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| © UNICEF/The Silent Shout |
À la différence des autres armes de guerre, les mines terrestres et autres munitions non explosées présentent la particularité de tuer sans discernement et bien longtemps après la fin des conflits auxquels ils ont servi. Ils menacent de multiples générations de civils, notamment des enfants. Longtemps après la fin des combats, les mines terrestres restent tapies dans les champs, et les forêts, sous les routes et les sentiers – jusqu’à ce que quelqu’un marche dessus sans le savoir et déclenche une explosion mortelle, où jusqu’à ce qu’un enfant trouve un obus non exposé et joue avec. Le danger des mines terrestres et des munitions non explosées est encore plus grand pour les enfants, qui sont intrigués par ces objets inhabituels souvent de couleur vive. Les mines papillons et les bombes en grappes exercent auprès de nombreux jeunes enfants un attrait mortel.
« Le sol a explosé autour de moi. Pendant longtemps, j’ai espéré que ma jambe repousserait. »— Chan, 15 ans, Cambodge
Les mines terrestres et munitions non explosées constituent une violation de quasiment tous les articles de la Convention relative aux droits de l’enfant : le droit d’un enfant à la vie, à un environnement sûr dans lequel jouer, à la santé, à de l’eau potable, à des conditions sanitaires et à une éducation adéquate. De plus, les mines terrestres et munitions non explosées perturbent gravement l’activité économique. Ils empêchent de reconstruire des habitations, des routes, des écoles, des centres de santé et d’autres services essentiels ; ils privent la population d’accès aux terres arables et à l’irrigation, contribuant ainsi à augmenter l’insécurité alimentaire.
Les mines terrestres et munitions non explosées constituent une violation de quasiment tous les articles de la Convention relative aux droits de l’enfant : le droit d’un enfant à la vie, à un environnement sûr dans lequel jouer, à la santé, à de l’eau potable, à des conditions sanitaires et à une éducation adéquate. De plus, les mines terrestres et munitions non explosées perturbent gravement l’activité économique. Ils empêchent de reconstruire des habitations, des routes, des écoles, des centres de santé et d’autres services essentiels ; ils privent la population d’accès aux terres arables et à l’irrigation, contribuant ainsi à augmenter l’insécurité alimentaire.
Les activités de l’UNICEF en matière de lutte antimines s’effectuent principalement dans trois domaines : l’éducation aux dangers des mines, qui vise à sensibiliser la population au problème et à lui permettre de vivre plus en sécurité face à cette menace ; la mobilisation pour condamner l’utilisation des mines terrestres et déminer les autres vestiges explosifs des guerres ; et l’assistance et soutien aux enfants et autres personnes blessées. Le rôle de l’UNICEF consiste à coopérer avec des partenaires afin de veiller à ce que l’éducation aux dangers des mines soit dispensée correctement, efficacement et à temps, que le traité d’interdiction des mines terrestres et les instruments juridiques apparentés soient ratifiés et mis en œuvre universellement et que les rescapés des mines, notamment les enfants, aient accès à des services complets de soutien.
Puisque les mines font le plus de victimes pendant ou immédiatement après les conflits, dans les situations d’urgence où les autorités nationales sont inexistantes ou incapables d’intervenir, l’UNICEF s’emploie à identifier les populations à risque, à dispenser d’urgence une éducation aux dangers des mines et à soutenir d’autres activités visant à atténuer l’impact du problème. Dans la mesure du possible, l’UNICEF s’emploie à renforcer les capacités de ses partenaires, en cherchant à faire en sorte que les actions antimines initiales et l’assistance susceptible de sauver des vies laissent rapidement la place à des solutions à moyen et long terme. L’accent est mis à cet égard sur la participation de la communauté.
