L'UNICEF dans les situations d'urgence

Alors que la crise au Proche Orient continue, les fournitures arrivent au Sud Liban

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© Polaris/Brooks
Randa, 6 ans, est assise, en état de choc, à Tibnin, au Liban, où sa mère est morte dans une attaque récente.

Par Sabine Dolan

NEW YORK, États-Unis, le 31 juillet 2006 : au lendemain de l’attaque de dimanche sur la ville de Cana, au sud du Liban, qui a causé la mort d’une soixantaine de personnes dont 37 enfants, l’UNICEF demande à toutes les parties concernées de répondre à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies M. Kofi Annan et de cesser immédiatement les hostilités. 

« Nous condamnons fermement ces attaques continues contre les populations civiles, et en particulier les enfants » a indiqué la Directrice générale de l’UNICEF Mme Ann M. Veneman dans une déclaration faite le jour de l’attaque.

Mme Veneman a précisé aujourd’hui que le fait qu’un si grand nombre de femmes et d’enfants se trouvaient dans le bâtiment frappé constituait une grande source de préoccupation pour l’institution.

« Ce qu’on ne dit pas, c’est que dans cette guerre 30 pour cent des morts sont des enfants et 45 pour cent des personnes déplacées sont aussi des enfants, et que c’est donc une guerre qui a vraiment un impact très, très immédiat et très réel sur les enfants. »

Acheminer les fournitures au sud du pays

Au 20e jour du conflit entre Israël et le Hezbollah, le bilan provisoire est de 670 morts et 3 125 blessés au Liban seulement. L’UNICEF pense qu’un tiers d’entre eux sont des enfants.

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© UNICEF/HQ06-1114/Brooks
Aya, 3 ans, récupère à l’hôpital Rafiq Hariri de Beyrouth, au Liban. Elle a été blessée avec tous les membres de sa famille lorsqu’une bombe a frappé le bâtiment où ils résidaient, dans la ville de Bleeds au sud du Liban où ils passaient leurs vacances.

À ce jour, l’accès aux zones les plus touchées demeure problématique, et l’acheminement en urgence de convois et d’approvisionnement vers les régions les plus durement frappées du pays pose des problèmes logistiques.  

Par exemple, la durée du trajet de Beyrouth à Tyr serait en temps normal de deux heures seulement. Il a toutefois fallu jusqu’à deux jours pour que les convois arrivent à destination en raison du chaos et de la destruction. 

L’UNICEF demande un sauf-conduit pour se livrer à ses opérations de secours humanitaire d’urgence dans les zones du Liban qui ont le plus souffert de la guerre, y compris Cana. 

« L’UNICEF a agi en coopération avec d’autres institutions pour tenter d’acheminer un convoi humanitaire vers Cana aujourd’hui même », a dit la Directrice adjointe des opérations d’urgence Mme Afshan Khan.  

L’UNICEF a été nommé institution chef de file pour les question d’eau et d’assainissement dans la région du conflit. 

« L’UNICEF a distribué des fournitures, y compris dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, des trousses familiales contenant des matelas, des couvertures, des seaux et du savon pour aider ceux qui sont sans-abri à la suite des bombardements de Cana », a dit Mme Khan. 

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© Reuters/Bensemra
Un bénévole libanais porte un enfant tué lors d’un bombardement israélien sur la ville de Cana, à 6 kilomètres de la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban.

Que réserve l’avenir ?

Demain, un convoi commun de 30 camions, dont sept de l’UNICEF, se rendra dans les villes de Nakkoura, Rmeich et Tebnine, au sud du Liban.

Ce convoi transportera des approvisionnements d’urgence, dont 40 000 litres d’eau en bouteilles, 110 trousses familiales de traitement de l’eau, des comprimés de purification de l’eau, des médicaments essentiels et des trousses de loisirs.  

Pour préserver la santé des enfants déplacés, l’UNICEF et ses partenaires vont engager une campagne de vaccination contre la rougeole mardi à Beyrouth. Cette campagne de vaccination sera lancée en même temps qu’une distribution de suppléments de vitamine A à l’intention d’un maximum d’enfants vivant dans les abris.  

Cette campagne de vaccination devrait prévenir la propagation de la rougeole parmi les personnes vivant provisoirement dans des bâtiments publics. Ces personnes sont très nombreuses et se leur accès aux services de santé de base est extrêmement limité.  

L’institution travaille également en coopération avec ses partenaires pour procurer un soutien psychologique et une aide aux enfants traumatisés par les graves attaques de dimanche. 

Ce faisant, la situation humanitaire des civils bloqués dans les zones du conflit demeure préoccupante. Ces derniers jours, un nombre croissant d’habitants du sud ont quitté à pied leurs villages pour échapper à la violence. 

« Ces gens », dit Mme Khan, n’ont pas accès à des moyens de transport ou à du carburant ; ils sont extraordinairement vulnérables et risquent de se faire prendre dans des tirs croisés. »


 

 

Vidéo (en anglais)

31 juillet 2006 :
Reportage de la correspondante de l’UNICEF Sabine Dolan sur les tentatives de secours effectuées à Beyrouth et au sud du Liban.
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Vidéo (en anglais)

Executive Director Ann M. Veneman
31 juillet 2006 :
La Directrice générale de l’UNICEF Mme Ann Veneman réagit à l’attaque de dimanche sur la ville de Cana, au sud du Liban.
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