L'UNICEF dans les situations d'urgence

« Nous sommes fiers de ce que nous faisons », à l’occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, les travailleurs humanitaires parlent de ce qui les pousse à continuer

La Journée mondiale de l'aide humanitaire.  Regarder dans RealPlayer

 

Par Chris Niles

L’UNICEF commémore la Journée mondiale de l'aide humanitaire en rendant hommage à ceux qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur travail, ainsi qu’à ceux qui œuvrent actuellement dans le secteur humanitaire.

NEW YORK, 17 août, 2013- L’UNICEF commémore la Journée mondiale de l'aide humanitaire en rendant hommage à ceux qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur travail, ainsi qu’à ceux qui œuvrent actuellement dans le secteur humanitaire.

Dix années se sont écoulées depuis l’attentat à la bombe du Canal Hotel à Bagdad, lors duquel 22 personnes ont péri, dont Sergio Vieira de Mello, Envoyé spécial des Nations Unies en Irak.

En réponse, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé la Journée mondiale de l'aide humanitaire en Décembre 2008.

Cette année, la Journée célèbre le travail de personnes comme Ildephonse Birhaheka, Spécialiste de la protection de l’enfance pour l'UNICEF, qui travaille dans l'Est de la République démocratique du Congo pour aider les enfants touchés par les conflits armés. En Novembre de l'année dernière, il a été pris dans une fusillade alors qu'il allait réunir des enfants qui avaient été séparés de leurs parents.

« Nous avons été souvent confrontés à des difficultés et des risques sécuritaires », explique-t-il.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/UKLA2012-01010/Schermbrucker
Ibrahim, 9 ans, va à l’école dans le camp de réfugiés de Domiz dans le nord de l’Iraq. Comme beaucoup de ses camarades de classe, il a fui la Syrie à cause du conflit. L'UNICEF fournit des services d'éducation, de protection de l'enfance, l'eau, d'hygiène, de santé et de nutrition.

Iman Morooka, Spécialiste de la communication pour l’UNICEF, travaille sur l’évaluation des besoins des familles déplacées en Somalie et en Syrie.

« Quand les combats et les risques d’enlèvement sont continus, nos mouvements peuvent être limités. Je dois également surmonter ma peur d'être prise dans une situation de conflit », dit-elle.

Le travail humanitaire est de plus en plus risqué. Plus de personnel des Nations Unies ont perdu la vie dans les années 1990s que dans les quatre décennies précédentes réunies. Et les opérations pour répondre aux crises humanitaires ne reçoivent pas le soutien financier nécessaire. Chaque année, USD 10 milliards sont nécessaires pour répondre aux besoins des victimes de catastrophes. Chaque année, les fonds manquent.

« C'est une expérience très dure émotionnellement parce que vous voyez des gens qui vivent dans des conditions extrêmement difficiles, mais c'est aussi inspirant parce que vous voyez combien les gens sont résilients et arrivent à trouver des moyens pour faire face à la situation», continue M. Marooka.

M. Birhaheka, explique que son travail est sa passion et qu’il ressent un sens d’accomplissement quand il peut réunir des enfants et leurs familles, et lorsque des enfants traumatisés par le conflit retrouvent leur bien-être.

« Alors nous nous sentons fiers de ce que nous faisons», dit-il.

Mme Marooka décrit son expérience à Homs, en Syrie, où elle a visité une école mise en place par l'UNICEF pour les enfants déplacés par les bombardements.

« Voir  les enfants assis dans la salle de classe à apprendre, c'est extrêmement gratifiant et je suis très fière de faire partie de l'UNICEF », dit-elle.

En cette Journée mondiale de l'aide humanitaire, rejoignez OCHA et l'UNICEF et utilisez le pouvoir des mots pour aider à sauver des vies. Pour en savoir plus, suivez @UN_WHD & visitez http://www.worldhumanitarianday.org/


 

 

Photographie : Répondre aux besoins des enfants

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