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| © UNICEF/HQ07-1435/Khemka |
| Khatira, 14 ans, et son premier enfant, en Afghanistan où le risque de mortalité maternelle est pour une femme de un sur huit au cours de sa vie. C’est l’un des taux les plus élevés dans le monde. Il est dû en partie au mariage précoce, une coutume courante. |
NEW YORK, États-Unis, 17 octobre 2007 – Chaque jour, à chaque minute, principalement dans le monde en développement, une femme meurt lors de sa grossesse ou de son accouchement, alors qu’on aurait pu la sauver. Si ces femmes meurent, ce n’est pas du fait d’une absence de moyens de la communauté internationale, mais en raison, semble-t-il, d’un manque de volonté.
La conférence « Women Deliver » dont les trois jours de débats vont commencer demain à Londres, a pour objectif de changer cette situation. En réunissant les principaux acteurs internationaux sur le thème « Investissons en faveur des femmes, ça paye », cet atelier mondial, qui remet beaucoup de choses en cause, s’efforce de :
Les inégalités à l’échelle mondiale
Cette conférence est préparée dans le cadre d’un partenariat entre des institutions des Nations Unies, dont l’UNICEF, des ONG internationales et des organismes bilatéraux. Elle se tient à un moment qui coïncide avec le 20ème anniversaire de l’Initiative pour une maternité sans risque, une campagne mondiale lancée lors d’une conférence internationale, à Nairobi (Kenya).
La conférence vise aussi à combler les graves inégalités en matière de santé maternelle, à l’échelle du monde.
Dans les communautés des pays industrialisés, où les femmes ont accès à des soins de qualité, le risque de mortalité maternelle dans une vie est seulement de 1 pour 8 000. Mais dans certains pays en développement, dont l’Afghanistan et la Sierra Leone, le risque de mortalité chez une femme enceinte est de un sur huit.
Atteindre les OMD
Les statistiques sont trop alarmantes pour qu’on les ignore, non seulement parce que ces femmes méritent mieux, mais aussi parce que leur survie est à la base de la réalisation d’un bon nombre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Leur survie permet notamment d’améliorer les chances de survie de l’enfant et de réduire considérablement la pauvreté (ce qui vient s’ajouter à l’OMD 5 qui appelle précisément à une diminution des trois-quarts de la mortalité maternelle d’ici 2015).
En effet, la mort d’une jeune mère en couches entraîne toute une série de conséquences négatives :
« Women Deliver » a pour but de convaincre la communauté internationale que la santé des femmes, des mères et des jeunes enfants est cruciale pour la santé et le développement de chaque pays. Avec une volonté politique plus forte et davantage d’investissements, la plupart des femmes et des nouveaux-nés pourront survivre, pour la prospérité des familles, des communautés et des pays.
Audio (en anglais)
Mandy Cunningham, correspondante radio, décrit la lutte des femmes contre les dangers liés à la grossesse et à l’accouchement, au Pakistan, au Népal et en Afghanistan.
Joindre les deux bouts dans un hôpital pakistanais
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L’accouchement chez soi et ses dangers au Pakistan
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Les efforts en faveur des femmes dans un hôpital en Afghanistan
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Fauzia Kofi, parlementaire afghane
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Au Népal, un hôpital sans médecin
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Kamala, une népalaise, essaye d’arriver jusqu’à l’hôpital
AUDIO écouter La conférence « Women Deliver »
Reportage photos : La crise de la santé maternelle en Asie du sud
Une conférence mondiale pour une action contre la mortalité maternelle
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Site web de la conférence 'Women Deliver' (en anglais)