har_header_fr_2008

MENA TERRITOIRE PALESTINIEN OCCUPÉ: REPORTAGE

Les adolescents palestiniens trouvent un dérivatif dans des centres communautaires bénéficiant de l’appui de l’UNICEF

© UNICEF OPT/2007-00305/El Baba

Hanin et Mohamed jouent au ping-pong dans le Centre de développement des jeunes, aidé par l’UNICEF, d’un camp de réfugiés de Gaza, dans le Territoire palestinien occupé.

Les droits des enfants et adolescents de Cisjordanie et de Gaza – y compris le droit à l’éducation et le droit de jouer – sont quotidiennement bafoués par les effets de la fermeture des frontières, les interruptions scolaires et la détérioration du niveau de vie dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

L’actuelle fermeture des frontières, doublée d’un accroissement de la pauvreté, sape constamment la capacité des adolescents à se développer et à recevoir une bonne éducation. L’anxiété chronique dont ils souffrent quotidiennement affaiblit leur estime de soi et aggrave l’impression qu’ils ont d’avoir perdu tout contrôle sur leur vie.

Pour aider les adolescents à surmonter le stress et le désespoir et pour leur proposer des programmes utiles tout au long de l’année, l’UNICEF soutient 40 centres d’apprentissage destinés aux adolescents en Cisjordanie et à Gaza, en coopération avec l’Institut Tamer pour l’éducation communautaire et le Centre de développement Ma’an. Ces centres donnent aux jeunes la possibilité de s’instruire et d’acquérir des connaissances dans les technologies de l’information, de participer à des activités périscolaires comme le sport, la musique ou le théâtre et de recevoir une éducation fondée sur les aptitudes à la vie quotidienne. Les 40 centres sont financés par l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et le Gouvernement espagnol.

Étant donné la pauvreté de ce camp de réfugiés de Gaza, le Centre communautaire pour la jeunesse de Jabalia, qui bénéficie de l’appui de l’UNICEF, représente le seul dérivatif pour les adolescents ; ils peuvent y apprendre la musique, faire du sport et améliorer leurs connaissances ou leurs compétences en technologies de l’information.

Le centre dessert au moins 17 000 des adolescents les plus désavantagés du camp de réfugiés de Jabalia, où le taux de pauvreté dépasse 70 % dans certains quartiers.

« Ce centre est le seul endroit qui me donne la possibilité d’apprendre et d’accroître mes connaissances, affirme Mohammed, 15 ans. J’y ai aussi forgé de solides amitiés et je suis capable à présent de m’exprimer mieux qu’avant. »

Comme la plupart des 300 clubs de jeunes de Cisjordanie et de Gaza ne disposent pas de fonds suffisants et sont mal équipés, la plupart des adolescents palestiniens n’ont pas accès à des zones récréatives où ils sont en sécurité. Au Centre communautaire pour la jeunesse de Jabalia, cependant, ils peuvent rencontrer des camarades du même âge et apprendre de nouvelles disciplines, comme le dabkeh, une danse folklorique palestinienne.

« Comme j’ai vraiment envie d’apprendre le dabkeh, ma vie a totalement changé, ajoute Hanin, 16 ans. Avant de venir au Centre, on ne trouvait aucun endroit où l’apprendre. »

Le Centre communautaire pour la jeunesse de Jabalia, financé par l’ACDI, est ouvert six jours par semaine : trois pour les garçons et trois pour les filles. Comme les autres centres pour adolescents palestiniens, il est géré avec l’aide de comités locaux formés par l’UNICEF et constitués d’au moins quatre adolescents (filles et garçons) qui supervisent la planification et la mise en place des activités et des programmes.

Les membres du comité reçoivent une formation de 30 heures sur les droits de l’enfant, la communication et la gestion de projet. L’UNICEF fait aussi don des fournitures indispensables, comme la papeterie, des meubles et des livres pour la bibliothèque, ainsi que des ordinateurs, des équipements sportifs et des appareils musicaux pour en faire un environnement accueillant pour les adolescents.

* Le total comprend un taux de recouvrement maximal de 7%. Le taux réel de recouvrement pour les contributions sera calculé conformément à la décision 2006/7 du Conseil d’administration du 9 juin 2006.