L'UNICEF dans les situations d'urgence

L’UNICEF met en place des centres pour les familles déplacées par le conflit qui frappe l’Ossétie du Sud et ses secteurs proches

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© UNICEF Georgia/2008/Volpe
Solomon Surameli, 10 ans, est originaire du village de Brotsleti qui a été gravement touché par le conflit se déroulant en Ossétie du Sud et ses secteurs proches, en Géorgie. Il vit dans un camp pour personnes déplacées dans la banlieue de Gori.

GENEVE, Suisse, 4 septembre 2008 – Quand le conflit a éclaté le mois dernier en Ossétie du Sud et dans les alentours, en Géorgie, Solomon Surameli, 10 ans, s’est immédiatement enfui vers le sud avec ses parents. Il habitait dans un village situé sur la ligne de front.

« J’ai vu les tanks arriver et la route principale était complètement encerclée. J’avais très peur. On jetait des bombes des avions, six bombes ont été larguées. Les maisons ont été brûlées, » raconte Solomon.

Depuis quelques jours, il vit dans un camp pour personnes déplacées dans la banlieue de Gori, une des plus grandes villes de Georgie.

Avec leurs bâtiments détruits et leurs voitures incendiées, les rues de Gori révèlent les ravages causés par les récents affrontements. Dans la banlieue, le camp s’est agrandi pour recevoir 1 200 personnes déplacées tandis que 3 000 autres personnes vivent dans 22 centres collectifs mis en place dans des écoles et des écoles maternelles.

Distribuer les fournitures indispensables

Le campement est géré à la fois par l’UNICEF, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge internationale. Tous ces partenaires collaborent pour procurer aux habitants déplacés de l’eau, de la nourriture, des couvertures, de la literie, des médicaments ainsi que d’autres fournitures indispensables. 

L’UNICEF a récemment distribué des trousses familiales dans le camp. Chaque trousse contient des objets comme des seaux d’eau, des bidons et du savon.

Les enfants reçoivent aussi la possibilité de jouer et d’apprendre. En partenariat avec les ONG Vision du Monde et Everychild, l’UNICEF a mis en place des espaces « amis des enfants » où l’on dispense un soutien psychosocial et où l’organise des loisirs et des activités sportives.

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© UNICEF Georgia/2008/Volpe
Le 29 août, l’UNICEF a distribué 340 trousses familiales pour 1 100 personnes déplacées vivant dans un camp de la ville de Gori.

Aide pour les enfants de Géorgie

Le but de ces espaces « amis des enfants » est d’aider les enfants déplacés à gérer le stress qu’ils ont subi pendant le conflit. Ces programmes se poursuivront jusqu’à la reprise de l’enseignement normal.

« L’UNICEF collabore avec le gouvernement pour veiller à ce que les enfants retournent à l’école, » a déclaré la Représentante de l’UNICEF en Géorgie, Giovanna Barberis. « Jusqu’à ce moment là, l’UNICEF assurera aux enfants dans le besoin un soutien psychosocial gratuit,  fournira des informations sur les dangers posés par les mines et sur l’hygiène et veillera à leur approvisionnement en eau et à l’assainissement ».

Au total, plus de 46 000 enfants et leurs familles ont bénéficié de l’aide directe de l’UNICEF depuis la mi-août.

La Directrice régionale en Ossétie du Nord

Parallèlement, la Directrice régionale de l’UNICEF Maria Calivis s’est rendue en visite le week-end dernier à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, Fédération de Russie, pour évaluer la situation des enfants et des femmes touchés par le conflit. Cette visite a fait suite à des missions à Tbilissi et à Moscou la semaine dernière au cours desquels Mme Calivis a également évoquer l’intervention de l’UNICEF face à la crise.

Alors qu’elle se trouvait en Ossétie du Nord, elle a rencontré des membres du gouvernement et des représentants d’autres institutions de l’ONU et d’ONG ainsi que des enfants et des femmes qui avaient dû s’enfuir de chez eux suite aux hostilités.

En coopération avec les autorités locales d’Ossétie du Nord, l’UNICEF a déterminé les domaines dans lesquels son assistance et ses connaissances pouvaient présenter un intérêt précis. Il s’agit notamment du soutien psychosocial, de la remise en état et l’aménagement des bâtiments scolaires, de la mise en place d’espace adaptés aux enfants et la distribution des kits « Ecole en boîte ».

« Une des choses les plus importantes est que les enfants retournent à une vie normale et l’école est un environnement qui les protège »,  a rappelé Mme Calivis. « Il est donc important d’aider chaque enfant à retourner à l’école. »


 

 

Audio (en anglais)

4 septembre 2008 :
Chris Schuepp, de l’UNICEF s’entretient avec la représentante de l’UNICEF en Géorgie Giovanna Barberis des difficultés auxquelles sont confrontées les familles déplacées.
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