Afrique australe - Pays en crise

Angola

Image de l'UNICEF
Cette carte ne reflète pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.

Maintenant que le calme est revenu dans tout l’Angola depuis la signature du cessez-le-feu du 4 avril 2002, des institutions comme l’UNICEF représentent une pièce maîtresse dans le dispositif de paix. De nombreuses personnes déplacées, qui vivaient jusqu’à présent dans des régions immenses et inaccessibles, peuvent enfin bénéficier de l’aide de la communauté humanitaire.

  • Des évaluations récentes révèlent une situation nutritionnelle alarmante qui met particulièrement en danger les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes. Quelque 70 000 jeunes Angolais ont un besoin urgent d’alimentation complémentaire ou thérapeutique pour survivre.
  • Le Gouvernement angolais estime à 100 000 le nombre d’enfants séparés de leur famille par la guerre et à 700 000 le nombre de ceux qui ont perdu au moins un parent.
  • L’an dernier seulement, près de 400 000 femmes et enfants ont été déplacés à cause des combats. L’ONU estime qu’un quart de la population (soit sans doute 3 millions de personnes) a dû abandonner ses foyers.
  • La moitié de la population angolaise ayant 15 ans ou moins, la quasi totalité des jeunes angolais sont nés dans un contexte de guerre brutale. Vivre dans ces zones de conflit, cela voulait dire que l’on « s’attendait constamment à la violence ».
  • Plus de 90 % des enfants réfugiés en Zambie signalent des symptômes de stress post-traumatique.
  • Il n’y a plus eu de recensement depuis 1972. Près des trois quarts des 6 millions d’enfants angolais n’ont pas été enregistrés à la naissance, ce qui les laisse sans identité officielle.

Beaucoup de travailleurs humanitaires parlent avec beaucoup d’espoir d’un changement soudain en Angola depuis la signature de l’accord de paix en février et le transfert dans le bon ordre des troupes et des familles de l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) dans 35 camps de démobilisation éparpillés dans tout le pays. On peut emprunter des routes fermées depuis 30 ans. Des vieillards récoltent de l’argent, achètent des camions et envoient leurs fils de l’autre côté de la frontière pour se procurer des vivres et des produits pour le commerce. On prépare les champs pour les semailles, on répare les toits. Et les familles se retrouvent. Des dizaines de milliers de personnes traversent spontanément d’anciennes zones de conflit pour rejoindre des membres de leurs familles qu’ils n’ont peut-être pas vus depuis des années. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF Angola/ANG002/Weiss
Un programme gouvernemental d’enregistrement des naissances appuyé par l’UNICEF a reconnu officiellement ces deux enfants qui vivent dans un « camp de transit » aux abords de la capitale, Luanda. Ils sont nés dans le camp où leurs parents vivent depuis 10

Par le biais de son programme de nutrition national, le ministère angolais de la Santé encourage les tentatives visant à réduire le taux de malnutrition dans le pays. Des biscuits protéiques ont été distribués dans des centres d’alimentation complémentaire dans tout le pays afin d’améliorer la nutrition et la santé des enfants qui souffrent d’une certaine dénutrition et des femmes enceintes ou allaitantes.

« Il est capital de mettre l’accent sur l’alimentation complémentaire pour sauver les vies des enfants et des femmes qui souffrent de malnutrition en Angola, affirme Mario Ferrari, Représentant d’UNICEF Angola. Les pays en crise pivotent sur des changements historiques surprenants… Je pense que nous sommes confrontés à un énorme défi dans ce pays, et c’est ce que reflète notre ambitieux programme. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF Angola/ANG009/Weiss
Un don, par la Norvège, de 70,56 tonnes de biscuits protéiques arrive à Luanda. Cette alimentation supplémentaire fait partie des efforts déployés pour résoudre la crise alimentaire actuelle qui menace la vie de milliers de femmes et d’enfants dénutris en

L’UNICEF a préparé son premier programme pour l’Angola en temps de paix :

  • Vacciner des millions d’enfants contre la rougeole cette année.
  • Mettre en place des programmes éducatifs d’urgence.
  • Appuyer le programme d’enregistrement des naissances du gouvernement, lequel devrait atteindre un objectif de 2,4 millions d’enfants d’ici à la fin de l’année.
  • Retrouver les enfants (y compris d’anciens soldats) et les réunir à leur famille.
  • Démobiliser les enfants soldats et fournir de l’aide aux programmes de réinsertion dans la vie civile.
  • Continuer les activités concernant le VIH/SIDA et la sensibilisation aux mines.
  • Renouveler les sources d’eau potable.


Les efforts de l’UNICEF sont soutenus par divers partenaires locaux ou internationaux, y compris le Gouvernement angolais, le PAM, Action Against Hunger, Save the Children-UK, la famille MSF, Catholic Relief Services, Goal, Concern et le CUAMM.

 


 

 

Recherche