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ESARO ANGOLA : REPORTAGE

© UNICEF Angola/2008

Julieta, cinq ans, est traitée par réhydratation intraveineuse et des sels de réhydratation au centre de traitement du choléra de Lubango. Sa mère se trouve à ses côtés.

ÉLIMINER PAS À PAS LE CHOLÉRA

Aujourd’hui, les visiteurs du centre de traitement du choléra de Lubango n’ont aucune idée de ce qu’était ce centre un an et demi plus tôt. À l’époque, lorsque le Sud de l’Angola était frappé par des inondations, une centaine de malades étaient admis chaque jour. Aujourd’hui, grâce à un maximum d’efforts pour  contrôler et prévenir les cas de choléra, on compte moins d’une douzaine de malades dans le centre.

En Angola, le choléra demeure une menace pour les enfants, qui peuvent facilement oublier les mesures de prévention de base contre cette maladie, telles que le lavage des mains avec du savon. Aussi, afin d’aider les enfants et leurs familles à adopter des pratiques d’hygiène sûres, l’UNICEF distribue régulièrement du savon et cible la population en organisant des activités de mobilisation sociale.

Bien que le seul fait de se laver les mains constitue une action essentielle et peu coûteuse, cela ne va pas résoudre le problème de la récurrence du choléra. Les flambées épidémiques de choléra sont liées à l’assainissement de base et à l’approvisionnement en eau, des domaines où l’UNICEF apporte son assistance aux pouvoirs publics angolais, afin d’améliorer les services fournis à la population. 

Abel da Costa, le Directeur de l’énergie et de l’eau pour la province de Huíla, fait valoir que l’UNICEF a toujours été son partenaire principal. Comme il le dit, « l’UNICEF joue un rôle capital et nous aide à faire avancer les choses dans le secteur de l’eau ; l’organisation m’a toujours aidé à renforcer les capacités de mon équipe. Nous avons aussi d’autres partenaires mais aucun comme l’UNICEF, qui nous permet d’aller de l’avant et de progresser dans les projets de développement durable. »

L’un des projets auxquels fait allusion M. da Costa se trouve à Capelongo, dans la commune de Matala, à deux heures de route de Lubango, la capitale de la province de Huíla. Ce projet a pour objet principal la prévention du choléra. Grâce à un accord passé entre le gouvernement provincial et l’UNICEF, les habitants du village de Capelongo ont à présent l’eau courante chez eux. Ils devaient auparavant faire quatre kilomètres à pied pour puiser de l’eau à la source la plus proche. La différence frappante par rapport à la situation antérieure, c’est qu’à présent AUCUN cas de choléra n’est signalé à Capelongo.

Bien que des progrès prometteurs aient été réalisés, il reste beaucoup à faire. Les habitants de Capelongo ont vu leur vie s’améliorer de façon spectaculaire, mais d’autres ont encore besoin d’être aidés. Même s’ils sont moins nombreux, il y a encore des malades au centre de traitement du choléra de Lubango. Le Responsable de programme résident de l’UNICEF pour le Sud de l’Angola, João Neves, a récemment rencontré deux de ces malades.

Maria Calumbe et sa fille sont actuellement soignées au centre de traitement du choléra de Lubango. Mme Calumbe avait amené sa fille de cinq ans au centre, craignant qu’elle ne soit atteinte. Là, Julieta a été rapidement soignée par une équipe de professionnels qui lui ont administré des fluides de réhydratation par voie intraveineuse et des sels de réhydratation orale. Une fois que Julieta sera complètement rétablie, elle et sa mère vont rencontrer l’une des infirmières du centre qui va leur expliquer les éléments de base de la prévention du choléra. Elles vont en outre recevoir du matériel d’information et d’éducation fourni par l’UNICEF.

Lorsqu’on lui a demandé si elle connaissait l’UNICEF, Mme Calumbe a répondu : « Oui, j’en ai entendu parler. Peut-être que je n’ai jamais beaucoup prêté attention à cette organisation, mais vous avez aidé à sauver ma fille et pour cette raison je suis très, très reconnaissante. »

Pour M. Neves, cette rencontre avec Mme Calumbe et sa fille a renforcé sa certitude que l’UNICEF contribue effectivement à sauver des vies. Comme il l’a dit lui-même, « Nous sommes ici pour aider les autorités à faire face à des situations d’urgence telles que le choléra. Très concrètement, cela signifie sauver des vies, comme celle de la petite Julieta. Mais ce qui est plus important, c’est d’aider à ce que Julieta et sa famille – et des centaines d’autres familles semblables – ne passent plus jamais par une telle épreuve. »