Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Sri Lanka : de jeunes médecins bénévoles aident au rétablissement de la population

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Les jeux, sous la direction de jeunes médecins bénévoles, constituent une partie importante du programme de guérison du traumatisme.

Par Feizal Samath

GALLE, Sri Lanka, 21 juin 2005  –Vishara Madushan, douze ans, n’a plus peur de la mer. Le 26 décembre, Vishara s’est enfui de chez lui, dans le Sri Lanka méridional, alors que les eaux engloutissaient tout sur leur passage. Six mois plus tard, un programme de guérison du traumatisme, exécuté par de jeunes médecins bénévoles, l’a aidé à surmonter ses frayeurs persistantes.

Il déclare, à propos des bénévoles, « Ces akkis [soeurs aînées] nous ont aidés à oublier et à prendre un nouveau départ dans la vie. À présent, je me baigne dans la mer au moins une fois par semaine. Je m’y habitue ».

L’UNICEF a financé ce programme dans le but d’aider les enfants à surmonter le traumatisme causé par la catastrophe du tsunami, qui a fait plus de 30 000 victimes au Sri Lanka. Conçu à l’origine pour fonctionner seulement 3 mois, le programme a été renouvelé et élargi, afin de répondre aux besoins de toutes les populations.

Les besoins de la population

Deepani Jasinghe, 28 ans, est l’une des médecins bénévoles. Alors qu’elle traverse à pied le village de Medawatte dans le district méridional de Galle, un vieillard s’approche et désigne un fossé engorgé et implore « S’il vous plaît, mademoiselle, pouvez-vous faire nettoyer cette tranchée malodorante ? ”

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Dr. Mahindadasa avec un survivant du tsunami

Deepani sourit et promet d’en informer les autorités locales. « Ils nous font part de tous leurs problèmes », dit-elle.

Sarah Graham, une des responsables de la protection de l’enfant à l’UNICEF, indique que le programme, élaboré par une université du sud du Sri Lanka, a eu pour objectif d’aider les enfants à surmonter leur traumatisme en dirigeant des activités ludiques, de la danse, des jeux et des chants. Mais les besoins changent rapidement au Sri Lanka.

« Les enfants se sont montrés très résistants. Il nous faut maintenant tenir compte des besoins de la famille, afin que la famille puisse contribuer à créer à la maison un environnement permettant aux enfants d’être à nouveau des enfants », explique-t-elle.

Liens affectifs

Esha Mahindadasa est une autre médecin travaillant bénévolement pour ce programme. Elle a saisi l’occasion d’apporter son aide en repérant une affiche dans son université, située à une bonne distance de là, dans le centre du Sri Lanka.

« On faisait appel à des volontaires pour fournir de l’aide, et cela cadrait avec mon besoin d’aider la population de mon village », dit cette médecin récemment diplômée, qui a un fils de huit mois.

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Des familles affectées par le tsunami visitent un centre d’assistance.

« Ici, la plus grave question, c’est qu’un logement définitif est nécessaire à ceux qui ont souffert du tsunami. Sans une maison qui soit la leur, ils sont extrêmement instables. Il y a un abus effréné de drogue et d’alcool et nous essayons de traiter également ces questions ».

Le 1er juin, Esha et Deepani ont commencé à travailler comme assistantes dans le service de chirurgie de l’université du sud, sans toutefois mettre un terme à leur travail de bénévoles.

Deepani a décrit la visite que lui ont rendue un groupe de villageois touchés par le tsunami, venus avec leurs enfants durant les fêtes traditionnelles du Nouvel an sinhala et tamil en avril. Ils avaient acheté des sucreries et d’autres plats en témoignage de leur gratitude. Deepani est décidée à poursuivre, le week-end, son travail auprès de la population. « Nous sommes très proches et je ne peux pas tout simplement les laisser tomber ».

« Nous sommes très satisfaits des progrès réalisés dans le cadre de ce programme », déclare Sarah Graham, de l’UNICEF. « Nous avons des gens issus de la population, qui sont en mesure d’appréhender les questions et de résoudre les problèmes. Ces bénévoles ne sont pas des conseillers – ils sont là pour identifier les questions qui se posent et dans ce sens nous obtenons un certain succès ».


 

 

Vidéo

14 juin 2005 :
Sabine Dolan, correspondante de l’UNICEF New York, évoque le travail des jeunes médecins auprès des survivants du tsunami

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