Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

L’UNICEF s’est engagé dans des interventions à long terme sur la zone du tsunami

Reconstruire en mieux

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© UNICEF/NYHQ2008-1371/Pietrasik
Dans le district d’Ampara, au Sri Lanka, affecté par le tsunami, un ouvrier travaille sur l’un des trois réservoirs du projet Thirkkoeil, entièrement financé par l’UNICEF, qui va fournir de l’eau salubre à 6 000 familles.

Par Jane O’Brien

NEW YORK, États-Unis, 23 décembre 2008 – L’assistance de toute urgence provoquée par le tsunami de l’Océan indien il y a quatre ans touche à sa fin, mais l’UNICEF s’est engagé dans des interventions à long terme qui vont au-delà de la remise en état ou du remplacement de ce qui a été détruit.

Avec la politique de l’UNICEF de « reconstruire en mieux », les besoins de millions d’enfants et de femmes  vulnérables sont satisfaits grâce à des moyens qui n’étaient pas disponibles avant la catastrophe.

C’est ainsi qu’on construit des écoles mieux conçues, répondant à des normes antisismiques, que des centres de soins atteignent maintenant des communautés isolées et marginalisées, et que des zones auparavant inaccessibles disposent de l’eau et de l’assainissement.

Des soins de santé et des soins prodigués aux enfants

Dans le Tamil Nadu, l’une des régions de l’Inde les plus durement frappées, 98 centres de soins de santé primaires ont reçu des équipements essentiels pour les soins donnés aux nouveau-nés – des équipements qui ont amélioré de façon spectaculaire les soins néonatals et qui vont continuer à sauver des vies dans les années qui viennent.

Des centres relevant du Projet intégré pour le développement de l’enfant (Integrated Child Development Scheme - ICDS) ont également été créés dans tout le pays afin d’offrir aux enfants et aux mères des services en matière de nutrition. L’UNICEF fournit à ces centres du mobilier, des ustensiles de cuisine et du matériel pour les jeux.

Ratnasamy Sangeetha est l’une des centaines de bénévoles recrutés après le tsunami pour faire redémarrer les services de soins apportés aux enfants. Son travail relève à présent de l’administration et elle est employée dans un Centre ICDS du district de Cuddalore, dans le Tamil Nadu.

« Je peux constater une amélioration manifeste de l’état nutritionnel des enfants », dit-elle. « Au début, il y avait plusieurs enfants souffrant d’insuffisance pondérale. Au bout d’un certain temps, une bonne partie d’entre eux ont pris du poids. »

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© UNICEF HQ/2008/Pietrasik
Une unité de transport néonatal fournie par l’UNICEF en Inde, dans le Tamil Nadu, affecté par le tsunami, a sauvé 28 nouveau-nés à ce jour, notamment dans des cas d’asphyxie, de convulsions ou d’affections respiratoires.

Les écoles apportent l’espoir

À Banda Aceh, en Indonésie, des centaines d’écoles répondant aux normes antisismiques ont été construites. L’école Peukan Bada est typique en ce qui concerne le respect des normes de sécurité sévères et l’approche « l’école amie des enfants ».

L’ancienne école se situait dans l’une des zones les plus durement sinistrées. Elle a été emportée par le tsunami, et 130 élèves ont perdu la vie.

« Avant que l’UNICEF ne construise ce bâtiment, nous étions dans une école provisoire », dit Sawina, qui est chef d’établissement. « Nous n’avions alors que 50 élèves. Avec tous les avantages de l’école actuelle, nous avons maintenant 141 élèves. C’est notre espoir … notre espoir pour l’avenir. »

Un héritage durable

L’eau et l’assainissement constituent un autre domaine où des améliorations à long terme ont été apportées. K. Rathneswary, qui appartient à la communauté tamoule hindoue du Sri Lanka, est âgée de 50 ans et elle vit au bord de la mer, à Karathivu. Elle a perdu son mari, une fille et son logement dans le tsunami.

Dans les mois qui ont suivi, son problème constant a été de trouver de l’eau salubre pour ses quatre enfants survivants – mais elle dispose à présent d’un puits, foré par l’UNICEF.

« Pour nous tous, c’est un grand avantage », dit-elle. « C’est là que tous nos voisins  puisent leur eau. C’est un nouveau puits, pas comme les vieux puits, contaminés par l’eau du tsunami. »

La plupart des gouvernements des pays affectés par le tsunami organisent une transition afin d’intégrer les programmes provenant de l’aide d’urgence dans les services permanents qu’ils offrent. L’effort de secours fourni est l’occasion de rebâtir en mieux, et ces projets vont rester – un héritage durable et dont vont profiter des millions d’enfants dans les années à venir.


 

 

Vidéo (en anglais)

Décembre 2008 : la correspondante de l’UNICEF, Jane O’Brien, décrit les efforts déployés afin de « reconstruire en mieux » après le tsunami de 2004.
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