À l’heure actuelle, l’UNICEF mène une action antimines dans 20 pays du monde touchés par le problème et coordonne divers programmes axés sur l’éducation aux dangers des mines, la mobilisation et l’aide aux rescapés. Voici la liste de ces pays et régions : Afghanistan, Albanie, Angola, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Burundi, Cambodge, Tchad, Colombie, Érythrée, Éthiopie, Géorgie, Guatemala, Guinée-Bissau, Laos, Liban, Mauritanie, Nicaragua, Caucase du Nord (Ingoushétie/Tchétchénie), Territoires palestiniens occupés, Panama, Somalie, Sri Lanka, Soudan, Hauteurs du Golan (Syrie) et Vietnam. Le simple fait d’être un enfant, doté d’une curiosité naturelle et d’un désir de jouer, de toucher, de découvrir et d’explorer, est dangereux dans un environnement infesté d’engins explosifs provenant de guerres passées.. En 2001, l’UNICEF a établi une « équipe volante » d’appui à la lutte antimines. Cette équipe se compose de consultants dotés d’une longue expérience de la lutte antimines et des domaines voisins dans divers pays. Ces consultants sont prêts à intervenir pour apporter un soutien technique - interventions en cas d’urgence, mise en place de programmes, évaluation des besoins, formation technique et élaboration de programmes - aux équipes de pays de l’UNICEF qui en font la demande. Ces consultants peuvent être déployés pour de courtes durées (de 3 à 6 mois) et dans de brefs délais, en cas d’urgence et pour apporter un appui aux programmes antimines menés dans le monde entier par des gouvernements ou les Nations Unies. Cela a aidé l’UNICEF à répondre aux besoins d’éducation aux dangers des mines en situation d’urgence ; à effectuer des évaluations de besoins ; à planifier, concevoir et mettre en œuvre de nouveaux programmes ; et à améliorer les programmes existants au terme de suivis et d’analyses, de formations et d’autres activités visant à renforcer les capacités. Pendant ses deux premières années, le personnel des équipes volantes a été déployé dans onze pays et régions du monde, notamment : Afghanistan, Angola, Bosnie, Burundi, Cambodge, Tchad, Érythrée, Éthiopie, Macédoine, Territoires palestiniens occupés, Sri Lanka.
Également en 2001, l’UNICEF a, en collaboration avec la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres, établi le Groupe de travail sur l’éducation aux dangers des mines. Ce groupe comprend des représentants d’organisations à but non lucratif oeuvrant en faveur de l’éducation aux dangers des mines. Il réunit des praticiens de ce domaine, notamment ceux qui travaillent sur le terrain, afin de coordonner les activités menées, de partager les enseignements tirés de l’expérience et de trouver des moyens de répondre aux besoins en assistance des équipes travaillant sur le terrain. Ce groupe de travail se réunit environ trois fois par an, généralement dans le cadre de réunions intersessions et annuelles des États parties au Traité d’interdiction des mines. Les membres du Groupe de travail supervisent des projets mondiaux ainsi que l’élaboration de formation à l’éducation aux dangers des mines et y participent. Ce groupe de travail constitue non seulement un cadre dans lequel les praticiens peuvent faire partager leur expérience, mais propose également des possibilités plus structurées de formation et d’éducation, ainsi que l’ont souhaité ses membres.
L’UNICEF assure au sein des Nations Unies la coordination de l’éducation aux dangers des mines. À ce titre l’organisation s’emploie à élaborer des normes et à promouvoir les meilleures pratiques. À l’heure actuelle, l’UNICEF coopère avec des partenaires, en particulier des ONG et d’autres praticiens, en vue de définir les modules Education aux dangers des mines des Normes internationales de la lutte antimines et d’élaborer un manuel d’application facile à utiliser. Nous collaborons également avec le Centre international de déminage humanitaire de Genève en vue de définir les normes relatives à l’éducation au danger des mines du Système de gestion de l’information pour la lutte antimines.
En 2002, l’UNICEF a élaboré une stratégie visant à garantir que l’organisation s’acquitterait des responsabilités et engagements qui lui incombent dans le cadre de la politique de la lutte antimines des Nations Unies, de la stratégie de lutte antimines des Nations Unies 2001-2005, de ses propres mandats et de son énoncé de mission, ainsi que de ses engagements de base en situation d’urgence. La stratégie de lutte antimines de l’UNICEF précise, au sein même de l’UNICEF et à l’intention de ses partenaires, exactement ce que l’UNICEF peut faire et fera dans ce domaine, en particulier en ce qui concerne l’éducation aux risques des mines, la mobilisation et l’assistance aux rescapés.
Documents
La lutte antimines et sa coordination efficace : la politique des Nations Unies
Ce document définit la vision et les engagements fondamentaux des Nations Unies dans la lutte antimines ; il décrit le cadre juridique dans lequel cette lutte se déroule ; il élabore les positions communes qui découlent de la vision et des engagements fondamentaux ; et il précise les mécanismes de coordination, ainsi que les rôles et responsabilités individuels de ceux qui interviennent aux Nations Unies dans la lutte antimines.
Site web (en anglais)
La stratégie de la lutte antimines des Nations Unies : 2006-2010
La stratégie de la lutte antimines des Nations Unies pour 2006-2010 précise les objectifs stratégiques, les actions et les indicateurs de la lutte antimines des Nations Unies.
[pdf en anglais]
Normes internationales de la lutte antimines pour l’éducation aux dangers des mines : guides des meilleures pratiques
Ces guides ont pour principal objectif de fournir des conseils, des outils et des lignes directrices pour la mise en œuvre de programmes d’éducation aux dangers des mines, conformes aux Normes internationales de la lutte antimines. Ces guides ont également pour but de fournir un cadre pour une méthode d’enseignement des dangers des mines qui donne davantage d’indicateurs de la présence des mines, qui soit plus systématique et intégré. Ces guides serviront à tous ceux qui sont impliqués dans la planification, la gestion, le financement ou l’évaluation des programmes et des projets d’éducation aux dangers des mines.
