Soudan du Sud, République du

Au Soudan du Sud, l’UNICEF aide les rapatriés en leur procurant un abri, de l’eau et des installations scolaires provisoires

Par Bismarck Swangin

RENK, Soudan du Sud, 2 novembre 2011 – Trois mois après que le Soudan du Sud s’est séparé du Soudan, acquérant ainsi son indépendance, de nombreux Soudanais du Sud éprouvent beaucoup de difficultés pour rentrer chez eux.

VIDÉO (en anglais) : l’UNICEF décrit la situation difficile des rapatriés au Soudan du Sud. L’UNICEF et ses partenaires les aident en leur procurant un abri, de l’eau et des installations scolaires provisoires.  Regarder dans RealPlayer

 

Depuis le mois de juin, près de 20 000 rapatriés ont afflué à Renk, une ville dans un environnement rural, proche de la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud. La plupart de ces rapatriés déclarent que leurs moyens leur ont seulement permis de gagner Renk et qu’ils sont dans l’impossibilité de poursuivre leur voyage jusqu’à leur destination finale. En outre, il n’y a pas de routes dans ce secteur du Soudan du Sud, où la majeure partie des terres sont submergées par les eaux en crue durant la saison des pluies. Un voyage plus loin vers le Sud par le Nil en prenant une péniche peut durer des semaines.

Un camp a surgi pour l’hébergement de ceux qui se retrouvent bloqués et qui vivent dans des abris faits de bâches en matière plastique ou simplement en plein air, exposés aux pluies saisonnières.

Sous les nuages lourds, les résidents du camp s’activent à consolider leurs abris, entassant de la terre autour de leurs tentes et attachant les tentes avec de la corde. Un garçon scrute le ciel et murmure des paroles dans sa langue locale. Alors qu’on lui demande ce qu’il dit, il traduit, « Je vous prie, mon Dieu, de faites partir les pluies ».

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Un enfant dans le camp de Renk.

Risque de maladie et de malnutrition
 
Dans ce camp de fortune, les résidents, et en particulier les enfants, sont vulnérables à la maladie et à la malnutrition.

« Nous avons beaucoup de problèmes liés à l’assainissement et à la santé, à l’alimentation et au logement » déclare Deng Akuei Kak, le commissaire du district de Renk.

Les agents de santé d’un dispensaire pédiatrique, qui bénéficie de l’appui de l’UNICEF, estiment que deux enfants sur cinq accueillis au dispensaire sont en état de malnutrition sévère. Ces agents de santé indiquent en outre qu’ils voient en moyenne 200 enfants par jour, dont la plupart présentent des symptômes de paludisme ou d’infections respiratoires.

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Des enfants en classe dans un centre scolaire provisoire à Renk.

Travailler pour un avenir meilleur

L’UNICEF travaille avec des ONG et ses partenaires des pouvoirs publics afin d’appuyer toute une gamme d’interventions pour la survie de l’enfant, son éducation et sa protection, dans de nombreux camps de rapatriés et sur les lieux qui constituent la destination finale des rapatriés.

Ici à Renk, l’UNICEF apporte une aide au traitement des enfants souffrant de malnutrition. L’organisation fournit des aliments thérapeutiques et des suppléments en vitamine A, et elle approvisionne le camp en eau potable et en latrines. Elle intervient également au niveau d’un centre scolaire et d’un espace conçu pour les enfants, où les enfants peuvent jouer et bénéficier d’un soutien psycho-social de la part des travailleurs sociaux.

Ces dernières semaines, le rythme des arrivées de rapatriés à Renk s’est ralenti et, en dépit des conditions de vie difficiles, les résidents du camp disent qu’ils sont heureux de se trouver au Soudan du Sud. Pourtant, des efforts et des ressources supplémentaires sont nécessaires pour aider les rapatriés à se sentir enfin chez eux.


 

 

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