L'UNICEF dans les situations d'urgence

Problèmes humanitaires

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© UNICEF/ HQ97-0088/LeMoyne
Des enfants dans un centre bénéficiant du soutien de l’UNICEF et accueillant des enfants non accompagnés dans la ville de Goma, près de la frontière rwandaise.

La communauté internationale, notamment l’UNICEF, est confrontée à des crises humanitaires d’une complexité croissante, provoquées par des conflits chroniques, par des catastrophes naturelles de grande ampleur, telles que des tremblements de terre et des vagues de sécheresse, et par de nouvelles pandémies, existantes et potentielles (par exemple le VIH/SIDA et la grippe aviaire).

Globalement, dans sa réponse humanitaire, l’UNICEF a pour objectif de sauver des vies, d’atténuer les souffrances et de protéger les droits des enfants. La réponse humanitaire de l’UNICEF s’appuie sur des moyens internationaux et nationaux, elle se fait en coopération et elle est basée sur les bonnes pratiques. En raison des changements intervenus dans l’importance, la nature et la complexité des crises humanitaires  - et du fait qu’il est admis de plus en plus que la réponse humanitaire collective à ces crises a été souvent inadaptée  - un grand nombre de politiques interorganisations des Nations Unies et de l’UNICEF ont été élaborées. On peut les aborder sous trois angles, celui du droit international et des droits qui en relèvent, de la réforme humanitaire et des contextes de crise directement liés à des questions de politique. 

La réponse humanitaire de l’UNICEF a pour fondement la Convention relative aux droits de l’enfant (CRC) et ses Protocoles facultatifs, ainsi que la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Cette réponse de l’UNICEF se situe dans des cadres normatifs reconnus internationalement, notamment les principes humanitaires de neutralité, d’impartialité et d’humanité. Par conséquent, l’UNICEF lutte pour obtenir le respect de tous les droits des enfants, en toutes circonstances, y compris dans les situations d’urgence. L’UNICEF s’est également engagé à développer un système permettant de mieux s’informer sur les violations des droits des enfants et de réagir contre ces violations. Dans ce contexte, le Conseil de sécurité  a demandé à l’UNICEF de diriger la création d’un mécanisme qui suive les violations des droits de l’enfant dans les zones de conflit et en rende compte. De concert avec ses partenaires aux niveaux national et mondial, l’UNICEF va élaborer un système de documentation, de compte rendu et de réaction concernant les violations aux droits des enfants, telles que les attaques d’écoles et d’hôpitaux, le refus de l’accès humanitaire, les déplacements, le recrutement dans les forces armées, la violence sexuelle, ainsi que les blessures et les meurtres dont les enfants sont victimes. 

Dans le cadre plus large d’une réforme des Nations Unies, l’UNICEF collabore avec les Nations Unies, des ONG et d’autres organisations à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’un certain nombre d’initiatives de réforme humanitaire. L’objectif global de ces initiatives est de parvenir à une réponse humanitaire plus prévisible, plus responsable et plus efficace.  Par exemple, le développement d’un système de subventions et de prêts ou du Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (e-CERF) a pour objectif d’améliorer la disponibilité de financements dans les situations d’urgence. En outre, afin de rendre l’intervention humanitaire plus prévisible et plus responsable, une nouvelle approche interorganisations par secteur a été adoptée avec désignation d’organisations chargées de diriger un secteur dans des domaines où des lacunes ont été identifiées. Au sein du Comité permanent interorganisations (IASC) et dans d’autres lieux de débat, l’UNICEF contribue activement à l’élaboration d’un certain nombre de politiques interorganisations et de directives sur les bonnes pratiques, telles que le Manuel du Comité permanent interorganisations sur les questions sexospécifiques en situation d’urgence et le Manuel interorganisations sur les négociations avec des entités non étatiques dans les situations d’urgence.

L’UNICEF renforce par ailleurs ses capacités d’intervention dans toute l’organisation, en créant notamment des possibilités de formation relative aux situations d’urgence et en s’appliquant à donner plus de cohérence aux demandes d’évaluation en temps réel et aux réactions qui suivent ces évaluations. De même, l’UNICEF travaille en étroite collaboration avec chacun de ses bureaux de pays et avec le Comité permanent interorganisations (IASC) afin d’améliorer son système de préalerte et sa préparation. L’UNICEF travaille également à ce que ses bureaux de pays soient au courant des débats en matière de politique, nouveaux ou en train de poindre, ainsi que des démarches novatrices. Les Principaux engagements pour les enfants en situation d’urgence (CCC) de l’UNICEF  soulignent les actions prioritaires essentielles dans cinq domaines de programme, la santé, la nutrition, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la protection de l’enfant et l’éducation, ainsi que dans d’autres secteurs tels que le VIH/SIDA, la sécurité, la logistique et les ressources humaines. Ceci sera amélioré grâce à la mise en oeuvre d’un matériel de formation adapté et d’un système de références pour évaluer les performances comme on le décrit dans le projet SPHERE.


 

 

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