Site web (en anglais)
Directives sexospécifiques des Nations Unies pour les programmes de lutte antimines
Les directives des Nations Unies pour les Programmes de lutte antimines visent à aider les décideurs des Nations Unies dans le domaine de la lutte antimines et le personnel sur le terrain, afin d’intégrer une approche sexospécifique dans leurs initiatives et opérations de lutte antimines.
Site web (en anglais)
« Ni guerre ni paix »
« Ni guerre ni paix » est la première étude internationale consacrée à des enfants se trouvant dans des groupes armés, dans des pays qui ne sont pas impliqués dans un conflit.
Site web (en anglais)
Liens
Ces liens s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre et vous conduiront à un site Internet ne dépendant pas de l’UNICEF.
EMINE – Service de la lutte antimines des Nations Unies
Le Service de la lutte antimines des Nations Unies a été constitué en octobre 1997 pour assurer la coordination de la lutte antimines au sein des Nations Unies. Le Service gère l’un des principaux réseaux d’information en ligne sur la lutte antimines : Emine.
[Page Web]
Comité international de la Croix-Rouge - CICR
La Croix-Rouge internationale est active dans le monde entier, apportant des secours aux victimes des mines terrestres et des munitions non explosées, prévenant des accidents au moyen de programmes d’éducation aux dangers des mines et s’efforçant sans relâche d’universaliser l’interdiction des mines terrestres antipersonnel.
[Page Web]
Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres
La Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres se compose d’un réseau de plus de 1100 groupes répartis dans une soixantaine de pays, qui cherchent à faire interdire l'emploi, la production, le stockage, la vente, le transfert et l’exportation des mines antipersonnel ; à obtenir la signature, la ratification, la mise en œuvre et le suivi du traité d’interdiction des mines ; à accroître les ressources allouées aux programmes humanitaires de déminage et de sensibilisation aux dangers des mines ; et à accroître les ressources allouées à la rééducation des victimes des mines terrestres et à l’assistance qui leur est apportée.
[Page Web]
Handicap International - HI
Cofondateur de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres, Handicap International est une organisation non gouvernementale qui, avec de nombreux programmes de lutte antimines dans le monde entier, joue un rôle important dans la lutte contre les mines terrestres et les munitions non explosées et l’apport d’assistance aux victimes.
[Page Web]
Mines Advisory Group - MAG
MAG est une organisation internationale non gouvernementale, à but non lucratif, qui vient en aide aux personnes touchées par les mines terrestres et les munitions non explosées (munitions non explosées, bombes, mortiers, grenades). MAG désactive et détruit les mines terrestres et les armes qui subsistent après une guerre et rendent certaines zones dangereuses.
[Page Web]
Centre cambodgien de lutte antimines
Le Centre cambodgien de lutte antimines est le principal prestataire de services antimines au Cambodge et un exemple des nombreux centres de ce type agissant dans le monde entier
[Page Web]
Centre d’informations sur la lutte antimines - James Madison University
Le Centre d’information sur la lutte antimines a été établi à l’université James Madison (JMU), comme Centre d’excellence chargé de recueillir, de traiter, d’analyser et de diffuser les informations relatives à l’action humanitaire antimines.
[Page Web]
Geneva International Centre for Humanitarian Demining
‘The Geneva International Centre for Humanitarian Demining supports Humanitarian Mine Action through operational assistance, research, and support to the implementation of the Anti-Personnel Mine Ban Convention. It is an independent Foundation supported by 18 governments.’
[Page Web]
Système de gestion de l'information pour la lutte antimines
Le Système de gestion de l'information pour la lutte antimines vise à améliorer les moyens dont on dispose pour la prise de décision, la coordination, et les stratégies d’information relatives à l’action humanitaire antimines.
[Page Web]
Munitions non explosées
Lutte antimines
1) l’éducation aux dangers des mines;
2) le déminage humanitaire, c’est-à-dire le relevé, la topographie, le marquage et (si nécessaire) le déminage proprement dit des mines et munitions non explosées ;
3) l’aide aux victimes, y compris la rééducation et la réinsertion ;
4) la destruction des stocks ; et
5) la mobilisation contre l’emploi des mines antipersonnel. Voir les Normes internationales de la lutte antimines.
(Ce lien s’ouvre dans une nouvelle fenêtre et vous conduira à un site Internet ne dépendant pas de l’UNICEF.)
La lutte antimines de l’UNICEF
Mines terrestres