Catastrophe du Raz-de-marée - Pays en crise

Histoires vécues

Des centres pour enfants aident ceux qui sont séparés de leurs parents à les retrouver

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonesia/2005
Putri Mulyanis, 7 ans, a été réuni avec sa famille dans un centre pour enfants qui reçoit l'aide de l'UNICEF

BANDA ACEH (Indonésie), 18 janvier 2005 – Pour la première fois depuis fin décembre, Putri Mulyanis, 7 ans, se retrouve au sein de sa famille, après avoir passé plusieurs semaines sans même savoir si ses parents et ses frères et sœurs étaient encore en vie.

Putri s’est trouvée séparée d’eux lorsque le tsunami a anéanti leur village proche de Banda Aceh.  Des étrangers compatissants l’ont hébergée.

Son père, Amirudin, l’a cherchée pendant trois semaines dans des camps de secours d’urgence, jusqu’à ce qu’il apprenne que sa fille avait été enregistrée dans un centre pour enfants des alentours, qui bénéficiait du soutien de l’UNICEF. Des bénévoles l’ont conduit dans la famille, qui avait pris Putri en charge. Putri l’a reconnu immédiatement.

L’UNICEF accorde la priorité à l’identification des enfants que le tsunami a séparés de leurs parents, de telle sorte qu’ils puissent être réunis dès que possible aux membres de leur famille ayant survécu.

L’un des centres pour enfants a été installé près d’une grande chaîne de télévision, où vivent plus de 100 000 personnes déplacées. Amirudin Mulyanis et sa famille sont restés dans cette zone pendant qu’ils recherchaient leur fille ; c’est dans ce centre qu’ils se sont retrouvés avec Putri.

L’UNICEF a aidé à la création des centres pour enfants en coopération avec une organisation non gouvernementale locale, Pusaka Indonesia. Des bénévoles dressent des tentes près de la chaîne et travaillent en équipe pour s’occuper des enfants 24 heures sur 24. Tous les bénévoles de ces centres ont été formés au soutien psychologique et à l’identification des enfants.

Image de l'UNICEF
© UNICEF Indonesia/2005
Des enfants dans un centre qui reçoit l'aide de l'UNICEF

Afin de favoriser un plus grand nombre de ces retrouvailles familiales, l’UNICEF travaille à la mise en place d’un système plus élargi, permettant de retrouver les enfants disparus. Dans le but d’aider plus efficacement au partage de l’information sur les enfants séparés, tous les partenaires se sont mis d’accord sur une méthode standard d’identification de ces enfants et une base de données centrale est maintenant en cours de création au Département du bien-être social.

Le tsunami a causé la mort d’une très forte proportion d’enfants. En effet, ceux-ci représentent 39 pour cent de la population totale des huit pays les plus touchés et, en outre, ils étaient physiquement moins aptes à échapper à la montée des eaux ou à résister à la force de l’eau et/ou des débris épars. Un millier d’autres parents se sont rendus dans le centre pour enfants, près de la chaîne de télévision, espérant retrouver eux aussi leurs enfants. Ils sont repartis déçus dans leur très grande majorité. Néanmoins, des enfants tels que Putri ont retrouvé leur famille essentiellement grâce à ces centres.

L’action en faveur des enfants isolés constitue une priorité pour l’UNICEF. « Nous devons identifier très rapidement les enfants et nous assurer que les dispositions actuelles pour prendre soin d’eux, là où ils se trouvent, sont les mieux adaptées » a dit Amanda Melville, responsable de la protection de l’enfant à l’UNICEF.

Dans des centres comme celui où se trouve Putri avec sa famille, les enfants viennent jouer chaque matin. L’UNICEF a fourni des ballons de football, des jeux, des crayons et des albums à colorier, en vue de fournir un exutoire à leurs tensions.

« Il est important que nous les aidions par des jeux structurés à s’accorder avec leur nouvel environnement et à reprendre confiance en l’avenir », a déclaré Mme Melville.


 

 

Vidéo (en anglais)

18 janvier 2005 : Steve Nettleton, de l’UNICEF, effectue un reportage depuis un centre pour enfants ouvert près de Banda Aceh.

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