Sri Lanka - Pays en crise

Vue d'ensemble de la crise

Image de l'UNICEF
© UNICEF Sri Lanka/2004/Watkins
Un enfant attend de rentrer chez lui après avoir été libéré par les LTTE

14 juillet 2004 – Depuis 19 ans, la guerre civile au Sri Lanka a entraîné la mort de plus de 64 000 personnes, hommes, femmes et enfants. Le conflit, qui oppose les Tigres de libération de l’Eelam Tamoul (LTTE) et le Gouvernement du Sri Lanka, est non seulement responsable de dizaines de milliers de morts,  mais il a également provoqué le déplacement de près de 800 000 personnes. Les enfants déplacés courent souvent le risque d’être enrôlés par les LTTE, et à ce jour plus d’un millier se trouvent encore dans les rangs des LTTE en dépit d’un fragile accord de cessez-le-feu que les deux parties ont conclu.

L’UNICEF a demandé à plusieurs reprises aux LTTE de libérer tous les enfants figurant parmi eux et de prendre des mesures afin de garantir que chacun dans leur organisation sache que l’enrôlement d’un élément de moins de 18 ans est interdit.

L’an dernier, le gouvernement du Sri Lanka et les LTTE ont signé conjointement un Plan d’action pour les enfants touchés par la guerre, conçu pour faciliter l’accès à l’éducation, améliorer la qualité des soins de santé et la formation professionnelle dans les régions où la guerre sévit, dans le nord et l’est du pays.

Les LTTE ont en particulier pris l’engagement, dans le cadre du Plan d’action, de cesser d’enrôler des enfants, que ceux-ci soient volontaires ou recrutés de force. Après que des signes prometteurs eurent été enregistrés en avril, avec notamment la démobilisation de 269 enfants, les LTTE semblent avoir recommencé une fois de plus à recruter des enfants de façon active.

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© UNICEF Sri Lanka/2004/Watkins
Après avoir été libérés par les LTTE, ces enfants jouent dans un centre de séjour temporaire, en attendant leurs parents.

« L’UNICEF exhorte le mouvement rebelle du Sri Lanka à relâcher tous les enfants se trouvant dans ses rangs et à prendre des mesures simples indiquant de manière explicite que les enfants de moins de 18 ans sont exclus du recrutement, » a déclaré M. Ted Chaiban, le Représentant de l’UNICEF au Sri Lanka, dans une récente interview.

Après leur démobilisation, les enfants soldats sont encore confrontés à des difficultés

En rentrant dans leur communauté, certains enfants soldats restent encore traumatisés par leur expérience et il leur faut un soutien revêtant de multiples formes, allant de la fourniture de conseils à l’éducation.

« L’UNICEF s’est engagé à favoriser la réinsertion de ces enfants, à garantir leur accès à l’éducation, à la formation professionnelle, et à des activités génératrices de revenus et  des partenaires très divers travaillent à cette initiative, » a déclaré M. Chaiban.

*d’après certaines estimations, il y aurait plus de 300 000 enfants de moins de 18 ans utilisés actuellement dans plus de 30 conflits dans le monde. Depuis le milieu des années 80, l’UNICEF a été régulièrement mis à contribution dans la démobilisation des enfants soldats. Il joue un rôle majeur dans l’action en faveur de cette démobilisation et dans la libération effective des enfants retenus par des forces et groupes armés dans des pays tels que l’Angola, le Burundi, la Colombie, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mozambique, le Rwanda, la Sierra Leone, la Somalie, le Sri Lanka, le Soudan et l’Ouganda.
Même en pleine guerre, l’UNICEF a aidé à la démobilisation d’enfants soldats, notamment plus de 1 000 enfants au Sri Lanka. Dans ce pays, 44 pour cent  des enfants soldats sont des filles.


 

 

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