L'UNICEF dans les situations d'urgence

Alors que des milliers de familles libanaises rentrent chez elles, l’UNICEF prévient du danger des bombes non explosées

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© UNICEF/HQ06-1146/Brooks
Les familles qui retournent chez elles au Liban font face à la dévastation et à la menace des bombes non explosées.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, États-Unis, 15 août 2006 – L’UNICEF avertit du danger des bombes non explosées, qui est couru par des milliers d’enfants libanais, rentrant chez eux à la suite du cessez-le-feu intervenu lundi entre Israël et le Hezbollah.

On estime qu’un dixième des engins, lancés sur le pays au cours du conflit de 34 jours, n’ont pas explosé. Un bon nombre d’entre eux peuvent être prêts à exploser dans des écoles, des hôpitaux et des maisons.

« Les enfants sont plus exposés au danger que les adultes parce qu’ils sont attirés par les objets et s’en saisissent, qu’ils ont moins d’expérience qu’eux, qu’ils sont plus petits et plus près du sol – de telle sorte qu’ils souffrent bien davantage des effets d’une explosion », a déclaré le Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, Dan Toole.

Une plaque tournante humanitaire à Tyr

L’UNICEF a lancé une campagne massive de sensibilisation en Syrie et au Liban. Des dizaines de milliers de tracts ont été distribués, alors que les stations de radio et de télévision diffusent des avertissements sur le danger des bombes non explosées.

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© Reuters/Bensemra
À la suite du cessez-le-feu intervenu entre Israël et le Hezbollah, des milliers de familles déplacées rentrent chez elles dans le sud Liban, mais un bon nombre de routes sont impraticables en raison des bombardements qui ont eu lieu.

« Dans une guerre, 10 pour cent en général des engins n’explosent pas lorsqu’ils touchent le sol », a indiqué M. Toole. « Ce que nous ignorons au Liban c’est le nombre d’engins auquel s’applique ce pourcentage de 10 pour cent, bien que ce nombre soit énorme. Nous avons eu également la confirmation que des bombes à fragmentation avaient été utilisées sur quelques sites ».

Une plaque tournante humanitaire a été installée dans le port de Tyr, dans le sud du pays, une des zones les plus gravement touchées. On pourra, à partir de là, distribuer de l’aide humanitaire dans les secteurs isolés que le pilonnage a coupés de l’extérieur.

L’UNICEF s’occupe de l’approvisionnement en eau et de la fourniture d’assainissement. L’organisation va en outre aider les enfants à retourner en classe dans les jours qui viennent.

Les embouteillages bloquent les routes endommagées

Beaucoup de gens se sont trouvés coincés chez eux au début des combats et ils ont un besoin urgent de produits alimentaires, d’eau et de fournitures médicales. L’UNICEF achemine des dizaines de milliers de litres d’eau sur des secteurs sinistrés de Tyr, Saïda et Rmeish.

La situation s’est trouvée compliquée par le retour de milliers de réfugiés qui ont également besoin d’aide. Environ 10 000 personnes ont déjà quitté leur refuge en Syrie, et ils seraient 200 000 à rentrer dans le sud.

La densité de la circulation a entraîné des embouteillages sur des routes déjà endommagées et par lesquelles il est difficile de passer. Les enfants constituent environ la moitié environ des quelque 800 000 libanais déplacés par le conflit.


 

 

Vidéo (en anglais)

16 août 2006 : 
Reportage du Correspondant de l'UNICEF Karim Bin-Hummam sur la nouvelle campagne avertissant les familles rentrant chez elles du danger des engins non explosés au Sud Liban.
 VIDEO  haut | bas

Vidéo (en anglais)


15 août 2006 :
Le Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, Dan Toole, indique que les bombes non explosées constituent une menace très grave pour les enfants au Liban.
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