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La Convention relative aux droits de lenfant garantit à
tous les jeunes le droit de jouer et de se livrer à des activités
récréatives. Toutefois, des millions dentre
eux en sont privés et ne font jamais cette expérience
cruciale pour leur développement en raison de la guerre,
des maladies et de la pauvreté.
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Au Soudan, un groupe d'ex-enfants soldats
se prépare pour une partie de foot. |
LUNICEF, en collaboration avec la FIFA et plusieurs grands
joueurs de football tels que David Beckham du Royaume-Uni, El Hadj
Diouf du Sénégal et Luis Figo du Portugal, aide les
enfants du monde à exercer leur droit à jouer à
travers le football. Avec une multitude dorganisations qui
travaillent sur le terrain, lUNICEF et la FIFA sefforcent
datteindre les jeunes les plus difficiles à aider
ceux qui ont été forcés de fuir de chez eux
à cause de la guerre, par exemple en leur proposant
des programmes à travers lesquels ils peuvent redevenir des
enfants en jouant au football.
LUNICEF a découvert que le football peut aider les
enfants à surmonter des traumatismes en stimulant leur développement
physique et psychologique. Ce sport contribue au retour à
la normale, renforce la confiance en soi et promeut le travail déquipe,
qui peut être un outil précieux dans la gestion des
conflits et léducation en matière de paix.
L'UNICEF sur le terrain
Au Sud-Soudan,
lUNICEF a parrainé des matches de foot pour les enfants
soldats démobilisés qui, de retour de la guerre, tentaient
de se réinsérer dans leurs foyers et leurs communautés.
Beaucoup de ces jeunes, mal acceptés par leur communauté
et les membres de leur famille, sans instruction ou sans compétences
professionnelles, et profondément traumatisés par
leur expérience des combats, ont des difficultés à
reprendre la vie civile.
Les matches de foot organisés avec laide de lUNICEF
sont un moyen structuré de réintroduire ces jeunes
dans leurs communautés. Les enfants ne sont pas obligés
de parler ou de sexpliquer, mais peuvent se réadapter
lentement à leur ancien cadre de vie tout en laissant leur
tension et leur agression sexprimer sur le terrain.
En Afghanistan, en Albanie
et en Macédoine, lUNICEF a aidé à créer
des « espaces pour les enfants » dans les camps de réfugiés
afin dorganiser des activités récréatives
ou des classes pour les enfants.
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| Au camp de Maslakh, Afghanistan,
les enfants réapprennent à jouer. |
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A la frontière de lAfghanistan et du Tadjikistan,
beaucoup denfants jouent au football pour la première
fois de leur vie. Comme les Talibans avaient interdit les jeux,
le personnel de lUNICEF se trouve dans la position inhabituelle
dexpliquer aux enfants ce que jouer veut dire. A Herat, dans
louest de lAfghanistan, lUNICEF a aussi contribué
à organiser des matches de foot dans le camp pour personnes
déplacées de Maslakh, où vivent plus de 50
000 enfants.
Au Liberia, le football aide
les jeunes à se remettre des blessures de la guerre. Des
équipes de jeunes, dont beaucoup se trouvaient dans des camps
ennemis pendant les sept années de guerre, sont maintenant
engagées dans une compétition énergique mais
pacifique sur le terrain de foot.
Au Sri Lanka, lUNICEF a participé à linitiative
« Passerelle pour la paix » qui réunira des enfants
cinghalais et tamouls venant des camps opposés de la guerre
civile pour jouer au football. LUNICEF travaille aussi avec
la FIFA pour fournir des ballons, des filets, des équipements
et des entraînements aux enfants démunis dans tout
le pays.
Pendant la Coupe du monde 2002 de la FIFA qui aura lieu du 31 mai
au 30 juin, lUNICEF tentera de négocier des «
Journées de tranquillité » dans les régions
en conflit afin de pouvoir distribuer des fournitures scolaires
et du matériel récréatif, et dapporter
aux enfants des vaccins et autres services de santé.
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