Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Le partenariat UNICEF/ECHO contre le raz-de-marée continue à sauver des vies au Sri Lanka

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© UNICEF Sri Lanka/2005/Dan Thomas
Nagiah Kavitha remplit son bidon avec de l’eau potable dans le camp de secours d’urgence de Bandarawatte, près de Galle

Par Feizal Samath

GALLE, Sri Lanka, 6 mai 2005  – Nagiah Kavitha, une mère de trois enfants, remplit patiemment son bidon d’eau potable à une grande citerne noire, fournie par l’UNICEF, avec un financement d’ECHO, le Bureau d’aide humanitaire de la Commission européenne.

Quatre mois après la destruction de son logement par le raz-de-marée, Kavitha vit encore sous une tente dans le camp de secours d’urgence de Bandarawatte, aux environs de Galle, dans le sud du Sri Lanka. L’eau potable et propre fournie chaque jour dans le camp par des citernes, constitue une véritable bouée de sauvetage pour Kavitha et ses voisins.

« J’utilise de l’eau pour tous les travaux », dit-elle. « Le lavage, la cuisine, le ménage, et pour d’autres choses.  L’eau est pour moi une nécessité ».

Les livraisons quotidiennes d’eau potable ont permis en bonne partie de rouvrir rapidement des écoles et des centres de soins, et ils sont restés ouverts grâce à ces livraisons. Dans les camps de secours d’urgence, les installations sanitaires et les latrines rendent la vie un peu plus supportable.

Cristiano Mandra, le responsable du bureau Asie méridionale d’ECHO, a expliqué que son organisme et l’UNICEF étaient bien placés pour réagir face à la catastrophe dans la mesure où ils avaient déjà travaillé ensemble sur divers projets au Sri Lanka avant que le raz-de-marée ne frappe.

Peu après le raz-de-marée catastrophique du 26 décembre, ECHO a envoyé une équipe afin d’évaluer l’étendue des destructions et le niveau de financement nécessaire.

« Nous avons été en mesure de mobiliser des fonds très, très rapidement», a-t-il dit. «Nous avions une très grande expérience et l’UNICEF connaît bien ce type de travail. Les partenariats entre l’UNICEF et ECHO ont toujours donné d’excellents résultats », a-t-il ajouté.

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Un camion citerne, dont ECHO, le Japon et l’UNICEF ont assuré le financement, livre de l’eau potable dans une école du district de Galle.

Aujourd’hui, alors que la région se remet de la plus grande catastrophe naturelle en Asie, qui a causé la mort de plus de 30 000 personnes dans le seul Sri Lanka, les survivants voient leur situation s’améliorer, grâce à l’aide apportée par ECHO, le Gouvernement japonais et l’UNICEF.

Deux camions-citernes blancs, qui parcourent chaque jour les rues et remplissent de petites citernes d’eau dans les camps de secours, les centres scolaires, les hôpitaux et les habitations, constituent un signe bien visible de l’aide, dans cette ville côtière du sud.

Dans l’école Mahadampa, les enfants s’attroupent autour de la citerne d’eau, avalant goulûment  l’eau au robinet, peu après que le camion eut approvisionné la citerne de l’école. Grâce aux financements fournis par le Japon et ECHO, l’UNICEF a aidé le Bureau de l’eau du Sri Lanka à réparer les conduites d’eau, à nettoyer les puits et à approvisionner en eau potable.

Dans le district de Galle, différents organismes ont donné chacun plusieurs citernes d’eau, d’une capacité de 1 000 litres. Ces citernes constituent la principale ressource non seulement pour l’eau potable, mais aussi pour celle permettant de laver la vaisselle et de faire sa toilette. Les résidents disent qu’il est dur de se laver avec l’eau de la nappe phréatique qui est saumâtre, car le sel qu’elle contient  brûle les yeux.

Sanjay Wijesekera, conseiller pour l’eau et l'assainissement de l’UNICEF au Nigéria, affecté provisoirement au bureau de l’UICEF à Galle, a indiqué que presque toutes les conduites d’eau endommagées avaient été réparées.

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Un jeune garçon boit de l’eau potable provenant d'une citerne offerte par ECHO

Kalugala A De Silva, un grand-père de 74 ans, dit combien l’eau est d’une importance cruciale. «Avant le tsunanmi, notre eau venait de tuyaux reliés à des puits et d’un service de distribution d’eau  irrégulier relevant du Bureau de l’eau. Mais à présent la nappe phréatique a été contaminée par de l’eau de mer et il n’y a plus d’eau acheminée par tuyaux », dit-il, en criant à une femme qui a laissé couler le robinet d’une citerne installée près du bord de la route « Ne gaspillez pas ! ». « Nous dépendons de l’approvisionnement en eau ».

« À Galle, l’UNICEF a pris la tête de la coordination entre les agences travaillant sur le terrain pour les questions d’eau et d’assainissement. Tous les tuyaux ont été endommagés et recouverts de détritus. Les puits ont été contaminés », a déclaré le Dr Harishchandra Yakandawala, coordinateur de l’UNICEF pour le district Galle sud, où se trouve Ambalangoda.

« Les citernes et les camions-citernes constituent pour les résidents une source importante d’approvisionnement en eau », a-t-il dit, en ajoutant que cet approvisionnement serait fortement amélioré dans le cadre d’un nouveau programme triennal. Dans les parties gravement sinistrées du pays, nombreux étaient ceux à disposer d’un accès limité à des services de base tels que l’eau potable, l’eau et un assainissement convenable, même avant que le raz-de-marée ne frappe. L’UNICEF a également créé un Service Eau et assainissement dans le Bureau de Colombo et a élaboré un Plan d’action de plusieurs millions de dollars pour l’approvisionnement en eau, l’assainissement et la promotion de l’hygiène.

Depuis que le raz-de- marée est survenu, l’UNICEF a utilisé les fonds d’ECHO, du Japon et d’autres donateurs à la fourniture d’un total de 16 camions-citernes et de 285 citernes d’eau, de 100 000 bouteilles d’eau, de 50 tonnes de produits chimiques pour le traitement de l’eau et de 25 000 trousses pour la purification de l’eau. En outre, des milliers de plaques pour les utilisateurs de latrines ont été mises à disposition ; six systèmes de vidange des rigoles qui ont joué un rôle essentiel dans l’élimination des déjections d’origine humaine et 60 pompes pour le nettoyage des puits ont été distribuées. L’UNICEF a aussi apporté son soutien à la construction de plus de 1 000 toilettes provisoires dans les camps, les écoles et les logements collectifs, et d’installations sanitaires dans le nord et l’est du pays.


 

 

Vidéo (en anglais)

Mars 2005 :
Le correspondant de l’UNICEF, Rob McBride, donne un compte rendu sur l’approvisionnement en eau potable des familles du Sri Lanka

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