Haïti - Pays en crise
Aide d'urgence pour les enfants vivant dans des abris
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| © Reuters/Daniel Morel |
| Deux fillettes font la queue pour recevoir de l'eau et de quoi manger aux Gonaïves |
New York, le 23 septembre 2004 - Pour les travailleurs humanitaires, la scène est presque trop dure à décrire.
Plus de 1 000 personnes ont trouvé la mort, un millier d'autres au moins sont portées disparues et il y a des centaines de blessés. Maintenant que les eaux reculent et laissent apparaître des cadavres, on s'attend à ce que ce chiffre augmente. Près de 300 000 personnes sont touchées, dont une moitié d'enfants. L'UNICEF s'efforce de parer au plus pressé dans les abris temporaires où quelque 5 000 enfants vivent à présent.
Des fosses communes parsèment le paysage, on enterre souvent les morts avant d'avoir eu le temps de les identifier ou d'enregistrer leur décès.
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| © Nancy Roc/Radio Metropole |
| Les habitants de Gonaives traversent avec difficulté les rues de la ville couvertes d'eau boueuse. |
Ceux qui ont survécu aux inondations qui ont ravagé la ville des Gonaïves, au nord de Haïti, doivent à présent lutter pour survivre et trouver un abri et de quoi manger. Leur survie même est menacée par le risque très réel d'épidémies dans les zones inondées. L'absence d'eau potable oblige les gens à boire de l'eau contaminée par les animaux en décomposition, les eaux usées et les corps qu'il faut encore retirer. Cette eau sert également pour se laver ou cuire les aliments.
Le manque de sécurité ralentit les opérations de sauvetage. Désespérés et exaspérés, les survivants pillent l'aide humanitaire qui arrive jusqu'à eux, ce qui oblige les agences humanitaires à déployer un surcroît de précautions. La ville des Gonaïves, qui a subi le désastre de plein fouet, est particulièrement peu sûre.
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| © Nancy Roc/Radio Metropole |
| Plus de mille personnes sont décèdes à cause des inondations. |
Chargée des Communications de l'UNICEF, Sylvana Nzirorera constate qu'il faut lancer une véritable course contre la montre pour empêcher l'apparition d'épidémies comme le choléra ou la typhoïde. « C'est un réel sujet d'inquiétude, explique-t-elle, non seulement pour l'UNICEF mais aussi pour les pouvoirs publics et les autres organisations humanitaires. Nous devons aller très vite, pour obtenir des médicaments, mais aussi pour assainir la ville. Et il va être très, très difficile de tout nettoyer, parce que la boue monte très haut. »
L'UNICEF a apporté son aide pour l'installation d'une vingtaine d'abris près des Gonaïves, afin de loger des milliers de personnes. La cathédrale de la ville, ainsi que certaines écoles, sont restées debout et servent également d'abris. Mais beaucoup de ces abris sont pleins de boue, inconfortables et surpeuplés.
A présent, la priorité pour l'UNICEF, qui collabore avec d'autres agences humanitaires, c'est de fournir suffisamment d'eau potable, de nourriture et de médicaments aux personnes vivant dans ces abris. L'agence a déjà envoyé plus de 400 000 sachets de purification de l'eau et des biscuits protéinés pour nourrir et hydrater les femmes et les enfants.
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| © Nancy Roc/Radio Metropole |
| L'UNICEF déclare que la menace de maladie augmente |
L'UNICEF a appris que des enfants ont été séparés de leur famille. « Nous essayons d'aider les enfants, de voir si on peut les identifier et les rendre à leur mère ou à leur famille le plus rapidement possible », explique Sylvana Nzirorera. Une équipe de conseillers psychosociaux s'occupe des enfants vivant dans les abris pour les aider à surmonter le choc qu'ils ont subi en perdant leur maison et, pour beaucoup d'entre eux, leur famille. Mais même au coeur de tant d'horreurs et de destruction, la vie reprend ses droits.
Beaucoup de femmes enceintes ont subi un tel stress qu'elles accouchent prématurément. Une dizaine de bébés naissent chaque jour aux Gonaïves. L'UNICEF a envoyé des trousses de maternité pour assurer des accouchements sans danger et aider à la survie de ces nouveau-nés.
Vidéo (en anglais)
23 septembre 2004: Sylvaner Nzirorera de l'UNICEF dit qu'il y a une menace très réelle d'épidémie en Haïti
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