L'UNICEF dans les situations d'urgence

Renforcer la résilience : l'UNICEF lance le rapport sur l'« Action humanitaire pour les enfants 2011 »

Le rapport demande 1,4 milliard de dollars É.-U. pour répondre aux crises les plus extrêmes

Par Chris Niles

NEW YORK, États-Unis, 7 mars 2011 - L'UNICEF a lancé un appel de 1,4 milliard de dollars É.-U. pour répondre à des crises humanitaires de plus en plus graves. Le rapport sur l'« Action humanitaire pour les enfants 2011 » insiste sur la nécessité d'aider les communautés vulnérables à se préparer contre les catastrophes avant qu'elles ne se produisent.

VIDÉO : Le reportage du correspondant de l'UNICEF Patrice Brizard sur le rapport sur l'« Action humanitaire pour les enfants 2011 » dans lequel l’institution demande 1,4 milliard de dollars É.-U. pour aider les enfants et les femmes affectés dans le monde par des crises de plus en plus graves.  Regarder dans RealPlayer

 

« Renforcer les communautés et leur permettre de gérer les risques anticipés avant qu'une crise ne se produise est non seulement essentiel pour réduire leurs souffrances quand les catastrophes surviennent » déclare la Directrice générale adjointe de l'UNICEF, Hilde F. Johnson. « Cela réduit aussi le chemin qui mène au redressement ».

Des inondations catastrophiques au Pakistan et un tremblement de terre qui a tué des centaines de milliers de personnes en Haïti one sont que deux exemples des catastrophes qui, l'an dernier, ont bouleversé des pays déjà fragiles. « Nous savons que le nombre de catastrophes naturelles et de personnes sinistrées s'accroît d'année en année », explique le Directeur des opérations d'urgence de l'UNICEF, Louis-Georges Arsenault.

Crises dans 32 pays

Dans le monde, des millions de personnes sont affectées par la sécheresse, la famine, les conflits violents et le déplacement à long terme. « Action humanitaire pour les enfants » met en lumière 32 pays et insiste sur la nécessité d'aider les communautés vulnérables à s'aider elles-mêmes. 

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2010-2203/Asselin
Dans le village d'Avedji, au Bénin, un garçon marche sur un parpaing pour éviter l'eau des crues alors qu'il quitte l'école. Dans tout le pays, de graves inondations ont touché en septembre et octobre 2010 plus de 680 000 personnes, dont 122 000 enfants de moins de cinq ans.

Le rapport sollicite aussi un financement pour répondre à ce qu'on appelle « les crises oubliées » comme celles de la République démocratique du Congo ou de l'Afghanistan. Outre les besoins les plus essentiels comme l'eau, la nourriture et l'éducation, les enfants et les familles affectés par ces crises ont besoin de protection contre les violences et les sévices. 

« Il s'agit de s'assurer que les communautés aient une meilleure capacité à absorber les risques ou les menaces qui proviennent de catastrophes naturelles ou de conflits », affirme Louis-Georges Arsenault. « Il s'agit de garantir qu'il existe un degré de préparation aux risques. »

Préparation aux crises

Qu'il s'agisse d'enseigner aux enfants les techniques de protection en cas de catastrophe ou de construire des dispensaires et des écoles plus solides, la préparation au risque, non seulement sauve des vies, mais elle favorise aussi la confiance et l'espoir en l'avenir.

Image de l'UNICEF
© UNICEF/NYHQ2011-0096/Noorani
Une fille se tient à l'extérieur de la maison de sa famille dans la province pakistanaise de Khyber-Pakhtunkhwa, ravagée par les inondations. La population du Pakistan continue de lutter contre les conséquences d’inondations qui ont commencé à la mi-juillet 2010 et ont été les pires jamais enregistrées dans l'histoire du pays.

L'UNICEF sollicite 1,4 milliard de dollars É.-U., une augmentation de 21 pour cent par rapport à 2010. Ce chiffre reflète la gravité de plus en plus grande des catastrophes naturelles et la nécessité d'une action immédiate afin d'éviter que ne se développent les pires conséquences des crises. 

« Après une année de catastrophes naturelles dévastatrices et de tragédies humaines, il n'a jamais été plus opportun de renforcer la résilience des populations et des communautés qui se trouvent continuellement dans une situation dangereuse », dit Hilde F. Johnson.  

« Il est vrai que le contexte financier est très difficile mais nous devons prouver que, à l'avenir, nous serons capables de réduire les besoins », ajoute Louis-Georges Arsenault. « Nous devons investir dès maintenant ».


 

 

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