L'UNICEF dans les situations d'urgence

L’UNICEF dans les situations d’urgence

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© UNICEF Chad/2005

L’UNICEF travaille en coopération avec des partenaires locaux et internationaux, notamment les gouvernements, les institutions des Nations Unies et la société civile. Ces partenariats sont essentiels pour garantir la fourniture d’une assistance humanitaire de grande envergure et efficace. Ils permettent également la réalisation d’un ensemble de programmes variés, qui sont nécessaires pour aborder toute la gamme des droits des enfants. Ceci est particulièrement important dans les situations d’urgence, où ces droits sont les plus menacés.

Dans les situations d’urgence, les enfants sont particulièrement exposés aux maladies, à la malnutrition et à la violence. Dans les dix dernières années, les conflits armés ont été la cause directe de la mort de plus de 2 millions d’enfants, et ils ont entraîné des handicaps définitifs ou des blessures graves chez plus de 6 millions d’enfants. On estime que 20 millions d’enfants ont été forcés de s’enfuir de leur foyer, et il y aurait eu plus d’un million d’orphelins ou d’enfants séparés de leur famille. Le nombre d’enfants soldats, impliqués dans plus de 30 conflits dans le monde, s’élèverait à 300 000 – ce sont des garçons et des filles de moins de 18 ans. L’UNICEF se focalise sur ces enfants et leur famille – sur les interventions essentielles, nécessaires à leur protection, afin de sauver des vies et de veiller aux droits de tous les enfants, partout. Le chaos et l’insécurité dont la guerre est responsable menacent ou détruisent l’accès à la nourriture, à un abri, à l’aide sociale et aux soins de santé. Ceci accroît la vulnérabilité dans les communautés, en particulier chez les enfants.

Durant les crises humanitaires, la rougeole, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës, le paludisme et la malnutrition sont les principales causes de décès chez les enfants. Aussi la vaccination d’urgence constitue-t-elle l’une des interventions prioritaires de l’UNICEF, avec les compléments de vitamine A et les centres d’alimentation thérapeutique. L’UNICEF s’efforce également d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en eau potable et d’améliorer les conditions sanitaires des communautés et des personnes déplacées.

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© UNICEF Côte d'Ivoire/2005

Lorsque des enfants se trouvent déracinés par un conflit armé ou par une catastrophe naturelle, ils sont coupés de leur soutien social, familial et scolaire. La perte de scolarisation prive les jeunes de la stabilité et de la sécurité qui jouent un rôle tellement crucial dans leur développement. La réhabilitation des écoles contribue à recréer pour les enfants un environnement protecteur en établissant des repères normaux au sein des communautés menacées par la violence et la guerre, en fournissant aux enfants un lieu leur permettant d’apprendre, de jouer et tout simplement d’être des enfants. Les écoles offrent aux adolescents un lieu pour développer leur potentiel, par exemple en participant aux efforts de consolidation de la paix, ce qui peut contribuer à créer chez eux une estime de soi tout en favorisant la réconciliation de la communauté. Les programmes de Rentrée des classes, soutenus  par UNICEF, aident donc à la cicatrisation des blessures causées par la guerre et la catastrophe, et apportent aux jeunes des outils essentiels qui leur sont nécessaires pour réussir plus tard dans la vie.

La violence sexuelle et sexiste constitue une caractéristique inquiétante qu’on retrouve généralement dans les situations d’urgence. Lors d’un conflit armé, les filles et les femmes sont systématiquement  visées par des campagnes de violences sexuelles, et elles sont en particulier victimes de viol, de mutilation, contraintes de se prostituer ; souvent, elles subissent des grossesses forcées et deviennent des esclaves sexuelles. L’UNICEF s’efforce de protéger les enfants et les femmes contre la violence sexiste et concentre ses efforts sur trois domaines : la prévention; la protection; et le rétablissement allant de pair avec la réinsertion. Un bon nombre de crises humanitaires contraignent les familles au déplacement, les enfants se trouvant séparés de ceux qui prenaient soin d’eux et gravement exposés à la violence, aux sévices, aux enlèvements et à l’exploitation.

Dans les crises humanitaires, une part essentielle de la tâche de l’UNICEF est de veiller à la protection de l’enfant, notamment grâce aux programmes de recherche et de réunion des enfants séparés. L’UNICEF s’efforce également d’empêcher le recrutement d’enfants dans des groupes armés et de permettre à ceux qui ont été enrôlés de bénéficier des programmes de démobilisation.
Les mines antipersonnel et les engins non explosés font souvent obstacle au développement et à la reconstruction après-conflit. Ils empêchent l’accès aux ressources dont on a le plus grand besoin et font courir des risques sérieux aux enfants réfugiés ou déplacés internes, qui fuient le conflit ou rentrent chez eux. L’éducation aux risques représentés par les mines demeure la solution à court terme la plus efficace pour que les enfants et les femmes échappent à ces armes.

Les caractéristiques des situations d’urgence, en particulier la violence et l’exploitation sexuelle, les déplacements et la présence de groupes armés, entraînent une augmentation du risque de transmission du VIH/SIDA. L’UNICEF favorise, pour les communautés affectées, l’accès à l’information et aux soins de base en matière de VIH/SIDA, notamment par des messages éducatifs destinés aux jeunes et par la formation aux soins prodigués à la suite d’un viol et dans le domaine de la santé psychosociale, cette formation étant destinée aux agents sanitaires dans les communautés.

En 2005, le Comité permanent interorganisations (IASC) a convenu d’appliquer une méthode des groupes sectoriels afin d’améliorer la prédictibilité et la qualité de la réponse humanitaire dans un contexte non lié aux réfugiés. L’UNICEF a accepté de diriger au niveau mondial les groupes sectoriels pour la nutrition, l’eau et l’assainissement, les services de données communes et l’éducation, tout en poursuivant un gros travail sur le terrain dans le domaine de la santé et de la protection de l’enfant. Nous pouvons également être appelés au niveau national à diriger d’autres secteurs en raison de notre forte présence sur le terrain. L’UNICEF a travaillé en étroite coopération avec des partenaires pour l’élaboration de rapports de groupe sectoriel et nous allons à présent élaborer conjointement un plan de travail pour la mise en œuvre de la méthode commençant en 2006 avec les nouvelles situations d’urgence. En l’associant aux Principaux engagements en faveur des enfants en situation d’urgence (CCC), l’accord passé sur la direction de groupe sectoriel implique un renforcement notable de notre coordination et de notre capacité d’offrir une assistance humanitaire plus efficace sur le terrain.

Dans toutes nos actions, et particulièrement dans les situations d’urgence, l’UNICEF reconnaît que tous les enfants, partout, ont les mêmes droits. Notre tâche est de veiller à ce que tous ceux qui ont la charge de protéger et de garantir ces droits fournissent tout le soutien exigé.


 

 

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