumonie.

« Les pays devraient développer un plan national pour contrôler la pneumonie, ce qui exigera la formation d'une plateforme de coordination intersectorielle », a dit le Dr Mark Young, Spécialiste principal de la santé au sein de l'UNICEF.

La mise en place du plan aura de profondes conséquences, et pourrait sauver jusqu’à 5 millions d'enfants d'ici les six prochaines années.

Investir dans les systèmes de santé

Mais les progrès auront un coût. Environ 39 milliards de dollars devront être investis dans le programme afin d'améliorer les systèmes de santé et développer les capacités des pays les plus sinistrés.

Ce n’est pas un hasard si ces pays sont les même que ceux où la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) no. 4, c'est-à-dire la réduction de la mortalité, se heurte aux plus gros obstacles. Réduire la gravité de l'incidence de la pneumonie peut largement améliorer la probabilité d'atteindre cet OMD  en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.

« En renforçant les systèmes de santé pour apporter les procédures indispensables au contrôle de la pneumonie, on améliorera les capacités à apporter tout un éventail de prestations nécessaires à une meilleure survie de la mère et de l'enfant, » a fait valoir le Dr Young.

Pas de remède miracle

Le Plan d'action mondial demande que l’on renforce les procédures qui ont fait la preuve de  leur efficacité : l'allaitement exclusif au sein, le lavage régulier des mains et la supplémentation en zinc.

En outre, il demande un élargissement mondial de l'accès aux vaccins bivalents comme ceux contre la pneumococcie et la rougeole et aux traitements par antibiotiques des enfants tombant malades. 

Il n'y a pas de remède miracle contre la pneumonie. Comme toutes les maladies responsables des décès d'enfants, il est impossible de prévenir totalement la maladie qui infecte aussi certains enfants du monde développé ayant accès à d'excellents établissements médicaux. C'est pourquoi le soutien apporté aux agents sanitaires des communautés et leurs salaires représentent la plus grande dépense dans la mise en place du plan.

Former des agents sanitaires

Il est très important pour les pays disposant de ressources limitées de généraliser la formation d'agents sanitaires au niveau local pour évaluer et diagnostiquer les cas de pneumonie.

« Les enfants des zones rurales et ceux qui vivent dans les foyers les plus pauvres ont moins de chance de recevoir les soins appropriés, » a noté le Dr Young.

« C'est l'une des raisons pour lesquelles l'UNICEF encourage la gestion des cas au niveau de la communauté, apporte aux agents sanitaires de la communauté les connaissances, les compétences et les médicaments nécessaires pour gérer la pneumonie plus près des foyers de chacun et améliorer l'accès à des soins adaptés, » a-t-il ajouté.

Une coalition mondiale

Le Plan d'action mondial est un appel aux nombreuses parties prenantes, une coalition de décideurs politiques mondiaux et nationaux, d'agences donatrices et de la société civile.

En tant que prestataires de l'assistance technique dans une grande partie des pays où une mise en œuvre est la plus indispensable, l'UNICEF et l'OMS peuvent apporter leur aide pour la conduite d'analyses et pour le développement de plans d'action contre la pneumonie. Mais c'est seulement avec la coopération des partenaires internationaux et celle des autorités nationales et régionales que l’on atteindra les objectifs du Plan d'action mondial.


 

 

Vidéo (en anglais)

30 octobre 2009 : Robin Nandy, Spécialiste principal de la santé au sein de l'UNICEF s'entretient des points principaux du Plan d'action mondial pour prévenir et combattre la pneumonie.
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