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| © UNICEF/ HQ98-1089/ Pirozzi |
| Des femmes et des hommes membres du comité de l’eau de leur communauté au Nigeria. |
L’UNICEF reconnaît que l’application de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) (lien extérieur) est essentielle au respect de la Convention relative aux droits de l’enfant. Ces deux instruments forment le cadre qui définit le mandat et la mission de l’UNICEF.
L’article deux de la Convention relative aux droits de l’enfant établit que tous les droits énoncés dans la Convention doivent être respectés sans distinction aucune, notamment de sexe. Cela veut dire que les États parties sont tenus de protéger les enfants contre la discrimination sexiste. De la même façon, la CEDAW contribue à prévenir les inégalités entre les sexes dès l’enfance, puisqu’elle s’applique aux personnes de sexe féminin de tout âge. À ce titre, elle joue un rôle particulièrement important dans les activités de l’UNICEF en faveur des filles.
La stricte adhésion de l’UNICEF à ces deux conventions est illustrée dans sa Méthode de programmation basée sur les droits. L’UNICEF donne la priorité aux programmes qui reconnaissent les droits de chaque individu et qui contribuent à créer des conditions propices à l’égalité des sexes.
Le Plan stratégique à moyen terme (2002-2005) affirme notre engagement à soutenir l’égalité des droits pour les femmes et les filles et à appuyer leur pleine participation et leur responsabilisation dans leur communauté aussi bien qu’au foyer. Dans les situations d’urgence, l’UNICEF collabore avec des partenaires internationaux et nationaux pour s’assurer que les besoins urgents des enfants et des femmes sont satisfaits et que leurs droits sont respectés. Ceci s’accomplit à travers des initiatives complémentaires dans les domaines de la politique humanitaire, du plaidoyer mondial et de l’aide humanitaire, selon les directives des Engagements principaux de l’organisation en cas d’urgence.
Une dimension sexospécifique est intégrée à toutes les activités de l’UNICEF, non seulement pour s’assurer que les besoins de base des filles, des garçons et des femmes sont satisfaits, mais aussi pour qu’ils aient la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et d’exercer tous leurs droits. L’égalité entre les sexes est aussi essentielle à la réalisation d’autres objectifs de l’UNICEF.
Par exemple, les programmes qui visent à enrayer la progression du VIH/SIDA doivent reconnaître que les femmes et les filles sont plus vulnérables que les hommes et les garçons, et peuvent donner aux femmes les moyens de se protéger en leur offrant des connaissances pratiques. De la même façon, pour donner de bons résultats, les programmes contre la vente d’enfants doivent tenir compte des raisons différentes pour lesquelles les garçons et les filles sont vendus.
Pour cette raison, tous les programmes et projets de l’UNICEF doivent tenir compte de leurs implications et de leur impact spécifiques sur les hommes et les femmes. Par exemple :
La dimension sexospécifique en action
Au sein de l’UNICEF, l’Unité pour la parité et le développement soutient l’application de la politique de l’organisation en matière d’égalité des sexes et de responsabilisation des femmes et des filles à travers l’intégration d’une dimension sexospécifique. À cette fin, elle établit des directives et produit des matériels de formation qui servent à intégrer les questions liées aux spécificités des hommes comme des femmes à tous les aspects des programmes bénéficiant d’une aide de l’UNICEF dans le monde. Un réseau de points de contact sur la parité disponible dans nos bureaux régionaux et de pays aide cette Unité à promouvoir les questions liées aux différences entre les sexes aux niveaux national et local.
Faire participer les hommes et les garçons à la lutte contre les inégalités entre les sexes et la violence contre les femmes et les filles est un élément important de la stratégie en faveur de la parité. Pour faire cesser la discrimination sexiste, il faut aussi lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles. Car cette violence constitue non seulement la plus grave mais aussi, certainement, la plus commune des formes que revêt la discrimination sexiste dans le monde. L’Unité pour la parité et le développement a récemment demandé que des études soient réalisées dans ces deux domaines.
Un réseau inter-agences sur les femmes et l’égalité entre les sexes (IANWGE ) a été constitué et placé sous la responsabilité du Conseiller spécial sur les femmes et l’égalité entre les sexes. Ce réseau se réunit une fois par semaine et établit régulièrement des contacts par voie électronique. Il a formé des groupes de travail inter-agences chargés de différentes questions liées à la parité, où les organisations du système des Nations Unies peuvent échanger des informations et développer des stratégies communes.
L’Unité de la parité et du développement de l’UNICEF participe à plusieurs de ces groupes de travail pour améliorer la coopération en faveur de l’égalité entre les sexes et du respect des droits des femmes et des filles. Parmi les principaux domaines de coopération inter-agences où l’UNICEF est actif, on peut citer l’aide humanitaire, la paix et la sécurité, le VIH/SIDA et les Objectifs de développement pour le millénaire (lien extérieur).
Les liens extérieurs s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre et conduisent à des sites non affiliés à l’UNICEF.
Politique de l'UNICEF sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des filles et des femmes