Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Inde : eau et assainissement sont les clés du retour à la normale dans les îles Andaman et Nicobar

Image de l'UNICEF
© UNICEF India/2005/Bagla
De nombreux enfants des îles Andaman et Nicobar ont encore pour seules salles de classe les tentes fournies par l’UNICEF.

Par Priyanka Khanna

CAR NICOBAR, Inde, décembre 2005 – Car Nicobar, une île de l’archipel isolé des Andaman et des Nicobar, a été dévastée par le tsunami; 12 mois plus tard, la moitié de l’île est encore submergée. Eau potable et assainissement sont des éléments clés des efforts de reconstruction.

« Nos visites dans les camps de secours ont indiqué que les installations d’adduction d’eau et d’assainissement étaient très insuffisantes dans ces zones », dit Subash Misra, coordinateur des programmes de l’UNICEF pour les îles. « Nous sommes partis de là pour lancer notre programme d’assainissement de l’eau, en commençant par la construction de latrines. »

 Au cours des 12 derniers mois. L’UNICEF a construit 8 500 latrines et fourni des matériaux pour 4 000 de plus.

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L’équipement de collecte des eaux de pluie fourni par l’UNICEF aux îles Andaman et Nicobar où 300 000 personnes ont été victimes du tsunami.

L’eau stagnante et contaminée représente un danger particulier pour les enfants. Les jeunes enfants sont spécialement vulnérables aux affections diarrhéiques qui se répandent rapidement dans des conditions comme celles qui prévalent dans les îles Andaman et Nicobar à la suite du tsunami.

De l’eau potable tombe du ciel pratiquement tous les deux ou trois jours sous forme de pluie – il suffit de la collecter. L’UNICEF a fourni l’équipement nécessaire et enseigne à la population locale comment recueillir et filtrer l’eau de pluie.

Remettre sur pied le système éducatif

Le système éducatif a aussi gravement souffert du tsunami : 110 écoles ont été détruites par les vagues dans les îles Andaman et Nicobar, et un grand nombre d’entre elles sont encore encombrées de débris. De nombreux enfants continuent à aller en classe sous les tentes fournies par l’UNICEF.

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Sur l’île de Car Nicobar, qui reste à moitié submergée un an après le tsunami, un camion de l’UNICEF transporte des réservoirs d’eau.

L’organisation a expédié du matériel scolaire et contribue à former les enseignants pour qu’ils puissent aider les enfants à surmonter le traumatisme de la catastrophe. Les enseignants ont également été formés à de nouvelles méthodes comme l’utilisation des contes, du théâtre, des activités artisanales et de la musique pour rendre l’école plus agréable pour les enfants.

L’UNICEF est la seule organisation humanitaire qui a été autorisée à intervenir dans les 572 îles de l’archipel après le tsunami, et il continue à être le principal partenaire de l’administration locale dans ses efforts pour rétablir une situation normale. Le Commissaire-adjoint de l’île de Car Nicobar, Vivek Porwal, affirme que l’action de l’UNICEF dans les domaines de la santé infantile, de l’éducation et de la promotion d’habitudes hygiéniques est « l’un des éléments les plus positifs du processus de retour à la normale.»

Rachel Bonham Carter a contribué à la rédaction de cet article à partir de New York.

 


 

 

Vidéo (en anglais)

Rachel Bonham Carter, correspondante de l’UNICEF à New York, décrit l’importance des efforts visant à rétablir une vie normale dans les îles Andaman et Nicobar. (Reportage produit en Inde par Priyanka Khanna.)

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