Maldives

Le tsunami offre aux écoles l’occasion de procéder à des changements

Image de l'UNICEF
© UNICEF Maldives/2005/Dan Thomas
Le docteur Reina Michaelson, de l'UNICEF, aide ces écoliers à surmonter le traumatisme du tsunami

Par Dan Thomas

Atoll Raa, Maldives, le 7 juin 2005 - Dans l’île d’Un’goofaaru, une classe de garçons apprend comment un séisme sous-marin à des centaines de kilomètres de là a pu provoquer l’inondation de leurs maisons à l’autre bout de l’océan Indien.

Le docteur Reina Michaelson, consultante de l’UNICEF pour la protection de l’enfance, explique posément aux enfants comment le tsunami du 26 décembre 2004 a provoqué ces vagues extraordinaires qui sont parties des côtes indonésiennes et ont traversé l’océan Indien pour atteindre les Maldives, noyant des îles entières pendant que ces garçons et leurs familles s’entassaient dans des bateaux pour fuir.

Dans la confusion des jours et des mois qui ont suivi  le tsunami, beaucoup d’enfants de cette école ont dû abandonner leur maison, partir dans une autre île, s’installer dans un logement provisoire et s’habituer à une nouvelle école.

« Ils éprouvent des émotions contradictoires et ils pensent qu’ils sont les seuls à ressentir cela », explique le docteur Michaelson, dont la classe s’inscrit dans le cadre d’un programme psychosocial organisé par l’UNICEF et ses partenaires pour aider les enfants à surmonter les traumatismes à long terme provoqués par le tsunami.

« Il est très important qu’ils s’aperçoivent que beaucoup de gens éprouvent la même chose suite à la catastrophe, ajoute-t-elle. Ils ne sont pas les seuls. Ils réagissent de façon tout à fait normale à une situation anormale. »

Image de l'UNICEF
© UNICEF Maldives/2005/Dan Thomas
Farahat Ahmed, 9 ans, apprécie l'atmosphère accueillante de sa nouvelle salle de classe

Ces classes représentent une première étape sur la voie de la guérison. Le docteur Michaelson enseigne le même cours aux filles, en partie parce que les enfants se sentent plus à l’aise au sein d’un groupe du même sexe. Peu d’aspects de la vie aux Maldives ont échappé à la catastrophe, l’enseignement pas plus qu’un autre.

Sur des îles comme Un’goofaaru ou la toute proche Huldhudhuffaru, qui ont accueilli des familles déplacées, le nombre d’écoliers a doublé. Pour les aider à s’habituer à ce changement de vie, l’UNICEF et ses partenaires ont offert leur appui au gouvernement. A proximité de l’école, des logements sont en construction pour les enseignants dont ces établissements ont besoin pour s’agrandir.

Selon Ammey Akhmeema, du Ministère de l’éducation des Maldives, le gouvernement et l’UNICEF ont décidé, pendant cette période de crise, d’accélérer l’introduction de techniques d’enseignement  centrées sur l’enfant que les écoles étaient déjà en train d’adopter peu à peu avant le tsunami.

Des bâtiments abritant des classes plus grandes ont été construits conformément à ces nouvelles méthodes, où les enfants apprennent en groupe au lieu de s’asseoir dans les traditionnelles rangées de pupitres face à l’instituteur. « Ce nouvel environnement est très adapté aux enfants. Nous aidons les enseignants et la direction des écoles à trouver des idées pour intégrer le modèle « écoles amies des enfants » et commencer à le mettre en pratique », explique Ammey Akhmeema.

Pour les aider, on peut compter sur des enseignants chevronnés, comme le docteur Sam Ginsberg, d’Australian Volunteers International, qui s’est rendu dans les Maldives pour aider à former les enseignants aux techniques pédagogiques « amies des enfants ». Selon lui, « un grand bond en avant est possible » grâce à cette entreprise.

Article rédigé avec l’aide de Rob McBride


 

 

Vidéo (en anglais)

7 juin 2005 :
Reportage du correspondant de l’UNICEF Rob McBride sur le programme psychosocial de l’UNICEF aux Maldives et sur l’environnement pédagogique « ami des enfants » mis en place.

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