Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Banda Aceh menacée par les maladies

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonesia/2005/Nettleton
Une mère lave sa petite fille dans un camp de secours d’urgence de Banda Aceh

BANDA ACEH, Indonésie, 19 janvier 2005 – Dans les camps de secours de Banda Aceh, les conditions d’hygiène se sont détériorées depuis que la région a été frappée par le tsunami fin décembre. Les agents de l’UNICEF présents dans la ville indiquent que cette situation a créé un terrain favorable aux maladies d’origine hydrique telles que la diarrhée et le choléra, qui sont en mesure de se répandre rapidement et d’être fatales aux enfants.

Manuel Freitas, un des responsables de l’eau et de l’assainissement à l’UNICEF, a procédé à l’examen des systèmes de latrines et d’eau des camps de fortune surpeuplés situés dans la ville. Un bon nombre des personnes déplacées, qui sont plus de 100 000, vivent encore dans les mosquées, les écoles et les lieux publics où ils ont trouvé refuge initialement.

À Banda Aceh, une grande partie des canalisations d’eau a été détruite là où vivaient auparavant environ 230 000 personnes. Les organisations humanitaires signalent que le système assure seulement 30 pour cent de l’approvisionnement en eau.

La situation est particulièrement critique dans certains camps d’urgence, où des milliers de familles déplacées sont concentrées sur des surfaces réduites, jonchées d’ordures et où manquent les lieux d’aisance. Les fortes pluies récentes ont favorisé la multiplication des moustiques et on fait état de plusieurs cas de paludisme.

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Plusieurs camps, où vivent des familles sans abri, souffrent de mauvaises conditions d’hygiène

L’UNICEF coordonne les efforts d’aide en matière d’eau et d’assainissement entrepris par la communauté internationale et fournit une assistance pour la construction de latrines, la distribution de trousses d’hygiène et l’installation d’unités de traitement d’eau.

« Il faut dans une première phase répondre aux besoins d’urgence constatés dans les camps provisoires, mais,  alors que la population commence à s’installer dans des structures plus durables, nous devrons, dans les tout prochains mois, faire en sorte que ces structures disposent d’eau et d’assainissement adaptés aux besoins », déclare Manuel Freitas.

Par ailleurs, le tsunami a fait beaucoup de victimes dans le personnel des services publics de Banda Aceh. Le Ministère des travaux publics, qui gère les installations d’assainissement de la ville, est seulement en train de réintégrer ses locaux. Comme bon nombre de bureaux de l’administration, ils étaient situés dans une partie de la ville gravement touchée. Le rez-de-chaussée d’un immeuble de deux étages, bâti il y a douze ans, était auparavant un bureau pour 200 personnes. Il a été complètement inondé, et les ordinateurs, les dossiers et les données ont été détruits.

L’UNICEF, en tant que partenaire au rôle capital, travaille étroitement avec le Ministère provincial, afin qu’il redevienne parfaitement opérationnel. Durant les mois nécessaires pour y parvenir, l’UNICEF et ses partenaires vont travailler pour fournir une aide provisoire et à moyen terme qui va assurer un meilleur assainissement et limiter la propagation des maladies.


 

 

Vidéo (en anglais)

19 janvier 2005 : depuis Banda Aceh, Steve Nettleton rend compte du travail de l’UNICEF en vue d’améliorer les conditions d’assainissement et de prévenir la propagation des maladies

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