RD Congo - Pays en crise

L'UNICEF en action

Image de l'UNICEF
© EU photo via UN

Réaction immédiate

L’UNICEF a réagi à la crise en 48 heures. Pour aider les civils de la région piégés par les combats, l’UNICEF a expédié du matériel par avion dont plus de 10 tonnes de trousses médicales (avec des médicaments de première nécessité), des citernes d’eau, du matériel de perfusion, des tentes, des bâches en plastique, des sels de réhydratation orale (pour soigner la diarrhée), des jerrycans et des produits de purification de l’eau.

Après avoir aidé à la construction d’un centre d’urgences pour soigner les blessés, ainsi que de centres de nutrition thérapeutique pour distribuer du lait et des sels de réhydratation orale aux enfants souffrant de malnutrition, l’UNICEF a continué ses expéditions par voie aérienne de biscuits à haute teneur en protéines ainsi que de bâches en plastique pour les personnes déplacées.

De plus, l’agence a installé d’énormes citernes en caoutchouc pouvant desservir 40 000 personnes et a participé à la construction de latrines et à la réfection du système d’alimentation en eau de Bunia. Il a également envoyé un spécialiste de la protection de l’enfance pour commencer à recenser les enfants séparés de leurs parents pendant les combats et aider à la réunification des familles. Plus récemment, l’UNICEF a mis sur pied un centre de soins contre le choléra afin de parer à l’éventualité d’une nouvelle épidémie semblable à celle que le pays a connue en septembre 2002.

Il reste beaucoup à faire

Ces mesures ont permis de sauver des milliers d’enfants, mais il reste encore beaucoup à faire. Selon des rapports récents, des groupes armés continueraient à obliger des milliers d’enfants de République démocratique du Congo à se battre et à commettre des atrocités. Certains ont à peine 10 ans. Selon certaines informations, un tiers des enfants du pays aurait été obligé de prendre les armes. Au même moment, des rapports commencent à faire état de viols, mutilations et meurtres dont seraient victimes des centaines de femmes et de filles dans la province d’Ituri.

Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF, a exhorté les parties au conflit à mettre fin aux attaques dirigées contre les civils, le recrutement d’enfants et la destruction des écoles et installations sanitaires. Elle estime que les agences humanitaires devraient avoir pleinement accès aux populations vulnérables.

L’un des meilleurs moyens d’aider les enfants confrontés à ces violences brutales et à une peur constante, c’est de les faire retourner en classe. L’école offre un semblant de routine aux enfants (et aux parents), et constitue un havre de paix pendant la journée. C’est particulièrement vrai pour les filles qui courent un risque accru d’agression sexuelle en période de conflit

En juin, l’UNICEF a contribué à la réouverture des écoles de Bunia et de Beni, permettant à un millier d’enfants d’école primaire de passer leurs examens de fin d’année. Il fournit à présent du matériel pour que les établissements scolaires puissent rester ouverts.

L’UNICEF ne pourra continuer sans le financement nécessaire pour intervenir dans cette crise humanitaire largement ignorée.


 

 

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