Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Les efforts de redressement après le tsunami : « On est là pour longtemps »

Image de l'UNICEF
© UNICEF/ HQ05-0296/Estey
Indonésie : une fillette devant le poste médical de Darussalam, pour les personnes déplacés par le tsunami à Banda Aceh, capitale de la Province de Aceh. Ce poste reçoit l’aide de l'UNICEF.

Par Chris Niles

NEW YORK, 20 juin 2005 – Six mois après le tsunami qui a ravagé la région de l’océan Indien, l’UNICEF a contribué à une victoire capitale contre les maladies évitables et reste engagé dans un effort de redressement à long terme.

L’UNICEF et son réseau de partenaires ont vacciné environ 1 200 000 enfants contre la rougeole et fourni des compléments de vitamine A à quelque 850 000 autres. On a apporté de l’eau potable à plus d’un million de personnes tout les jours et on a fourni à des centaines de milliers de personnes des installations d’assainissement.

Dans les deux mois qui ont suivi la catastrophe, 750 000 enfants étaient retournés en classe, équipés de fournitures scolaires essentielles. Pour les enfants, le fait de revenir en classe constituait un élément majeur du retour à la normalité après la catastrophe.

Encore plus important : bien qu’on ait craint tout d’abord que des maladies se répandent, il n’y a pas eu de décès d’enfants causé par des maladies évitables qu’on puisse attribuer à la crise engendrée par le raz-de-marée.

Les enfants et les familles touchés par le tsunami peuvent à nouveau faire des rêves d’avenir – un avenir qui n’aurait pas été possible sans la coopération et l’aide des gouvernements, d’autres organisations des Nations Unies et de millions de donateurs individuels généreux du monde entier.

Les besoins de la population

L’UNICEF a mis d’abord l’accent sur l’aide d’urgence et s’est ensuite concentré sur le travail avec les gouvernements et d’autres partenaires locaux en vue de planifier l’effort de redressement à moyen et long terme. Avant d’entreprendre sérieusement la reconstruction, il convient d’aborder des questions telles que les droits fonciers et la réglementation vis-à-vis de la sécurité. En outre la reconstruction doit être faite de manière équitable et durable.

« Le temps est venu à présent de parler aux populations, de leur demander de quoi ils ont besoin, où, et de s’assurer que nous commençons par reconstruire ce qu’elles veulent », a déclaré Dan Toole, le Directeur des opérations d’urgence de l’UNICEF.

Les services de santé et les installations scolaires que le tsunami a détruits sont en train d’être remplacés, et de nouvelles installations sont en cours de construction. L’UNICEF s’est engagé à offrir aux enfants et à leurs familles de meilleures opportunités en faisant en sorte que toutes les installations répondent aux normes modernes.

Maintenir l’élan

L’organisation et ses partenaires vont également profiter de l’effort de secours pour s’attaquer à des questions plus vastes telles que la malnutrition, l’approvisionnement insuffisant en eau salubre et la traite des enfants.

Le tsunami de décembre figure parmi les pires catastrophes naturelles de ces dernières année et la catastrophe a provoqué un formidable élan de solidarité et de générosité dans le monde entier. L’UNICEF a demandé 306 millions de dollars afin de financer ses programmes pour la première année de l’effort de secours. L’organisation a reçu 216 millions de dollars de plus, permettant de garantir que l’effort de redressement ne sera interrompu dans les trois à cinq ans à venir.

« Nous avons maintenu notre élan », a dit Dan Toole. « Nous continuons à travailler. Nous disposons de très bonnes équipes sur le terrain. Elles travaillent dur et savent qu’elles sont là pour longtemps ».


 

 

Vidéo

20 juin 2005 :
La correspondante de l'UNICEF à New York Sabine Dolan, rend compte  des efforts de redressement à la suite du tsunami.

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