L'UNICEF dans les situations d'urgence

Les enfants libanais confrontés aux épreuves de l’après-guerre

Image de l'UNICEF: Middle East crisis - Lebanon teenagers
© UNICEF video
Mariam Kamal El Dine, 15 ans, observe ce qui reste de son école dévastée, à Srifa (Liban).

Par Lisa Pottger et Kitty Logan

NEW-YORK, ETATS-UNIS, 14 septembre 2006 – Dans la ville de Srifa, au sud du Liban, les générations antérieures ont souvent connu la guerre. Mais pour Mariam Kamal El Dine, 15 ans, et ses jeunes sœurs, le récent conflit d’un mois entre Israël et le Hezbollah a été le premier. 

Mariam et sa famille ont fui la ville pendant les hostilités mais elles sont aujourd’hui de retour dans ce qu’il reste de la maison où ont grandi ses parents et ses grands-parents. La maison n’a pas d’électricité. A l’extérieur, ce ne sont que d’énormes amoncellements de gravas, de verre brisé et de métal tordu. 

La famille a survécu à l’épreuve mais le traumatisme est toujours perceptible sur le visage et dans la voix de Mariam. « Nous nous sentons au plus bas, complètement vidés, affirme-t-elle. Nous avons été séparés de tous nos amis.» 

Assurer les besoins familiaux les plus élémentaire

« Srifa a subi une destruction de grande envergure, ajoute Sara, la sœur de Miriam, 14 ans. Avant la guerre, nous avions l’habitude d’aller dans le centre-ville. Il y avait là beaucoup de gens. Maintenant, si vous y allez, vous n’avez pas du tout envie de vous y promener. »

Pas facile, pour les parents de Mariam, de subvenir aux besoins de la famille les plus élémentaires. Le petit générateur n’est pas assez puissant pour alimenter le réfrigérateur ce qui fait que la viande et les autres aliments se détériorent rapidement.

Image de l'UNICEF: Middle East crisis - Lebanon teenagers
© UNICEF video
« Cela fait si mal de voir ça. Nous avions bâti nos rêves à cet endroit », dit Mariam Kamal El Dine face aux dégâts subis par Srifa durant la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Bien que sa situation soit sombre, la famille de Mariam a été relativement chanceuse. Quelque 15 000 foyers, y compris au moins la moitié de ceux de Srifa, ont été détruits pendant les bombardements du sud du Liban. Sur près d’un million de personnes qui  ont pris le chemin de l’exode pendant la guerre, plus d’un quart demeurent déplacées, soit qu’elles aient perdu leur foyer ou parce que des munitions non explosées et autres dangers font qu’il est impossible de retourner chez elles.

Année scolaire repoussée

L’école de Mariam a aussi été très endommagée tout comme 50 établissements scolaires de la région. Pour l’instant, les cours, qui auraient dû commencer en septembre, ont été repoussés jusqu’à ce que le bâtiment puisse être remis en état.

La campagne de l’UNICEF Liban « Retour à l’école » a pour but d’envoyer en classe 350 000 enfants comme Mariam d’ici le 18 octobre. Mariam espère qu’elle en fera partie. Plus tard, elle voudrait être journaliste.
 
«Une partie de nos rêves et de nos aspirations ont été détruites, affirme-t-elle, mais je suis sûre que beaucoup de choses vont changer à l’avenir. »

 


 

 

Vidéo (en anglais)

12 septembre 2006:
Une adolescente et sa famille, qui ont pris le chemin de l’exode durant le récent conflit, regagnent leur domicile dans la localité dévastée de Srifa, au sud Liban.

 VIDEO haut | bas

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