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ESARO MOZAMBIQUE: REPORTAGE

L’UNICEF améliore la situation alimentaire des enfants qui vivent avec le VIH

© UNICEF Mozambique/Pirozzi

Maria et son fils Carlos habitent Beira (Mozambique). Ils sont tous deux séropositifs au VIH et souffrent de malnutrition. Mais ils reçoivent une thérapie antirétrovirale et des ONG soutenues par l’UNICEF les aident à bénéficier d’autres aides.

Maria, 27 ans, est si absorbée par ses tentatives pour calmer son bébé en pleurs qu’elle ne remarque même pas les mouches qui sont posées sur ses bras émaciés couverts de rougeurs.

Finalement, le bercement calme suffisamment le petit Carlos pour que sa mère puisse placer une seringue dans sa bouche. Il aspire avec avidité le liquide, un cocktail de médicaments antirétroviraux. Comme sa mère, Carlos est séropositif et souffre de malnutrition.

« Nous sommes tous les deux malades. Parfois, il est à l’hôpital ou bien c’est moi ou encore nous y allons ensemble, explique la jeune mère. Il a déjà été admis trois fois à l’hôpital depuis qu’il est né. »

Les problèmes nutritionnels sont la cause sous-jacente de presque 50 % de l’ensemble des décès d’enfants au Mozambique, particulièrement dans les régions touchées par le VIH et le SIDA, les catastrophes naturelles et autres situations d’urgence.

La mère et l’enfant sont assis sur une natte à l’extérieur du petit logement qu’ils partagent avec la mère de Maria et son frère, âgé de 15 ans. La maison est située à proximité d’une piste, à Perenha Manga, une banlieue de la ville de Beira.

Quand on lui demande comment elle parvient à survivre, elle répond que sa mère, âgée et frêle, et son frère, qui a quitté l’école en huitième année à cause du manque d’argent, cultivent du manioc et des patates douces sur un bout de terrain. « Je suis trop faible pour y aller », dit-elle.

Aujourd’hui, elle reçoit la visite d’un membre de Khulupira, une association de personnes qui vivent avec le VIH/SIDA, ainsi que celle d’un représentant de Health Alliance International, une organisation non gouvernementale recevant le soutien de l’UNICEF, qui aide les communautés à travailler pour ceux qui s’efforcent de survivre au SIDA.

« Les vivres n’atteignent pas ceux qui en ont besoin », explique le membre de Khulupira. Il y en a tant d’autres ici qui sont dans la même situation. »

Une visite au pavillon des femmes de l’hôpital central de Beira suffit pour le croire… De jeunes femmes occupent tous les lits, d’autres sont étendues sur des matelas à même le sol dans le couloir menant au pavillon. Beira est la ville avec le taux de prévalence du VIH le plus élevé du pays, officiellement 26,5 %.

Pour combattre la malnutrition aiguë qu’on retrouve chez les enfants vivant dans les zones de sécheresse, l’insécurité alimentaire et la prévalence élevée du VIH, l’UNICEF aide le Ministère de la santé à élargir le champ des interventions d’alimentation thérapeutique et complémentaire qui permettent de sauver la vie des enfants et des femmes vulnérables.

En plus des médicaments qu’ils reçoivent, les enfants sous-alimentés qui vivent avec le VIH sont soignés avec un aliment thérapeutique prêt à l’emploi également connu sous le nom de Plumpy’nut. Le but est d’étendre cette intervention à tous les hôpitaux pédiatriques du pays d’ici les trois prochaines années.

Maria espère toujours survivre. Certes, Carlos devrait peser le double de ses 5 kg actuels, mais il a pris du poids. Elle sourit en baissant la tête vers Carlos et le berce pour qu’il s’endorme.

* Le total comprend un taux de recouvrement maximal de 7%. Le taux réel de recouvrement pour les contributions sera calculé conformément à la décision 2006/7 du Conseil d’administration du 9 juin 2006.