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En Afghanistan, des agents humanitaires de lUNICEF et de
Save the Children ont créé dans les camps de réfugiés
des aires de loisirs où les enfants peuvent jouer dans des
conditions proches de la normale. Le football est leur activité
préférée. Bien que les filles jouent généralement
à lécart des garçons, elles jouent aussi
au football et on les voit même parfois dribbler en compagnie
dun camarade de classe de sexe masculin. Dans un pays où
les Talibans, auparavant au pouvoir, avaient interdit les cerfs-volants
ainsi que la mixité, des employés des organisations
humanitaires disent que ces jeunes joueurs de foot sont les premiers
enfants quils entendent crier de joie.
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Le programme baptisé « Espaces despoir » vient en aide aux enfants pauvres des quartiers déshérités et dangereux de villes comme Rio de Janeiro et Sao Paulo. Ces « espaces » permettent aux jeunes de samuser tout en jouant au football, ce qui, pour des adolescents en situation difficile, peut être une activité saine et productive. Ils proposent également des programmes de musique et de théâtre, ainsi que des bibliothèques et des ordinateurs où laccès à Internet est gratuit.
Deux membres de léquipe nationale brésilienne
de football ont fondé à lintention des enfants
en situation difficile des centres détudes et de sports.
Ces centres dispensent tous les jours un enseignement dans différentes
matières, allant de langlais à linformatique,
et la journée se termine par un match de foot.
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« Je suis passionné de foot », admet Yidnekachew, 20 ans, lentraîneur de léquipe de football Tabor Wegagen, formée par lAssociation Tabor Wegagen, une ONG qui lutte contre le SIDA. Léquipe encourage les jeunes à jouer au football, activité saine, responsabilisante et divertissante, au lieu davoir des relations sexuelles non protégées, de se droguer ou de commettre des actes de violence.
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Dans ce pays en récession économique, le football constitue pour les jeunes lun des rares moyens positifs doublier temporairement le taux de chômage élevé et les possibilités éducatives restreintes.
« Nous jouons contre douze autres clubs, explique Yidnekachew. Comme ça, les garçons ne traînent pas dans les rues et ne font pas de bêtises. Ils ne mâchent pas de feuilles de qat ou ne se livrent pas non plus à dautres activités dangereuses. Cest important pendant les vacances scolaires, et surtout pendant les longues vacances dété. » Les joueurs sont tellement motivés que, lorsquil ny a pas assez dargent pour acheter des chaussures de foot, ils jouent même pieds nus.
A loccasion des matchs de football, lAssociation Tabor Wegagen Association diffuse des messages de sensibilisation au SIDA. Elle forme également les membres de léquipe afin quils informent dautres jeunes du VIH/SIDA.
« A cause de la pauvreté et des difficultés
économiques, il est tentant pour les jeunes de ne pas croire
en leur avenir », déclare Ibrahim Jabr, représentant
de lUNICEF en Ethiopie. Pour prévenir efficacement
le VIH/SIDA chez les jeunes, il est donc important de leur faire
prendre conscience de leur valeur et de leur donner une bonne estime
de soi. Quand une personne valorise sa propre existence et sait
que sa vie a du sens, elle a moins de mal à rectifier ou
à modifier les comportements qui mettent sa vie en danger. »
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En Georgie, pays dEurope de lEst, plus de 46 000 enfants de 2028 écoles ont participé aux tournois de football régionaux parrainés par lUNICEF, des entreprises, des ONG et des organismes publics. Lobjectif de ces « championnats de football des enfants et des jeunes », qui ont débuté en 2001, est de promouvoir auprès des jeunes un style de vie sain et de leur adresser le message suivant : fumer, boire et se droguer ne rivalisent pas avec le plaisir de marquer un but.
Juste avant que les équipes du championnat national de football du Honduras entrent sur le terrain a lieu un autre match, plus original. Ce match oppose deux équipes : le Club de football de San Pedrano et léquipe de « La mort unie », dont les défenseurs se nomment « Seringue infectée », « Drogues », « Infidélité », « Relations sexuelles sans lendemain » et les attaquants « VIH » et « SIDA ». Dans léquipe de San Pedrano, « Connaissances », « Abstinence », « Fidélité » et « Préservatif » mènent le jeu.
Ce match qui se déroule dans un stade plein à craquer, devant 35 000 fans de football et plus de deux millions de téléspectateurs, est un spectacle soigneusement orchestré, intitulé « Marquons un but contre le sida ». Organisé par Comvida, une organisation locale parrainée par lUNICEF et le Ministère de la santé du Honduras, ce spectacle montre à quel point le VIH/SIDA se transmet facilement tout en expliquant comment se protéger de cette maladie mortelle.
