Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

90 jours après le raz-de-marée : l’UNICEF a pour objectif de « rebâtir en mieux »

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© UNICEF/HQ05-0023/Holmes
Fariza Nadia, est devant la tente qu’elle partage avec sa famille dans un camp pour les personnes déplacées par le tsunami à Banda Aceh

NEW YORK, 21 mars 2005 – Quatre-vingt-dix jours après le tsunami dans la région de l’océan Indien – causant la pire catastrophe naturelle qu’on ait connue en une génération – la phase des secours d’urgence est achevée pour l’UNICEF, qui a commencé à préparer et à encourager une restauration à long terme.

L’organisation a pour stratégie de « rebâtir en mieux », en aidant à la construction d’écoles et d’installations sanitaires modernes dans les pays victimes de la catastrophe.

« Rebâtir en mieux correspond à l’idée selon laquelle une catastrophe est un événement terrible, mais aussi une opportunité » a déclaré le directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, Dan Toole.

Selon des estimations officielles, le tremblement de terre et le tsunami de décembre ont causé la mort de 280 000 personnes. En Inde, en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande, aux Maldives, en Malaisie, au Myanmar et en Somalie, les côtes ont été dévastées. Les habitations, les écoles, les ponts et les routes ont été emportés. Les vies et les moyens d’existence de millions de gens ont été affectés. Il y a encore des milliers de disparus et le nombre de ceux qui ont dû quitter leur logement dépasse 1,2 million. L’UNICEF estime que plus d’un tiers des victimes sont des enfants.

« Une incroyable générosité »

L’immense élan de solidarité mondiale a été à la hauteur de l’énormité de la catastrophe.

L’UNICEF a demandé aux donateurs internationaux 144,5 millions de dollars afin de fournir une aide humanitaire d’urgence. Pendant la première phase de l’opération la moitie des fonds récoltés a permis de répondre aux besoins urgents des survivants en eau, en logement et en soins de santé. Ils ont également servi à ramener les enfants en classe et à protéger ceux qui avaient perdu leurs parents.

« Ceci montre l’incroyable générosité de la communauté internationale. Il ne s’agit pas seulement d’un pays et de sa population. Cette générosité s’est manifestée dans le monde entier, de la Malaisie à Oslo et San Francisco. Les gens ont donné de l’argent, dépensé de l’énergie, envoyé des lettres et fourni un soutien. Nous n’avions jamais vu auparavant une telle mobilisation », a dit M. Toole.

Les résultats obtenus

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Des filles de 8ème année suivent un cours de sciences sociales dans une salle de classe provisoire de la Al-Arham Vidyalaya School, dans l'est du Sri Lanka. Le tsunami a complètement détruit les bâtiments de cette école.

Les secours ont eu notamment pour résultat d’empêcher la traite des enfants, dans une situation de chaos et de vulnérabilité extrêmes pour des milliers d’enfants.

« Nous avons empêché, par la persuasion, la traite d’un très grand nombre d’enfants. Nous avons lancé un SOS dès les premiers jours. Nous n’avons pas constaté de traite. Nous n’avons pas vu beaucoup de demandes d’adoption internationales douteuses. Nous avons vu les gouvernements renforcer leur réglementation afin de contrôler certaines de ces pratiques. Cela signifie que nous avons empêché des problèmes », a déclaré M. Toole.

Grâce à l’intervention menée lors des 90 premiers jours, on a obtenu un autre résultat, la reconnaissance que l’éducation est un moyen important de protéger les enfants du danger et de les aider à reprendre une vie normale aussi vite que possible.

« Pendant dix ans, nous avons lutté pour que l’éducation soit considérée comme une riposte d’urgence. Après le tsunami, l’éducation a bénéficié d’une égale attention depuis les tout premiers jours, c’est une belle réussite », a constaté  M. Toole.

Un gigantesque effort de rétablissement

Alors que la phase qui suit immédiatement la catastrophe se termine, l’UNICEF a commencé, en étroite collaboration avec les gouvernements de la région, à préparer le moyen et le long terme. Ceci signifie qu’il faut saisir l’occasion d’offrir de meilleures écoles et de meilleures installations sanitaires, et de travailler à l’amélioration des perspectives d’avenir des enfants.

Pour les services sanitaires, M. Toole a dit qu’il s’agissait de s’orienter vers des centres de soins décentralisés :  « Le petit centre de soins au niveau communautaire est très peu coûteux, et il répond aux besoins immédiats de la communauté ».

Alors que l’attention de la communauté internationale se détourne petit à petit de la région touchée par le raz de marée, l’UNICEF va s’efforcer de faire respecter les engagements pris et développer de nouvelles possibilités. L’UNICEF va particulièrement suivre l’appui fourni au rétablissement à long terme des enfants victimes de traumatisme. « Nous envisageons un gigantesque effort de rétablissement », a indiqué M Toole. « Cela va être très long ».


 

 

Vidéo

22 mars 2005:
Ce qu'a fait l'UNICEF pendant les 90 jours depuis le raz-de-marée.

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 [PDF en anglais]

Les enfants et le Tsunami, un an après - un projet de document de l'UNICEF
[PDF - en anglais]

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