Soudan

Dans les camps de réfugiés, nouvel afflux de femmes et enfants qui fuient les combats dans le Sud Darfour

Image de l'UNICEF: Soudan: enfants déplacés
© UNICEF Darfur/2006/Nguyen
Les enfants déplacés et les familles arrivent au Camp Ottash par camion, à pied ou à dos d'âne portant le peu d'affaires qu'ils ont réussies à emporter en fuyant leurs maisons dans le sud du Darfur, au Soudan.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, États-Unis, 16 novembre 2006 – Des milliers de femmes et d’enfants ont trouvé un abri dans un camp du Sud Darfour après avoir été forcés de  s’enfuir de chez eux par la recrudescence soudaine des combats. On estime que 11 000 personnes seraient arrivées dans le camp d’Ottash, près de Nyala, au cours du seul mois d’octobre.

Un bon nombre d’entre elles étaient blessées et souffraient de malnutrition. Aussi l’UNICEF et ses partenaires ont-ils augmenté leur aide d’urgence afin de répondre aux besoins de première nécessité de ces déplacés.

« La plupart étaient des mères et des enfants qui avaient terriblement besoin d’un abri, de nourriture et d’eau », dit Narinder Sharma, responsable de programme de l’UNICEF. « Certains d’entre eux se cachaient dans la maigre végétation depuis le début des violences, en septembre, et ils sont arrivés à Ottash en très mauvais état ».

Image de l'UNICEF
© UNICEF Darfur/2006/Nguyen
Les enfants, qui représentent la moitié de la population du Darfour, sont les plus affectés par cette crise.

Programmes alimentaires

Une mère de famille a été gravement brûlée lorsque la milice a mis le feu à son village, tuant les hommes, adultes et adolescents. Beaucoup des enfants ayant survécu à l’attaque sont morts plus tard de soif et de faim en tentant d’atteindre un lieu sûr.

Chez les enfants du camp d’Ottash, les taux de malnutrition sont dangereusement élevés et des programmes alimentaires spéciaux ont été mis en place pour traiter les cas de malnutrition grave et modérée. En outre, l’UNICEF a ouvert 24 points d’eau supplémentaires et bâti de nouvelles latrines.

Certains enfants ont été séparés de leur famille en fuyant les violences. Il est urgent de les réunir à leur famille mais ce n’est pas toujours possible. Un jeune garçon n’a pas de parents qu’on puisse retrouver après l’attaque de son village. « Mon père a été tué », dit-il. « Des hommes armés nous ont battus – ils sont venus armés et à cheval et ils nous ont battus. Et nous nous sommes enfuis en courant alors que nos parents mouraient ».

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© UNICEF Darfur/2006/Nguyen
L’UNICEF a ouvert des points d’eau supplémentaires pour l’approvisionnement de milliers de nouveaux réfugiés qui fuient les combats du Sud Darfour.

Aide à l’éducation

« Jusqu’à présent, on a fourni aux enfants une aide portant sur l’eau, l’assainissement et la  nutrition, et un appui psychosocial », déclare M. Sharma. « La prochaine étape concerne l’éducation. Dans le camp d’Ottash, trois écoles reçoivent une assistance de l’UNICEF et 5 000 élèves ont déjà bénéficié d’une aide en matière d’éducation. Ils sont à présent 3 000 de plus, ce qui va nous poser des problèmes considérables ».

Le nombre de ceux qui recherchent un abri et de l’aide au camp d’Ottash a bondi. Au cours des derniers mois, il est passé d’environ 30 000 à 43 000. Comme les moins de 18 ans constituent la moitié de la population de la région, les enfants sont de loin les plus touchés par cette crise qui se prolonge.

L’UNICEF a créé des « espaces conçus pour les enfants » et soutient actuellement des écoles et des loisirs dans l’espoir de donner aux enfants du Darfour une certaine impression de retour à la normale dans le chaos du conflit.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 novembre 2006 :
La correspondante de l’UNICEF, Jane O’Brien, décrit l’aide apportée aux femmes et aux enfants dans un camp de personnes déplacées par les violences au Sud Darfour.
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