Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Indonésie : Reconstruire mieux les écoles

Image de l'UNICEF
© UNICEF video
Les enfants de l’école primaire numéro un de Bandah Aceh suivent leurs classes dans une école provisoire en attendant que leur nouvelle école permanente ait été construite. Le bâtiment de leur école originale a été complètement détruit par le tsunami.

Par Steve Nettleton

BANDA ACEH, Indonésie, décembre 2005 : Les pupitres tremblent, les crayons et les marqueurs tombent par terre. Une sirène sonne et les élèves de l’école primaire numéro un de Bandah Aceh se précipitent vers la sortie la plus proche. Pourtant, on ne lit pas la peur sur les visages de ces enfants. Ils sortent en file indienne et s’asseyent dans la cour alors qu’un d’entre eux chante un appel à la prière. 

Ce n’est pas un vrai tremblement de terre. C’est un exercice d’entraînement aux urgences qui fait partie depuis peu des programmes dans cette école bien placée pour savoir à quel point la nature peut être destructrice.

L’école primaire numéro un et ses 12 salles de classes ont été détruites par le tsunami il y a un an. Seuls 78 élèves, sur les 310 de l’école, ont survécu. Trente-deux sont retournés en classe. Les élèves qui ont survécu ont été intégrés aux effectifs d’une autre école de Banda Aceh.

En juillet, l’école a rouvert ses portes là où elle se trouvait précédemment. Le bâtiment de bois blanc qui la compose est une structure provisoire construite avec l’aide de l’UNICEF. Il hébergera les élèves en attendant la construction d’une nouvelle structure permanente.

Desi Asmaria, élève de troisième année, est une des trois seuls élèves de sa classe à être revenus. Elle dit qu’elle est plus heureuse de se retrouver ici qu’ailleurs en compagnie d’élèves d’une autre école. C’est un sentiment que partagent les enfants et les enseignants.

« Si on se retrouve chez quelqu’un d’autre, on s’expose toujours à des ennuis », dit Nurasiah, enseignante de troisième année. « Nous n’étions pas aussi bien qu’ici. Quand nous avons entendu dire que l’UNICEF allait reconstruire notre école, nous avons été ravis. Advienne que pourra, nous devons bénéficier de nos propres installations à l’endroit original. Nous sommes fiers et très reconnaissants à l’UNICEF d’avoir reconstruit cette école ».     

L’école primaire numéro un fait partie d’un plan ambitieux de l’UNICEF consistant à construire ou à réparer jusqu’à 500 écoles permanentes dans toute la province d’Aceh et le nord de Sumatra. La construction de la première école a commencé en septembre et ce processus se poursuivra pendant au moins trois ans.

Les nouvelles écoles auront des caractéristiques dites « conviviales pour les enfants » : de l’eau bonne à boire, des toilettes séparées pour les garçons et les filles et des accès pour personnes handicapées.

« Ce programme va desservir à peu près 120 000 enfants », dit le chef du bureau de l’UNICEF pour Banda Aceh Edouard Beigbeder. « Je crois que l’occasion nous est offerte de montrer qu’il est possible, après une crise, de reconstruire en mieux avec l’aide des bailleurs de fonds. »

En construisant de meilleures structures et en favorisant ainsi le retour à l’école, l’UNICEF permet aux enfants frappés par le tsunami de voir des jours meilleurs et leur offre pour cela des fondations solides.


 

 

Vidéo (en anglais)

Steve Nettleton de l’UNICEF rend compte des plans en cours à Bandah Aceh pour reconstruire en mieux 

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