Afghanistan - Pays en crise

Rentrée des classes pour les jeunes Afghans

Image de l'UNICEF
© UNICEF HQ01-0496/Noorani
Une enseignante fait la lecture aux enfants dans une école primaire.

 Dans les langues d’Afghanistan, on l’appelle Sabak, c’est-à-dire le fait de recommencer à apprendre. L’UNICEF l’appelle la « Rentrée des classes ».

Quel que soit le terme utilisé, l’Afghanistan s’est lancé dans une vaste campagne d’inscription des enfants à l’école avant le début de l’année scolaire, pour faire en sorte que les écoles, les classes, les enseignants et le matériel soient prêts en temps voulu.

Le 21 mars, jour du Nouvel An afghan, le pays a célébré le début d’une nouvelle année scolaire. Le 23 mars, l’hiver tirant doucement à sa fin, les écoles du pays ont ouvert officiellement. L’objectif était d’aider 1,78 million d’enfants à retourner à l’école. Les premiers résultats ont dépassé toutes les espérances : selon certaines indications, trois fois plus d’enfants seraient retournés à l’école.

L’UNICEF et le Ministère de l’éducation de l’Afghanistan s’efforcent maintenant de fournir plus de matériel pédagogique et d’accélérer la distribution des cahiers et autres articles scolaires pour répondre à ces nouveaux besoins. Pour le trimestre de septembre, 5 000 “Ecoles en boîte” seront données pour équiper 400 000 étudiants et leurs enseignants.

L’UNICEF occupe une place importante dans la campagne « Rentrée des classes » que mènent le gouvernement et le peuple afghans. Son rôle principal est d’assurer la livraison de matériel scolaire à plus d’un million d’enfants (manuels, cahiers, crayons etc.) et de fournir à leurs enseignants des tableaux noirs, du matériel pédagogique et une formation au nouveau programme scolaire mis au point par les autorités responsables de l’enseignement avec l’aide de l’institution des Nations Unies. Il y aura également des tentes qui serviront provisoirement de salles de classe. L’UNICEF a fourni des centaines de grandes tentes, ainsi que des toilettes mobiles, afin que les filles comme les garçons puissent avoir une école accueillante où ils se sentiront chez eux.

L’UNICEF collabore également avec la BBC pour mettre au point une série de messages radiodiffusés dans les langues locales afin d’inciter les parents à inscrire leurs enfants à l’école et leur fournir les informations nécessaires concernant les nouveaux établissements. Les radios locales afghanes diffusent également ces messages.

De nombreux Afghans ont hâte de reprendre le chemin de l’école. Dans les villes et villages de Herat à Kaboul, les écoles à domicile qui avaient permis à certains enfants, garçons et filles, de suivre des cours en secret sous le régime taliban, sont restées ouvertes pendant les mois d’hiver. Beaucoup de bâtiments scolaires, longtemps vides et silencieux, débordent d’enfants avides d’apprendre avec l’aide d’une poignée d’enseignants décidés à faire leur métier en dépit de conditions difficiles.

Le tout nouveau Ministère de l’Education essaye, avec l’appui de l’UNICEF et d’autres partenaires, de répondre aux demandes d’aide qui lui parviennent. L’UNICEF a fourni du matériel scolaire et pédagogique à des centaines de ces écoles à domicile, afin de donner à des enfants qui n’étaient plus scolarisés depuis des années la possibilité de se rattraper.

Assurer, le 23 mars, la rentrée des classes pour plus d’un million et demi d’enfants était tâche bien plus lourde. Le nouveau gouvernement souhaitait en faire un événement national, un puissant symbole de sa confiance en l’avenir.

La reconstruction des bâtiments scolaires ne représente pas la plus grosse dépense pour le moment. Tout endroit sans danger peut servir de lieu d’apprentissage à court terme. Mais il faut trouver des enseignants, les former et les payer. Il faut imprimer des manuels, commander et distribuer les fournitures scolaires. Ce sont des défis logistiques énormes pour un pays qui a un mauvais réseau routier, une infrastructure en piètre état, aux terrains jonchés de mines antipersonnel et où tant de vies ont été gâchées.

Mais nombreux sont ceux qui sont résolus à triompher de ces obstacles et l’UNICEF fait son possible pour les aider. Nombre d’institutions de l’ONU, notamment le PNUD, l’UNESCO, le PAM et le BCAH ainsi qu’une série d’organisations non gouvernementales internationales ou nationales appuient également le ministère de l’Education pour que cette campagne réussisse.


     

     

    Recherche