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WCARO MAURITANIE : RÉSUMÉ DE LA SITUATION D'URGENCE

© UNICEF/NYHQ1997-1510/Linton

Une femme allaite son bébé dans un centre de santé. Le manque de nourriture et l’accès limité aux services de base ont entraîné l’aggravation des taux de malnutrition chez les enfants.

ENJEUX POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES

Selon l'enquête nutritionnelle la plus récente menée en mars 2008 par le ministère de la Santé et par l'UNICEF, le taux de malnutrition globale sévère s'élève à 12 % en Mauritanie. Ce chiffre reflète d’une part la détérioration des conditions alimentaires due à un manque de disponibilité et aux difficultés d'accès aux services de base et d’autre part la faiblesse du système sanitaire pour prévenir et traiter la malnutrition aiguë. Les pourcentages de la population ayant accès à une source améliorée d’eau potable et à de meilleures installations sanitaires se situent respectivement à 50,5 % et 38,2 %. En outre, la réinstallation des réfugiés mauritaniens en provenance du Sénégal exige la présence de services sociaux de base dans les zones de retour. C’est une question d'importance cruciale pour les enfants, qu’il conviendra de résoudre dans un proche avenir.

ACTION HUMANITAIRE PRÉVUE POUR 2009

L'UNICEF exercera le rôle de chef de groupe pour l'eau, l’assainissement et l'hygiène et coprésidera les groupes consultatifs sur la santé et la protection des enfants. Les programmes appuyés par l'UNICEF porteront sur environ 500 000 enfants en 2009.

Santé et nutrition : l'UNICEF distribuera des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, des médicaments, des tablettes de vitamine A et de vermifuge ainsi que des moustiquaires imprégnées d'insecticide à 200 000 enfants âgés de moins de cinq ans ainsi qu’aux femmes enceintes représentant 90 % de la population cible. Il assurera la formation du personnel de santé dans le domaine de la prise en charge de la malnutrition aiguë et renforcera les services de vaccination dans le cadre d'une série de mesures en faveur de la survie des enfants. L'UNICEF fournira également des services de santé et de nutrition aux populations rapatriées.

Eau, assainissement et hygiène : des puits seront creusés ou remis en état ainsi que des installations sanitaires pour desservir 40 000 personnes déplacées, rapatriées ou vulnérables. En outre, l'UNICEF appuiera la promotion de programmes d'éducation sanitaire et de sensibilisation à l'hygiène dans 50 écoles et 50 communautés locales.

Éducation : près de 5000 enfants et 350 enseignants affectés par les catastrophes ou par des conflits locaux recevront les fournitures scolaires de base. L'UNICEF assurera également la remise en état des écoles et la construction de 205 écoles et salles de classe provisoires disposant d’eau potable et d’installations sanitaires.

Protection de l'enfance : l'UNICEF accordera la priorité aux groupes les plus vulnérables tels que les enfants non accompagnés, les enfants vivant ou travaillant dans la rue, les filles employées comme domestiques et les survivants d'exploitation et de sévices sexuels, soit environ un millier d'enfants.

Sensibilisation aux dangers des mines : l'UNICEF poursuivra ses activités de sensibilisation aux dangers posés par les mines et fournira une assistance à environ 1000 enfants ayant survécu à une explosion de mine ou de munitions.

Besoins financiers de l’UNICEF pour les secours d’urgence en 2009 *
Secteur $ US
Santé et nutrition 2 000 000
Eau, assainissement et hygiène 500 000
Éducation 350 000
Protection de l'enfance 250 000
Sensibilisation aux dangers des mines 100 000
Total ** 3 200 000

* Les fonds reçus suite au présent appel seront utilisés pour répondre à la fois aux besoins immédiats et à moyen terme des enfants et des femmes selon les indications données ci-dessus. Si l’UNICEF reçoit des fonds excédant les besoins à moyen terme  pour cette situation d’urgence, l’UNICEF les affectera à d’autres  urgences accusant un sous-financement.
** Ce total inclut un taux de recouvrement maximal de 7 %. Le taux de recouvrement réel pour les contributions sera calculé conformément à la décision  2006/7 du Conseil d’administration du  9 juin 2006.