Haïti – Pays en crise

Introduction

© UNICEF Haiti/HQ95-0659/Toutounji
L’UNICEF est présent en Haïti depuis 1949. Une jeune femme à La Saline, un bidonville de Port-au-Prince, la capitale, en 1995.

Les troubles civils et la violence qui affectent Haïti depuis le début de février menacent la santé et la vie de 1,2 million d’enfants que l’UNICEF considérait déjà comme vulnérables avant même que les combats n’éclatent.

« Les enfants sont toujours ceux qui sont les plus vulnérables dans une situation de conflit », rappelle la Représentante de l’UNICEF en Haïti, Mme Françoise Gruloos. « Et les enfants de Haïti étaient déjà les plus pauvres de l’hémisphère occidental. Nous devons veiller à ce qu’ils soient protégés et ne soient pas oubliés au milieu de la tourmente. »

L’UNICEF demande aux donateurs de se mobiliser pour réunir rapidement les 8,7 millions de dollars nécessaires à une opération d’urgence en Haïti. Ces fonds serviront à financer une aide apportée aux enfants et aux femmes laissés sans recours par l’effondrement des infrastructures civiles. Cette aide comprendra des services obstétriques ; l’installation d’écoles temporaires sous des tentes, la distribution de modules pédagogiques et le lancement de campagnes de vaccination systématiques.

« Nous devons sauver ces enfants maintenant en leur fournissant des vaccins et de l’eau propre », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF Carol Bellamy. « Mais nous devons aussi anticiper sur les six prochains mois et trouver des solutions qui permettront aux jeunes Haïtiens de reprendre leur scolarité, et de garantir aux mères et aux enfants des soins médicaux de base essentiels. »

Fournitures de première nécessité arrive

Les premiers secours d’urgence acheminés par avion sont arrivés à Port-au-Prince, Haïti. Ils comprenaient des fournitures de première nécessité – des médicaments, de l’eau, des équipements d’assainissement et des modules pédagogiques. Cette aide d’urgence, y compris les fournitures médicales de base, devrait suffire pour répondre aux besoins de 30 000 femmes et enfants pendant trois mois.

La situation actuelle rend très difficile le travail des organismes d’aide sur le terrain, du moins pour le moment. Le personnel humanitaire a un accès très limité aux zones dans lesquelles les enfants et les femmes auraient le plus besoin d’une assistance directe. L’UNICEF et d’autres organismes d’aide négocient à l’heure actuelle l’accès aux régions du pays dont l’accès est bloqué par les rebelles.


 

 

 

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