L'UNICEF dans les situations d'urgence

L'UNICEF répond aux besoins urgents des enfants et des femmes en Géorgie et en Russie

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© UNICEF Georgia/2008/Nikolaishvili
Des enfants comme ceux mentionnées ci-dessus, prenant refuge dans un jardin d'enfants à Tbilissi, représentent 40 pour cent de la population totale déplacée à la suite du conflit en Géorgie. Beaucoup d'entre elles ont besoin de services psychosociaux que l'UNICEF s'emploie à fournir.

NEW YORK, États-Unis, 15 août 2008 - L'UNICEF demeure gravement préoccupé par l'escalade des hostilités en Ossétie du Sud, où il y aurait un grand nombre de victimes civiles. Parmi ceux qui sont piégés par le conflit et en quête de sécurité, il y a une forte proportion de femmes et d'enfants. Selon des statistiques fournies par des agents locaux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, les déplacés seraient de l'ordre de 100 000 personnes. Beaucoup d'autres auraient été tués ou blessés.

Cliquez ici pour entendre le représentant de l'UNICEF en Géorgie Benjamin Perks discuter de l'effort d'aide aux personnes touchées par le conflit. (en anglais)

« L’ampleur des combats a totalement surpris les gens, » a dit M. Perks, ajoutant que la majeure partie des personnes touchées étaient « hébergées dans des collectivités, alors que d’autres avaient trouvé refuge chez des parents ou étaient reçues dans des familles. »

L'UNICEF et ses partenaires ont déjà dépêché des approvisionnements en nutrition et en produits d'hygiène et de purification d'eau à plus de 4000 personnes qui ont fui leurs foyers. L'organisation a également des plans de transport aérien de kits « School-in-a-Box » (Écoles en boîte) et kits de loisirs, des kits familiaux de base ainsi que le nécessaire en eau et assainissement pour environ 6000 familles durant les prochains jours.

La fourniture de services psychosociaux pour les enfants témoins d'actes de violence est un autre domaine important dans lequel l'UNICEF prévoit s'impliquer.

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Un jeune enfant dans un refuge dans un ancien bureau du Ministère géorgien des réfugiés et du logement - un des édifices publics où les personnes déplacées, y compris les enfants et les femmes enceintes, dorment sur le plancher sans literie.

Faire face aux besoins sanitaires de base

Du côté russe, 30 000 personnes – dont 80 pour cent de femmes et d’enfants – ont passé la frontière, cherchant refuge en Fédération de Russie. Beaucoup d’entre eux sont logés provisoirement dans des centres d’accueil ou dans des familles, en Ossétie du Nord ou dans d’autres régions de la Russie méridionale. Le ministère russe des Secours d’urgence, l’EMERCOM, a  accordé une aide d’urgence aux déplacés dans 51 centres.

En Géorgie, la plupart des personnes déplacées ont été hébergées dans 170 installations temporaires telles que les jardins d'enfants, les écoles et les bâtiments gouvernementaux publics. Toutefois, plusieurs installations manquent des éléments de base telles que les toilettes, de l'eau potable et l'électricité.

« Nous essayons de faire en sorte que les besoins de base en matière de santé et d’hygiène de tous les enfants soient assurés », a dit M. Perks. « Nous avons un problème particulier … avec les enfants se trouvant dans une institution ou handicapés et qui sont touchés par le conflit. Nous voulons nous assurer que les services sociaux soient en mesure d’apporter une aide à des enfants particulièrement vulnérables et qui ne bénéficient pas de la protection d’une famille. »

Le rétablissement sur le plan psychosocial

M. Perks a ajouté : « Il est tout particulièrement à craindre que cette énorme escalade de la violence ait un impact psychologique non seulement sur les enfants mais aussi sur leurs parents. »

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Une fille de cinq ans qui a été déplacée de la zone de conflit avec sa famille, près de l'Ossétie du Sud. Selon leurs parents, beaucoup de jeunes enfants touchés par le conflit trouvent difficilement le sommeil la nuit.

Des soins d’ordre psychosocial figurent sur la liste des priorités de l’UNICEF dans le Caucase du Nord russe.

« Nous disposons d’une grande expérience dans ce domaine après avoir mis en oeuvre un important programme de rétablissement psychosocial, suite au siège de l’école de Beslan », a précisé le responsable du bureau de l’UNICEF dans le Caucase du Nord, Rashed Mustafa. « Et comme l’année scolaire commence en Russie dans un peu plus de deux semaines, il est urgent de garantir à ces enfants leur droit à l’éducation. »

Programmes de coopération

L’UNICEF travaille en étroite coopération avec les organisations des Nations Unies sur le terrain, faisant une évaluation de la situation et des besoins immédiats. Il est extrêmement difficile, à présent, d’accéder aux zones de conflit. Les Nations Unies ont fait des offres d’aide humanitaire aux gouvernements de Géorgie et de la Fédération de Russie.

L’UNICEF dispose de bureaux à Tbilisi, en Géorgie, et, en Fédération de Russie, à Moscou et à Vladikavkaz (Ossétie du Nord). L’organisation collabore étroitement avec ses interlocuteurs des pouvoirs publics et ses partenaires pour la mise en oeuvre de programmes nationaux de coopération. Ils suivent de près la situation et sont en contacts réguliers avec les pouvoirs publics concernés.

« Il faut que nous puissions réagir très rapidement pour assurer aux enfants un retour aux activités normales de leur âge et garantir qu’ils bénéficient des mécanismes de protection et des normes sanitaires » a dit M. Perks.


 

 

Audio (en anglais)

Le représentant adjoint de l’UNICEF en Géorgie, Benjamin Perks, parle de l’effort d’aide en faveur des personnes déplacées à cause du conflit en Géorgie et en Russie.
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