L'UNICEF dans les situations d'urgence

« L’Action humanitaire pour les enfants 2012 » appelle à continuer les efforts sur la Corne de l’Afrique

Le rapport demande 1,28 milliard de dollars pour satisfaire aux besoins des plus vulnérables du monde

Par Chris Niles

NEW YORK, 27 janvier 2012 – La crise actuelle dans la Corne de l'Afrique continuera de prendre une part significative de la réponse humanitaire mondiale de l'UNICEF dans l'année à venir,conformément au rapport de l'organisation sur l'Action humanitaire pour les enfants 2012, lancé aujourd'hui.

VIDÉO: 19 janvier 2012 - le Directeur des programmes d'urgence de l'UNICEF, Louis-Georges Arsenault, s'exprime sur l'Appel annuel de l'UNICEF pour un financement des urgences  Regarder dans RealPlayer

 

Dans son rappport, l'UNICEF demande 1,28 mlliard de dollars É.-U. pour pouvoir satisfaire aux besoins des enfants et de leurs familles les plus vulnérables dans 25 pays et territoires. Cela représente une diminution de 9 pour cent par rapport à l'appel de l'année dernière.

La crise continue dans la Corne de l'Afrique

La crise en Somali et dans les autres pays de la Corne de l'Afrique compte pour un tiers du montant total demandé.

La demande de financement de l'UNICEF reflète une inquiétude sérieuse concernant la vie de centaines de milliers d'enfants dans la région qui reste menacée parce qu'ils n'ont pas assez à manger – Près de la moitié des fonds demandés pour Djibouti, l'Éthiopie, le Kenya et la Somalie ira aux achats et aux approvisionnements alimentaires et nutritionnels.

« Nous maintiendrons en 2012 notre attention sur la Corne de l'Afrique, et tout particulièrement cette année sur la Somalie et la situation des réfugié de Dadaab dans l'est du Kenya » déclare le Directeur des Programmes d'urgence de l'UNICEF,  Louis-Georges Arsenault.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2011-1121/Holt
Le Directeur général de l'UNICEF, Anthony Lake, rend visite aux villageois du district de Turkana, victimes de la sécheresse, dans le nord-ouest du Kenya. est l'urgence de longue durée la plus importante parmi celles, nombreuses, qui ont mis à mal les droits et le bien-être des enfants en 2011.

Satisfaire les besoins urgents et à  long terme

Le rapport souligne également les besoins des enfants et des familles déplacées par la violence en Côte-d'Ivoire et au Soudan du Sud, les inondation pour la deuxième année consécutive au Pakistan et la reconstruction en cours en Haïti après le séisme de janvier de 2010.

« Nous avons obtenu beaucoup de résultats positifs dans le cadre des urgences en 2011, mais les besoins urgents et à long terme de millions d'enfants et de leurs familles vont continuer en 2012. L'UNICEF demande des financements adéquats afin de tenir ses engagements envers les enfants. Ils représentent non seulement l'avenir, mais sont les plus vulnérables et méritent un soutien généreux et conséquent de la communauté des donateurs », affirme Rima Salah, qui fait office de Directrice générale adjointe de l'UNICEF.

L'appel de fonds permettra également de répondre aux urgences dites « silencieuses » comme en République démocratique du Congo où depuis juin 2011, 1,5 million de personnes, dont pour la moitié des enfants, ont été déplacées par les violences ethniques. Des millions d'autres ont été victimes d'agressions sexuelles et affectées par une scolarisation insuffisante.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2011-1379/Page
À proximité des eaux montantes des inondations, des femmes utilisent une pompe à eau alors que le Pakistan connait sa deuxième année d'inondations extrêmes. Les désastres climatiques exposent les enfants à des cycles répétés de crise.

réagir de manière rapide, flexible

« Au Sahel, nous sommes confrontés à une crise nutritionnelle d'une plus grande ampleur qu’à l'ordinaire ; la République démocratique du Congo, le Tchad et la République centrafricaine, pour n'en citer que quelques-uns, sont tous en situations d’urgences qui vont nécessiter des financements si l'on veut que les populations les plus vulnérables, comme les enfants et les femmes, puissent survivre », déclare Rima Salah.

Le rapport insiste sur le besoin critique de financements prévisibles et flexibles pour répondre aux situations d'urgence majeures et « silencieuses ».

« Une des raisons principales est d'être en mesure de répondre là où l'on n'accorde aucune attention et d'avoir suffisament de flexibilité pour agir très vite là où survient soudainement une urgence, sans avoir à attendre un financement », explique Louis-Georges Arsenault.

Cette réactivité permettra à l'UNICEF, comme le stipule le rapport, de respecter son engagement de « réaliser le plus complètement les droits de tous les enfants dans toutes les  situations ».


 

 

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