Santé

Les Nations s’unissent pour la Journée mondiale contre le paludisme 2008

Image de l'UNICEF
© UNICEF/ HQ04-1261/ Pirozzi
Une femme déroule une moustiquaire imprégnée d’insecticide au dessus du lit de son enfant dans le village de Pari auprès de Port Moresby, la capitale de Papouasie-Nouvelle-Guinée

Par Anwulika Okafor

NEW YORK, États-Unis, 24 avril 2008 – Dix ans après le lancement de l’« Initiative Faire reculer le paludisme » par l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et leurs partenaires, cette maladie est encore le principal facteur de mortalité infantile en Afrique. Elle est responsable de la mort, chaque jour, d’environ 3 000 enfants.

Sur plus de 350 millions de personnes touchées chaque année par le paludisme, 90 pour cent vivent en Afrique subsaharienne. Le travail effectué par les partenaires de Faire reculer le paludisme a permis à des millions d’enfants et à leurs familles d’avoir un meilleur accès aux soins et à la prévention, mais la menace demeure.

Ces partenaires, ainsi que des organisations du public et du privé, vont se réunir le 25 avril, lors de la Journée mondiale contre le paludisme 2008, afin d’accroître l’action mondiale contre cette maladie.

« Une maladie qu’on peut soigner et éviter »

Dans les pays où le paludisme est endémique, les gouvernements vont jusqu’à consacrer 40 pour cent des dépenses de santé publique au traitement du paludisme. Ces allocations, qui peuvent gravement entraver le développement économique, privent de financements cruciaux les mesures de prévention du paludisme – notamment l’amélioration des structures pour l’eau et l’assainissement, une augmentation des pulvérisations d’insecticide et la distribution massive de moustiquaires imprégnées d’insecticide.

« Il est inacceptable que le paludisme soit chaque année la cause du décès de plus d’un million de personnes, surtout des enfants », a dit la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman. « Le paludisme est une maladie qu’on peut soigner et éviter et qu’il est possible de contrôler en développant le recours aux moustiquaires et à d’autres interventions qui ont fait leurs preuves, dans le cadre de programmes intégrés, de proximité. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF/HQ95-1050/Pirozzi
Une Journée mondiale contre le paludisme est organisée chaque année afin de dynamiser l’action mondiale contre cette maladie, responsable de la mort de 3 000 enfants par jour. Ici, une mère attend que sa fille soit soignée contre le paludisme.

Avec l’appui de partenaires tels que le Département de l’aide humanitaire de la Commission européenne et le Gouvernement du Japon, l’UNICEF, qui a fourni en 2007 plus de 18 millions de moustiquaires, est devenue le plus gros acheteur et distributeur de moustiquaires imprégnées d’insecticide. Ces moustiquaires ont réduit considérablement les infections paludéennes.

Les partenaires de Faire reculer le paludisme ont également financé et participé à des campagnes locales et nationales dans le domaine de la santé, sensibilisant à l’importance de la prévention du paludisme et à un traitement rapide. Ces efforts ont permis d’avancer, mais il est nécessaire d’augmenter durablement les financements afin de permettre aux partenaires d’aller plus loin.

Une maladie sans frontières

Le paludisme est endémique dans 107 pays et territoires où vit 40 pour cent de la population mondiale. Il s’agit vraiment d’une maladie sans frontières, le thème de la Journée mondiale contre le paludisme de cette année.

On a distribué en Éthiopie, depuis 2005, 18 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, qui protègent contre le paludisme, et au Kenya, au cours des cinq dernières années, 10 millions de moustiquaires », a indiqué Mme Veneman. « Ces succès montrent ce qu’on peut réaliser dans le cadre d’une action concertée. Mais avec 800 000 enfants africains qui meurent chaque année du paludisme, il est clair que beaucoup reste à faire. »

Pour juguler le paludisme dans le monde, on estime que le coût sera d’environ 3,2 milliards de dollars E.U.. Grâce à l’accroissement des engagements et des partenariats publics et privés, Faire reculer le paludisme a levé jusqu’à présent 1 milliard de dollars E.-U.

Les investissements dans le contrôle du paludisme aideraient fortement les pays où le paludisme est endémique à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans le domaine de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile. Atteindre ces points de référence et faire reculer le paludisme, cela va toutefois nécessiter l’engagement de la communauté des nations tout entière.


 

 

Vidéo (en anglais)

23 avril 2008 
La correspondante de l’UNICEF, Anwulika Okafor, décrit les effets dévastateurs du paludisme et les efforts déployés pour la prévention de cette maladie.
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La directrice générale de l'UNICEF, madame Ann M. Veneman,  le président de la Fondation pour les Nations Unies Tim Wirth, le commissaire de la NBA David Stern, l'évêque Thomas Bickerton et le président de Youth Service America Steven Culbertson s'expriment à une conférence de presse de l'ONU sur la lutte contre le paludisme.
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