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ASIE ET PACIFIQUE TIMOR-LESTE: RÉSUMÉ DE LA SITUATION D'URGENCE

© UNICEF/HQ99-0956/Holmes

Un enfant à Dili, capitale de Timor-Leste. Le pays subit encore les conséquences des troubles politiques de 2006. En outre, près de la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique.

ENJEUX POUR LES ENFANTS

Les enfants du Timor-Leste souffrent toujours des retombées des violences qui ont éclaté lors des troubles politiques et civils de 2006. Une large majorité de la population déplacée à cette époque continue à vivre dans les camps, en particulier dans la capitale Dili, et un nombre important de personnes déplacées est hébergé par des familles dans les districts. Pour beaucoup d’entre eux, le retour n’est pas une option viable. Le statut nutritionnel des enfants et des mères allaitantes continue de se détériorer. Environ 49 % des moins de cinq ans sont chroniquement dénutris  et 46 % souffrent de retards de croissance. Des maladies infectieuses graves et fréquentes, une dénutrition permanente et les parasites ont pour effet combiné un taux de mortalité des moins de 5 ans de 130 décès pour 1000 naissances vivantes. Les enfants sont particulièrement vulnérables, surtout dans les camps où ils sont confrontés à des risques accrus de violence physique et sexiste et à la traite des êtres humains. La situation reste fragile : des violences ont éclaté dans certains districts suite à l’annonce de la formation du gouvernement, ce qui a provoqué de nouveaux déplacements. Des écoles ont été incendiées ou vandalisées. Les enfants continuent d’être les victimes de la violence.

ACTION HUMANITAIRE PRÉVUE POUR 2008

L’UNICEF est activement impliqué dans un grand nombre de groupes de travail sectoriels mis sur pied après la crise pour coordonner les interventions d’urgence dans les secteurs de la protection de l’enfance, de l’éducation et de l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Santé et nutrition : l’UNICEF veillera à ce que le Ministère de la santé soit équipé pour fournir une alimentation thérapeutique en établissement dans tout le pays et une alimentation thérapeutique communautaire pour les enfants dans un district pilote ainsi que des soins préventifs et curatifs pour le paludisme et autres maladies hydriques ou à vecteur.

Eau, assainissement et hygiène : l’UNICEF fournira des systèmes d’alimentation en eau sûrs, salubres et fiables et appuiera la promotion de l’assainissement et de l’hygiène dans au moins
50 écoles/communautés réparties dans six districts. Il construira et entretiendra un stock minimum de citernes à eau pour les situations d’urgence ainsi que des tablettes de purification de l’eau, des matériaux de construction, des trousses d’eau et d’assainissement et autres fournitures d’urgence pour 10 000 déplacés.

Éducation : l’UNICEF appuiera la création de trousses scolaires d’urgence basées sur des ressources locales ou régionales aisément accessibles. Celles-ci comprendront du matériel pédagogique ainsi que des manuels destinés aux enseignants pour répondre aux besoins spécifiques en cas de crise, comme la gestion du stress et la résolution des conflits.

Protection de l’enfance : un total de 30 000 enfants affectés par la crise, ainsi que leurs familles, bénéficieront d’interventions communautaires et d’un suivi psychosocial par le jeu et les activités récréatives. En outre, l’UNICEF fournira une assistance technique et des ressources humaines aux pouvoirs publics, en particulier le Ministère de la solidarité sociale et le Ministère de la justice, pour mettre en place de nouvelles procédures et politiques ayant trait à la protection des enfants dans les situations de crise (par ex. des directives sur les enfants séparés et non accompagnés).

Récapitulatif des besoins financiers de l’UNICEF pour 2008

Secteur

US$
Santé et nutrition 700,000
Eau, assainissement et hygiène 1,500,000
Éducation 200,000
Protection de l’enfance 256,800
Adolescents/jeunes et VIH/SIDA  300,000
Plaidoyer et communication 200,000
Coordination, suivi et évaluation en situation d’urgence 250,000
Total* 3,406,800

* Le total comprend un taux de recouvrement maximal de 7%. Le taux réel de recouvrement pour les contributions sera calculé conformément à la décision 2006/7 du Conseil d’administration du 9 juin 2006.