Égalité des sexes

Un événement à New York aborde la question des inégalités sexuelles qui persistent et sont en croissance

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De gauche à droite, Daniel Seymour, de l’UNICEF, modérateur d’un groupe réuni pour traiter des droits des filles, avec Donnady Coquila Lao, avocate de la jeunesse, le Ministre norvégien de l’enfance, de l’égalité et de l’intégration sociale, Audun Lysbakken, Mary Robinson, de l’Initiative pour la mondialisation de l’éthique et la Directrice fondatrice du Centre for Women's Global Leadership, Charlotte Bunch.

NEW YORK, 4 mars 2010 - Une manifestation organisée par l'UNICEF à New York a marqué le quinzième anniversaire de la Plateforme d'action de Beijing (Beijing Platform for Action - BPFA).  Cette Plateforme a été adoptée en 1995 et il s'agit, dans le monde, du cadre d'action le plus complet en vue de parvenir à l'égalité des sexes.

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Un document de la Division des politiques et pratiques de l’UNICEF, préparé à l’occasion de cet anniversaire, a souligné deux facteurs susceptibles d’aller à l’encontre de l’objectif poursuivi. Tout d’abord, d’autres formes d’exclusion – tels que la pauvreté, l’ethnicité ou un statut de minorité – peuvent avoir une influence négative surtout sur les filles et aggraver la discrimination entre les sexes. De plus, l’écart entre filles et garçons peut se creuser à l’adolescence et donc réduire les progrès déjà réalisés en faveur des filles au niveau de leur petite enfance.

La manifestation, qui a eu lieu lors de la 54ème session de la Commission sur la condition de la femme, a réuni S.E. Mary Robinson, ancienne Présidente de l’Irlande et fondatrice de Réaliser les droits : l’Initiative pour la mondialisation de l’éthique, Audun Lysbakken, le Ministre norvégien de l’enfance, de l’égalité et de l’intégration sociale, le Dr. Charlotte Bunch, la Directrice fondatrice et Senior Scholar du Center for Women's Global Leadership, et Donnady Coquila Lao, une avocate de la jeunesse, venant des Philippines.

Les défis restant à relever
Donnady Coquila Lao a observé que les progrès enregistrés pour l’égalité entre les sexes n’avaient pas répondu à ce qu’on attendait lors de l’adoption de la Plateforme de Beijing. « Il est très triste de constater que les enfants ne sont pas sensibilisés à l’égalité entre les sexes, et qu’il y a des parents qui sont responsables mais ne se préoccupent pas de l’avenir de leurs enfants. C’est très décevant, » a-t-elle ajouté. 

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Le ministre norvégien de l’enfance, de l’égalité et de l’intégration sociale, Audun Lysbakken, Mary Robinson, de l’Initiative pour la mondialisation de l’éthique et la Directrice fondatrice du Centre for Women's Global Leadership, Charlotte Bunch.

D’autres participants à cette réunion ont convenu que les progrès avaient été lents, qu’ils avaient été gênés par des comportements culturels, par l’absence de volonté politique, par le fait que les filles et les femmes ne constituaient pas une priorité, et par des défis plus récents nés de la crise économique mondiale et du changement climatique. Ils ont insisté sur la nécessité d’une profonde modification des comportements à l’égard des filles et des femmes et sur l’investissement dans la promotion de leurs droits et de leur dignité.

« Nous sommes tous enracinés dans des cultures qui ne respectent pas totalement les femmes » a dit le Dr Bunch. « Il faudra davantage de volonté politique pour lutter avec succès contre cela. »

« C’est notre responsabilité politique de défier la culture et de la modifier, » a ajouté M. Lysbakken.

La dignité est primordiale pour les filles

S.E. Mary Robinson, la première femme à être Président de l’Irlande, a observé que l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme stipulait que tous les être humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Elle a invité à ce qu’on intègre la dignité dans la discussion sur les droits humains des filles et à ce qu’on appréhende mieux les facteurs permettant de parvenir à cette dignité et ceux qui font perdre cette dignité. « Les filles abordent la vie en ayant le sentiment de ne pas valoir leurs frères, » a-t-elle fait remarquer.

Les participants à la réunion ont aussi insisté sur le lien entre développement et égalité et ont dit qu’il faudrait apprécier davantage le rôle des femmes dans le secteur informel. Ils ont aussi appelé à ce qu’on accorde davantage d’importance à des questions telles que la violence contre les femmes et les filles et le mariage des enfants.

Autonomiser les adolescentes

Tous les participants ont estimé que le moment du changement était venu. Mme Robinson a déclaré qu’elle espérait que la Commission de la condition de la femme de cette année allait donner une forte impulsion au changement, ce qui aurait une incidence sur le sommet consacré aux Objectifs du Millénaire pour le développement, qui va intervenir dans les prochains mois.

 À la fin de la réunion, il a été demandé à Mme Lao de désigner ce qui serait déterminant, selon elle, dans le combat pour l’égalité entre les sexes. Elle a proposé de célébrer dans le monde une « Journée des filles ». « C’est alors que toutes les filles vont réaliser combien elles sont importantes », a-t-elle dit.

En fin de journée, les membres de l’Équipe spéciale des adolescentes des Nations Unies se sont engagés conjointement à intensifier leurs efforts afin que soient observés les droits humains des adolescentes. Durant les cinq prochaines années, ils ont promis d’accroître leur soutien au pays en développement afin d’attribuer des pouvoirs et des moyens aux adolescentes les plus difficiles à atteindre, en particulier celles de la tranche d’âge de 10 à 14 ans.

Le Directeur général adjoint de l'UNICEF, SAAD HOURY, a indiqué et souligné, lors d'une réception à la Fondation de L'ONU,  l'engagement du groupe de travail pour les adolescentes : « nous ne devons pas seulement considérer les filles comme les victimes de discriminations et d'abus, mais comme les agents capables du changement social. Des filles et des garçons informés sont plus capables de faire des choix pour mener leurs vies, d'être les acteurs de leurs droits plutôt que les destinataires de services et  les membres visibles et actifs de la société.  »

« Avec ses partenaires, » a ajouté M. Houry , « l'UNICEF continuera de  promouvoir  l'importance des questions concernant les filles dans les domaines de la santé, de la protection, de l'éducation  et de la prévention du VIH, mais aussi dans la réforme des législations et des politiques. Nous continuerons à soutenir  les adolescentes, un des points d'entrée stratégiques des efforts pour  maintenir les efforts pour l’égalité des sexes et la mise en oeuvre de notre politique d'égalité des sexes renouvelée. Et l'UNICEF continuera de participer fermement et  activement au Groupe de travail pour les adolescentes. »


 

 

Vidéo

3 mars 2010 : le correspondant de l’UNICEF, Chris Niles, rend compte de l’appel de l’UNICEF aux dirigeants mondiaux pour l’amélioration des droits des femmes et des filles.
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