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WCARO GUINÉE BISSAU: REPORTAGE

En Guinée-Bissau, le programme de réhabilitation des écoles offre de meilleures chances aux filles et aux garçons

© UNICEF Guinea-Bissau

Les enfants dans la région de Cacheu en Guinée-Bissau. Une campagne soutenue par l’UNICEF qui promeus la réhabilitation d'école, la formation d'enseignant et l'importance d'instruire les filles profite à 12,000 enfants dans la région.

« Je m'appelle Isabel Luis Gomes. J'ai 15 ans et j'ai toujours fait mes études à l'école Cunha Gomes. Je suis élève de 6ème année. Je devrais presque avoir fini ma scolarité mais malheureusement, j'ai été scolarisée très tard.»

A Canchungo, situé dans le région de Cacheu, en Guinée-Bissau, il existe beaucoup de filles comme Isabel qui ont été scolarisées tardivement. Mais la situation est en train de changer grâce à une campagne pour l'éducation de filles et une scolarité de qualité encouragée ici et partout ailleurs dans le  pays avec le soutien du Comité national islandais pour l'UNICEF et divers donateurs.

« A l'heure actuelle il y a très peu d'enfants qui ne sont pas scolarisés, explique Joao Mendes, Administrateur de programme à l'UNICEF et coordinateur régional pour l'éducation des filles. Ce processus est coordonné par le Ministère de l'éducation mais sans le soutien de partenaires comme l'UNICEF, ces résultats n'auraient pas été aussi encourageants.»

Isabel fait partie des 12 000 élèves des 55 écoles rurales réhabilitées avec l'aide de l'UNICEF par les communautés de trois régions, Cacheu, Gabu et Tombali.
« Nous disposons actuellement de magnifiques bureaux et de bons bancs ainsi que de toutes les fournitures nécessaires pour  étudier, comme des livres et des cahiers, affirme-t-elle fièrement. Les sanitaires sont bien mieux aussi. Les garçons et les filles ont des toilettes séparées qui sont bien plus propres. »

Selon Joao Mendes, en plus de la réhabilitation des classes, plusieurs projets ont été  mis sur pied pour améliorer la qualité de l'enseignement en Guinée-Bissau. «Des programmes de formation pour les enseignants des écoles primaires sans qualification technique et pédagogique ont été menés, explique-t-il. Des manuels pour la formation des enseignants et l'auto-apprentissage sont disponibles pour chaque stagiaire selon son niveau académique.»

L'an dernier, le programme de formation a accru les moyens de 1 462 éducateurs représentant 30% des enseignants des écoles primaires du pays. La seconde partie de ce programme d'une durée de trois ans est actuellement en cours.

Cependant, dans la communauté de Canchugo où habite Isabel, une prise de conscience grandissante sur l'importance de scolariser à la fois garçons et filles s'est établie. 
« En tant que membres de la communauté locale, nous allons à l'école pour vérifier s'il y a des enfants qui manquent souvent les classes, explique le responsable du Comité  local de gestion scolaire, Bubacar Mendes. Alors nous rendons visite aux parents pour connaître les raisons de leur absence. Parfois, les enfants manquent les classes à cause d'une surcharge de travail domestique et agricole. Quand c'est le cas, nous faisons prendre conscience aux enfants de l'importance de la scolarisation de leurs enfants. »
Isabelle fait valoir qu'elle est chargée de préparer les repas pour sa famille, c'est-à-dire ses parents, trois frères et deux sours, même pendant l'année scolaire. Elle équilibre ces tâches avec ses devoirs et ses autres centres d'intérêts, dont le football, où elle excelle.

« Dans chaque village, au moins quatre équipes de foot jouent les unes contre les autres pendant les vacances scolaires, explique Isabelle. Actuellement, mon équipe participe à un tournoi local. Jusqu'à présent, nous avons été les meilleurs. Je pense que nous allons gagner le tournoi de cette saison. »
« Pendant l'année scolaire, nous avons aussi des tournois de foot. Ma classe a deux équipes, une de garçons et une autre de filles. Mon équipe est très bonne. »
Isabel remercie tous ceux qui ont soutenu la réhabilitation de son école, « sinon, autrement, beaucoup d'entre nous n'auraient pas pu étudier et n'auraient pas disposé de chances meilleures pour leur vie. »

* Le total comprend un taux de recouvrement maximal de 7%. Le taux réel de recouvrement pour les contributions sera calculé conformément à la décision 2006/7 du Conseil d’administration du 9 juin 2006.