« A notre avis, il est très important de diffuser notre message de prévention dans les stades, étant donné le nombre très élevé de spectateurs que ces matchs attirent », explique Juan Ramon Gradelhy, directeur de Comvida. Nous essayons damuser les spectateurs, de tenir compte de leurs intérêts et en même temps de diffuser notre message sur le problème que représente le SIDA. »
« Le spectacle de la Comvida est positif parce quil nous sensibilise, nous les spectateurs, reconnaît un Hondurien fan de football. Cest une bonne initiative pour toutes les personnes exposées au VIH. »
A la mi-temps dun match de football qui a lieu dans un quartier de Nairobi (Kenya), dans lun des districts les plus surpeuplés et les plus pauvres dAfrique, Kennedy Arinda, âgé de 15 ans, transmet à dautres jeunes des informations sur les filles, la sexualité sans risque, les relations et le SIDA. Dans ce district de Kibera, un habitant sur cinq est séropositif. Des milliers de personnes sont déjà mortes du SIDA et quelque 50 000 orphelins ont perdu leurs parents à cause de cette maladie.
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« Ici, beaucoup de garçons ont des relations sexuelles dès lâge de 10 ans. Alors, je leur conseille de pratiquer labstinence, explique Kennedy, dont les parents sont morts du SIDA et qui vit maintenant avec sa grand-mère. Tout ce que nous pouvons faire, cest de rassembler des jeunes et de les sensibiliser au VIH et au SIDA. Certains dentre eux nous écoutent, ce qui est bon signe. Jespère que mes amis seront fidèles à leur copine et nauront pas de multiples partenaires sexuels. Parce que, si ils vont dans des discothèques et ont de nombreux partenaires sexuels, ils attraperont le SIDA. »
Kennedy et ses assistants se rendent également dans les
bars et chez les barbiers du quartier pour distribuer des préservatifs
et faire passer leur message sur la sexualité à moindre
risque et labstinence.
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Au Liberia, Rotary International parraine un projet baptisé « Promotion du bien-être de lenfant par le sport », qui bénéficie du soutien de lUNICEF et de la star du football George Weah. Ce projet se sert du football pour attirer lattention sur les problèmes de santé des enfants au Liberia. Le pays organise également un tournoi national de football pour les enfants.
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Ils se surnomment « les enfants soldats », mais ne constituent pas pour autant une armée, simplement une équipe de foot. LUNICEF a participé à la création dun programme de football pour les quelque 2 500 enfants soldats que des avions ont évacués des zones de conflit du Sud du Soudan.
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Ces matchs de football aident ces jeunes anciens combattants à exprimer leur agressivité de façon constructive. Le sport les aide à retrouver leur enfance et à se réadapter à la vie civile. Le programme leur permet également de prendre confiance en eux et de parler de ce quils ont vécu dans les champs de bataille.
Lévacuation par avion des enfants soldats est le résultat dune promesse faite par le commandant de lArmée de libération populaire du Soudan à la Directrice générale de lUNICEF, Carol Bellamy, en octobre 2000. Cest la plus grande opération de ce type jamais entreprise à ce jour.
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Pendant les 90 minutes que dure un match 375 jeunes de 15 à 24 ans contracteront le VIH. |
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Il y a 2,1 milliards denfants dans le monde et ils représentent 36 % de la population mondiale. On compte environ 132 millions de naissances chaque année. Un enfant du monde sur quatre vit dans une pauvreté absolue dans des familles dont le revenu quotidien est inférieur à 1 dollar des E.-U. par jour. Dans les pays en développement, un enfant sur trois vit dans une pauvreté absolue. Un enfant sur 12 meurt avant davoir 5 ans, le plus souvent de causes que lon aurait pu éviter. Sur 100 enfants nés dans le monde en 2000 : 53 sont nés en Asie (19 en Inde,
15 en Chine)
Si les conditions sociales ne changent pas, voilà ce qui se passera dans les secteurs suivants : Enregistrement des naissances La naissance de 40 dentre eux ne sera pas enregistrée. Ces enfants non enregistrés nauront pas dexistence officielle ou leur nationalité ne sera pas reconnue. Vaccination 26 de ces enfants ne seront vaccinés contre aucune maladie. Nutrition 30 souffriront de malnutrition au cours
de leurs cinq premières années. Eau et assainissement 19 nauront pas accès à
de leau potable. Education 17 de ces enfants niront jamais à
lécole. Neuf de ces enfants seront des filles. Travail des enfants Dans le monde en développement, un enfant
sur cinq, dans la catégorie des 5-14 ans, travaillera. Espérance de vie Ces enfants vivront en moyenne 63 ans.
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