L'UNICEF dans les situations d'urgence

Un peu d'aide parvient aux familles palestiniennes affectés par la crise à Gaza

Image de l'UNICEF: Palestinian children wounded hospital
© REUTERS/Salem
Des enfants palestiniens blessés au cours des bombardements se précipitent à l’hôpital de Shifa à Gaza le 5 janvier 2009.

NEW YORK, USA, 7 janvier 2009 – Alors que les combats à Gaza qui continuent, entrent aujourd'hui dans leur 12eme journée,  un cessez-le-feu de trois heures a permis l'acheminement limité d'une aide humanitaire dans le territoire. L'UNICEF a pu distribuer un peu d'aide aux civils affectés par le conflit en cours, comprenant des kits d'eau pour les familles et des kits de santé.

Cependant, aide beaucoup  plus importante est nécessaire si l'on veut répondre aux besoins urgents des enfants en danger.

Gaza est maintenant divisée en deux et il n’y a pas d’électricité dans 75 % du territoire de Gaza, ce qui pose de grosses difficultés aux établissements médicaux. Plus de 500 000 habitants de Gaza ne disposent pas d’eau courante et le manque d’électricité a paralysé les centres de traitement des eaux usées, ce qui augmente le risque de maladies d’origine hydrique.

Cependant, selon le bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) une école de la ville de Gaza, dirigée par l'UNWRA (United Nations Relief and Works Agency), a été bombardée hier, faisant de nombreux morts et blessés.

« On manque de mots pour décrire la situation »

Les Nations Unies ont qualifié la situation de « crise humanitaire ».

« Maintenant, la situation à Gaza est très mauvaise, on manque de mots pour la décrire », a dit Reem, une Palestinienne de 16 ans, dans un entretien avec Radio UNICEF.

« Nous habitons au premier étage [de notre maison] avec quatre autres familles qui ont fui les combats à la frontière, a-t-elle ajouté.  Il y a 35 personnes dans la maison, des enfants, des personnes âgés, des femmes et des enfants. La vie est comme ça dans la plupart des maisons de Gaza maintenant ».

Une population à bout de nerfs

Bien que la plupart des centres de distribution alimentaire des Nations Unies soient ouverts, beaucoup de familles de Gaza n’ont plus accès à des vivres en raison de l’insécurité.

« Nous nous nourrissons de conserves, dit Reem. Il n’y a pas de gaz, pas d’électricité pour faire du pain. Alors les enfants sont obligés de sortir le matin et de faire la queue devant la boulangerie pour prendre un ou deux sacs de pains ».

L’Association des boulangers de Gaza affirme que ses membres commencent à manquer de carburant parce que le conflit les empêche d’aller se ravitailler aux  entrepôts.

Reem fait valoir qu’après 11 jours de séquestration, les tensions commencent à être insupportables.

« Aujourd’hui il fait beau, il y a  du soleil, les enfants et les adultes vont sur le toit, ils s’ennuient dans la maison, dit-elle, Mais nous avons un voisin qui a deux enfant de 15 et 16 ans et ils jouaient sur le toit quand un avion leur a tiré dessus. Même sur les toits on n’est pas en sécurité ».



 

 

Audio (en anglais)

5 janvier 2009 : Reem, 16 ans, intervient à la radio UNICEF depuis chez elle dans la Gaza.
AUDIO écouter

Recherche