L'UNICEF dans les situations d'urgence

Des défis à relever pour la rentrée des classes à Gaza et en Cisjordanie

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© UNICEF oPt/2006/Sabella
Ces enfants de Cisjordanie ont constitué leurs propres groupes de défense du droit à l'éducation.

Par Jane O'Brien

NEW YORK, 1er septembre 2006 – La violence en cours en Cisjordanie et à Gaza risque de perturber sérieusement la rentrée scolaire alors que plus de 1,6 million d’enfants se préparent à retourner en classe. La pauvreté vient aggraver la situation – les enseignants n’ont pas touché leur salaire depuis six mois et ils menacent de faire grève, alors que de nombreuses familles ne peuvent pas se permettre de régler les frais de scolarité ni d’acheter des uniformes.

L’UNICEF, le Ministère de l’Éducation et d’autres partenaires lancent une campagne de rentrée des classes prévoyant une aide aux plus démunis.

Le Représentant de l’UNICEF dans les Territoires palestiniens occupés, Dan Rohrmann, déclare que l’école est une question de survie pour ces enfants qui vivent chaque jour dans la crainte et au milieu du danger. Dans le seul mois de juillet, 39 enfants ont été tués.

« Ils vivent dans un environnement de crainte, de violence et d’insécurité exceptionnelles. En outre, ils ont eu un été très, très difficile avec beaucoup d’incursions militaires, beaucoup de bombardements, rendant la situation pire », dit-il.

« Les enfants avaient vraiment peur de jouer à l’extérieur. Ils n’allaient pas à la plage. Ils n’allaient pas dans les jardins. Ils jouaient dans les maisons. Aussi, avec la rentrée des classes, on les ramène à la normalité et à la vie quotidienne qu’ils aiment ».

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Lamees Moeen, 16, et Ibrahim Daood, 17, déclarent qu’il n’y a pas de place pour la violence dans les écoles.

Mobiliser la communauté pour le soutien à l’éducation

Afin d’affronter les défis qui se présentent, l’UNICEF et ses partenaires ont constitué un certain nombre de groupes de réflexion, composés d’élèves, de parents et d’enseignants. Les réunions ont pour objectif de mobiliser la communauté pour le soutien de l’éducation.

Certains enfants ont créé leurs propres groupes pour lutter contre l’impact de la violence dans les écoles. Presque la moitié des élèves ont été exposés l’an dernier à la violence et beaucoup d’entre eux disent que c’est la raison pour laquelle ils ont abandonné l’école.

« Lorsqu’on parle des principaux défis scolaires à relever, c’est de sécurité dont nous avons vraiment besoin. On peut assurer d’une manière ou d’une autre un soutien financier, mais on ne peut pas évacuer facilement la tension qu’il y a chez les enfants », dit Sahar Jared, un enseignant de Gaza.

« Non seulement les enseignements sont exposés à des difficultés financières, mais ils sont menacés dans leur sécurité et ils supportent des contraintes telles que les routes bloquées et les barrages routiers, qui affectent les enseignants comme les élèves », dit Jamal Abdel Halim, un autre enseignant de Cisjordanie. « Il faudrait venir à bout des défis financiers et psychologiques ».

Les enfants eux-mêmes disent que l’éducation est cruciale pour leur avenir mais que la violence et la pauvreté remettent en cause leur droit fondamental.

« J’aurai des problèmes pour étudier à cause des coupures d’électricité et d’eau, mais je dois poursuivre mon éducation », dit Omar Al Sayyed, qui est âgé de 12 ans.

Dans le cadre de la campagne de rentrée des classes, l’UNICEF contribue à rendre les écoles mieux conçues pour les élèves. Elle fournit du matériel pédagogique et scolaire et elle aide également les parents démunis à payer les uniformes et fournitures scolaires.


 

 

Vidéo (en anglais)

1er septembre 2006 :
La correspondante de l’UNICEF, Jane O’Brien, montre l’importance cruciale de l’école pour les enfants à Gaza et en Cisjordanie.

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